Info-presse en ligne
Ressources pour les journalistes accrédités
Accès membres / Devenir membre

Le secteur de la santé ghanéen reçoit une aide de 40 millions de dollars

Le Conseil de la Banque mondiale approuve deux nouveaux projets visant à renforcer le régime national d’assurance-maladie, à intensifier la lutte contre le paludisme et à améliorer la nutrition et le taux de survie des enfants
Disponible en: English

Communiqué de presse n° : 2008/002/AFR

 

Contacts
À Washington : Beldina Auma-Owuor (202) 458 7307
baumaowuor@worldbank.org

À Accra : Kofi Tsikata  (233-21) 229681

ktsikata@worldbank.org

 

WASHINGTON, le 3 juillet 2007 — Le gouvernement et le peuple ghanéens vont bénéficier de deux nouveaux projets dans le secteur de la santé après l’accord donné ce jour par le Conseil de la Banque mondiale à une aide d’un montant total de 40 millions de dollars. Ces projets sont les suivants :

 

i. Projet d’assurance-maladie –15 millions de dollars
ii. Projet de nutrition et de lutte anti-paludique pour la survie des enfants — 25 millions de dollars.

 

Le Ghana a connu une croissance économique soutenue ces dernières années. Selon le rapport de l’enquête sur le niveau de vie du Ghana (GLSS — Ghana Living Standard Survey) récemment publié par le Service statistique ghanéen, les indicateurs de pauvreté affichent également une amélioration remarquable puisqu’ils sont passés de 51,7% en 1991 à 39,5% en 1998 et à 28,5% en 2005-06. Ces chiffres placent le Ghana en tête des pays africains puisqu’il devient ainsi la première nation à réaliser (avant le délai fixé) l’OMD consistant à diminuer la pauvreté de moitié d’ici à 2015.

 

Cette situation favorable n’a cependant pas eu des retombées de même ampleur dans tous les domaines du développement humain, l’état de santé et la nutrition des enfants demeurant en retrait. Malgré l’amélioration globale du secteur de la santé au cours des vingt dernières années, tirée en partie par l’instauration du régime national d’assurance-maladie, beaucoup reste à faire avant qu’un satisfecit puisse être décerné au pays à cet égard. Des huit OMD, ceux associés à la santé se révèlent les plus difficiles à atteindre.

 

C’est en considération de ces éléments que le gouvernement ghanéen a inscrit dans sa stratégie de croissance et de réduction de la pauvreté (GPRSII) et dans sa nouvelle Politique de santé (2006) plusieurs mesures essentielles visant à améliorer la santé au niveau national. Les partenaires au développement sont prêts et disposés à appuyer les efforts du Ghana en ce sens. En effet, l’approche sectorielle adoptée par le pays et ses partenaires au développement pour harmoniser et organiser l’aide au secteur au cours de la décennie écoulée est jugée constituer une pratique optimale mondiale. 

 

L’assistance apportée par la Banque mondiale au secteur de la santé ghanéen au travers de sa filiale responsable des financements concessionnels, l’Association internationale de développement (IDA), a augmenté ces dix dernières années, et plus de 160 millions de dollars ont déjà été décaissés pour divers projets associés à la santé, y compris un projet de lutte contre le VIH/SIDA.

 

Selon Evelyn Awittor, spécialiste du secteur de la santé au bureau de la Banque mondiale responsable du Ghana, « ces deux projets revêtent un caractère stratégique pour la réalisation des objectifs de la Politique de santé (2006) nationale. Nous espérons que tout sera mis en œuvre pour les exécuter sans retard de manière à améliorer la situation, surtout en ce qui concerne la santé des enfants. » 

 

Projet d’assurance-maladie

 

En 2003, le Parlement ghanéen a approuvé la loi n° 650 sur l’assurance-maladie et, en 2005, le régime national d’assurance-maladie (NHIS) a été officiellement instauré. L’assurance-maladie s’inscrivait dans le cadre d’une action plus large destinée à améliorer l’accès des pauvres aux soins de santé et à améliorer la viabilité financière du système de santé. Le NHIS visait en particulier à supprimer le système de participation aux frais (« ticket modérateur ») qui limitait l’accès des plus démunis aux services de santé. Cette participation aurait favorisé la stagnation récente des principaux indicateurs de santé.

 

Le projet d’assurance-maladie aura pour bénéficiaires : i) le Conseil national d’assurance-maladie, qui disposera de procédures améliorées pour assurer la supervision du régime national d’assurance-maladie et, partant, exercera un contrôle plus rigoureux sur ses finances ; ii) les régimes mutuels d’assurance-maladie au niveau des districts, qui bénéficieront de mécanismes simplifiés d’administration à l’échelon local ; iii) le réseau prestataire, notamment les institutions compétentes relevant du Ministère de la santé, d’autres organismes quasi-publics et les prestataires privés, qui disposeront de mécanismes administratifs et de gestion financière perfectionnés pour améliorer leurs résultats de gestion ; et iv) l’Institut ghanéen de gestion et d’administration publique, le Centre Kofi Annan pour les technologies de l’information et d’autres centres qui assureront la formation de cadres de direction et des formations en gestion et en technologies de l’information.

 

Nutrition et lutte contre le paludisme pour améliorer la survie infantile

 

Malgré les progrès enregistrés sur le front de la pauvreté et de la sécurité alimentaire, le nombre de pauvres ayant diminué de 7% depuis 1997, il est également avéré que le pourcentage de personnes ne mangeant pas à leur faim est passé de 37% en 1991 à 18% en 1996, et à 11% en 2003. Qui plus est, les résultats enregistrés dans des domaines tels que la mortalité infantile (61 décès pour mille naissances en 1998, 65 en 2003 et 71 en 2006) et la mortalité des enfants de moins de cinq ans (110 pour 1000 naissances vivantes en 1998, 2003 et 2006) sont également stationnaires depuis la fin des années 90.

 

Le projet a pour principaux objectifs : i) de développer, dans certains districts, le recours aux services de santé et de nutrition de proximité pour les enfants de moins de deux ans et les femmes enceintes : ii) de renforcer la capacité institutionnelle des institutions compétentes à dispenser des services à tous les niveaux ; iii) de créer une demande pour des services choisis de santé et de nutrition et d’en élargir la prestation à l’échelon des communautés ; et iv) de promouvoir l’utilisation des moustiquaires imprégnées d’insecticide aux fins de prévention du paludisme.

 

Le Projet donnera priorité aux opérations dont les liens avec la survie de l’enfant sont connus, comme la nutrition et la prévention du paludisme, et à l’amplification des stratégies de communication et de mobilisation des communautés de manière à consolider les capacités nécessaires à la prestation de services de santé et nutrition de base à l’échelon des communautés. 

 

Mats Karlsson, Directeur-pays pour le Ghana à la Banque mondiale remarque : « Il est regrettable que des maladies qu’il est possible de prévenir et de traiter soient encore à l’origine de décès infantiles : le paludisme (26%), la pneumonie (18%), la diarrhée (18%) et des infections néonatales (38%). Il y aurait beaucoup à dire sur les pratiques des populations en matière d’hygiène et d’assainissement de l’environnement mais, dans tous les cas, le comportement inacceptable des adultes ne saurait justifier que l’on mette la vie des enfants en danger. Alors, mettons nos préjugés de côté et sauvons des vies, tirons profit du régime national d’assurance-maladie et faisons du Ghana un pays heureux et en bonne santé, pour notre bénéfice à tous et pour celui des générations à venir ».

 


Liens utiles

Une nouvelle étude montre que la mise à niveau des infrastructures en Afrique exigera un apport supplémentaire de 31 milliards de dollars et d'énormes gains d'efficacité
Déclaration de Robert Zoellick, Président du Groupe de la Banque mondiale, au sujet de la disparition de Robert McNamara
Au moins 15 milliards de dollars supplémentaires pour faire face à la crise financière en Afrique



Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/CHEN8U9JE0