CommuniquĂ© de presse n° : 2007/465/AFR  Contacts Ă Washington : Beldina Auma-Owuor (202) 458 7307 baumaowuor@worldbank.org Ă Accra : Kofi Tsikata (233-21) 229681 ktsikata@worldbank.org  WASHINGTON, le 21 juin 2007 â Le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a dĂ©battu aujourdâhui de son nouveau programme dâaction pour le Ghana, soit 1,3 milliard de dollars pour de nouvelles opĂ©rations sâinscrivant dans le cadre de la stratĂ©gie conjointe de coopĂ©ration avec le Ghana (G-JAS), Ă laquelle seize partenaires ont adhĂ©rĂ©. Le programme aidera le Ghana Ă exĂ©cuter sa stratĂ©gie de croissance et de rĂ©duction de la pauvretĂ© (SCRP II) pour lui permettre dâatteindre le statut de pays Ă revenu intermĂ©diaire et veiller Ă ce que les bĂ©nĂ©fices de la croissance soient rĂ©partis.  Le Conseil a Ă©galement approuvĂ© deux projets : un Projet de transport urbain financĂ© par un crĂ©dit de 45 millions de dollars de lâIDA et par un don de 7 millions de dollars du Fonds pour lâenvironnement mondial (FEM), et un Projet dâapprovisionnement en eau et dâassainissement des petites villes financĂ© par un autre crĂ©dit de lâIDA, dâun montant de 10 millions de dollars.  Programme de la Banque mondiale au Ghana - 2007-2010  Dans le cadre de la derniĂšre StratĂ©gie dâassistance au pays, le Ghana a dĂ©passĂ© ses deux objectifs prioritaires et relevĂ© son PIB, dont le niveau moyen est passĂ© de 5 % environ au cours des vingt derniĂšres annĂ©es Ă 6 % entre 2004 et 2006. Selon le rapport de lâenquĂȘte sur le niveau de vie du Ghana (GLSS â Ghana Living Standard Survey) rĂ©cemment publiĂ© par le Service statistique ghanĂ©en, les indicateurs de pauvretĂ© affichent Ă©galement une amĂ©lioration remarquable : ils sont passĂ©s de 51,7 % en 1991 Ă 39,5 % en 1998 et Ă 28,5 % en 2005-06, ce qui place le Ghana en tĂȘte des nations africaines puisquâil devient ainsi le premier pays Ă rĂ©aliser (avant le dĂ©lai fixĂ©) lâOMD consistant Ă diminuer la pauvretĂ© de moitiĂ© dâici Ă 2015.  Les trois objectifs globaux du programme de la Banque mondiale au Ghana consistent Ă Â : i) maintenir un rythme de croissance Ă©conomique de 6 % par an au minimum ; ii) dĂ©passer lâobjectif du MillĂ©naire pour le dĂ©veloppement consistant Ă rĂ©duire la pauvretĂ© de moitiĂ© en ramenant le taux de celle-ci Ă 26 % ; et iii) commencer Ă rĂ©sorber les inĂ©galitĂ©s.  Le programme de la Banque mondiale a Ă©tĂ© soumis au Conseil, de mĂȘme que la stratĂ©gie conjointe de coopĂ©ration avec le Ghana, qui vise Ă amplifier les efforts du pays et de ses partenaires au dĂ©veloppement en vue dâadopter un mode de coopĂ©ration plus uniforme et efficace pour mettre en Ćuvre la StratĂ©gie de croissance et de rĂ©duction de la pauvretĂ© (GPRSâII) et obtenir des rĂ©sultats encore plus probants. Au total, seize partenaires ont prĂ©parĂ© et signĂ© la G-JAS, qui reprĂ©sente 95 % des dĂ©caissements au titre de lâaide. Durant la pĂ©riode dâexĂ©cution (4 ans) de la G-JAS (2007-10), les partenaires au dĂ©veloppement devraient apporter quelque 5,7 milliards de dollars dâaide au Ghana, le gouvernement ghanĂ©en prĂ©voyant pour sa part de fournir Ă peu prĂšs le mĂȘme montant pour financer des programmes de dĂ©veloppement prioritaires au cours des trois premiĂšres annĂ©es. Ces informations Ă©taient contenues dans un communiquĂ© publiĂ© Ă lâissue de la 14e rĂ©union du groupe consultatif pour le Ghana, qui sâest dĂ©roulĂ©e Ă Accra il y a deux jours.  Sâadressant aux participants aux rĂ©unions, Mats Karlsson, Directeur-pays pour le Ghana Ă la Banque mondiale,a dĂ©clarĂ© : « Nous savons que la croissance Ă©conomique â obtenue grĂące au travail de nombreux agriculteurs, femmes, hommes et enfants, grĂące Ă lâinvestissement et aux efforts des hommes dâaffaires et des travailleurs des secteurs de lâindustrie et des services, structurĂ©s et traditionnels, grĂące Ă la conjonction de lâinitiative privĂ©e et de la responsabilitĂ© publique â a permis Ă un million de personnes de sortir de la pauvretĂ© entre 1999 et 2006. MalgrĂ© la croissance dĂ©mographique soutenue, le nombre de personnes vivant au dessous du seuil de pauvretĂ© diminue au Ghana au rythme rapide dâenviron 150 000 personnes par an. Le Ghana a toutes les chances dâĂȘtre le premier des pays concernĂ©s Ă rĂ©aliser lâobjectif du MillĂ©naire pour le dĂ©veloppement consistant Ă diminuer de moitiĂ© le niveau de pauvretĂ© enregistrĂ© en 1990 dĂšs lâan prochain, en 2008. Câest une rĂ©ussite remarquable. »  Plusieurs handicaps font cependant encore obstacle Ă la croissance ultĂ©rieure du pays. La mĂ©diocritĂ© des infrastructures, notamment dans le secteur de lâĂ©nergie et de lâeau, de mĂȘme que la masse salariale du secteur public, constituent deux des principaux Ă©cueils.  Selon le ministre ghanĂ©en des Finances et de la Planification Ă©conomique, M. Kwadwo Baah-Wiredu, « le gouvernement prend actuellement des mesures dĂ©cisives en vue de combler les lacunes de lâinfrastructure dans le secteur de lâĂ©nergie, en augmentant lâinvestissement dans ce secteur et en investissant dans une infrastructure susceptible de doper la croissance afin dâamĂ©liorer les incitations au dĂ©veloppement du secteur privĂ© et de lui faire une place dans une Ă©conomie de marchĂ© concurrentielle. »  Le Projet de transport urbain amĂ©liorera la mobilitĂ© dans les zones rĂ©gies par les assemblĂ©es mĂ©tropolitaines, municipales et de district participantes par la conjugaison dâune rĂ©gulation technique de la circulation, dâamĂ©liorations en matiĂšre de gestion, de rĂ©glementation du secteur des transports publics et de mise en Ćuvre dâun rĂ©seau mĂ©tropolitain express dâautobus. Il concourra Ă diminuer les flux de vĂ©hicules de transport public aux heures de pointe et Ă mieux utiliser le rĂ©seau viaire, favorisera une Ă©volution vers des modes de transport urbain plus viables au plan Ă©cologique, et encouragera la baisse des Ă©missions de gaz Ă effet de serre (GES) liĂ©s aux transports tout au long du corridor pilote du rĂ©seau express dâautobus (REA) Ă Accra.  Des opĂ©rations financĂ©es par le FEM viendront complĂ©ter les financements de la Banque mondiale et favoriseront la rĂ©duction des Ă©missions de GES du secteur des transports urbains par le biais dâinvestissements directs dans le REA et par la suppression des obstacles existant Ă lâĂ©chelon local et national afin de promouvoir et de mettre en Ćuvre des systĂšmes de transport urbain plus viables et efficients.  LâAgence française de dĂ©veloppement (AFD) apportera un concours Ă©quivalent Ă 20 millions de dollars pour financer les activitĂ©s du projet, le gouvernement ghanĂ©en sâĂ©tant engagĂ© de son cĂŽtĂ© Ă y participer Ă hauteur de18 millions de dollars.  Le Projet dâapprovisionnement en eau et dâassainissement des petites villes constitue la seconde phase du programme dâalimentation en eau et dâassainissement communautaire qui vise Ă amĂ©liorer lâaccĂšs aux services de distribution dâeau et dâassainissement des petites villes dans six rĂ©gions, Ă fournir Ă 500 000 personnes une infrastructure dâalimentation en eau, et Ă 50 000 personnes des installations sanitaires.  Le crĂ©dit supplĂ©mentaire qui vient dâĂȘtre approuvĂ© permettra de mener Ă terme les opĂ©rations initialement prĂ©vues dans le cadre du projet compte tenu des dĂ©passements imprĂ©vus des coĂ»ts dus Ă des coĂ»ts unitaires supĂ©rieurs. Cette augmentation tient au nombre plus Ă©levĂ© que prĂ©vu des villes Ă faible population. Le financement complĂ©mentaire proposĂ© amplifiera ainsi les effets bĂ©nĂ©fiques sur le plan du dĂ©veloppement et la viabilitĂ© de la seconde et derniĂšre phase de ce prĂȘt-programme Ă©volutif pour lâalimentation en eau et lâassainissement communautaire.  Les progrĂšs et les rĂ©alisations du projet original ont Ă©tĂ© constamment satisfaisants. Le projet a Ă©tĂ© un moteur puissant de la dĂ©centralisation des services dans ce sous-secteur, et a obtenu de bons rĂ©sultats. Ă ce jour, 300 000 habitants environ de 30 petites villes ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de la fourniture dâune nouvelle infrastructure dâalimentation en eau et du renforcement des capacitĂ©s pour en assurer durablement lâexploitation et la maintenance. Â
|