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Recouvrement des avoirs volés - Fiche descriptive

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  • La circulation transfrontalière du produit tiré, à l’échelle mondiale, d’activités criminelles, d’actes de corruption et de la fraude fiscale représenterait selon les estimations entre 1 000 et 1 600 milliards de dollars par an.
  • La corruption fait perdre chaque année 25 % de leur PIB aux États africains, soit 148 milliards de dollars, mais le problème concerne tous les continents.
  • Selon des estimations prudentes, le montant des pots-de-vin perçus par des fonctionnaires de pays en développement et d’économies en transition se situerait entre 20 et 40 milliards de dollars par an—soit l’équivalent de 20 à 40 % des apports d’aide publique au développement (APD).

(Voir le document intitulé «Stolen Asset Recovery Initiative: Challenges, Opportunities, and Action Plan», p. 11)

 

Avantages du recouvrement des avoirs au plan du développement (voir p. 11)

Le recouvrement de 100 millions de dollars permettrait de financer :

  • le traitement en première intention, pendant une année complète, de plus de 600 000 personnes vivant avec le VIH/SIDA ; ou
  • entre 50 et 100 millions de traitements antipaludéens à base d’artémisinine (ACT) ; ou
  • l’approvisionnement en eau sous conduite de quelque 250 000 ménages.

Exemples nationaux :

 

  • En janvier 2004, après 18 ans de péripéties, les Philippines ont pu rapatrier 624 millions de dollars détenus par Ferdinand Marcos sur des comptes bancaires suisses.
  • Entre août 2001 et 2004, le Pérou a recouvré presque plus de 180 millions de dollars volés par Vladimiro Montesinos auprès de plusieurs juridictions, en particulier la Suisse, les Îles Caïman et les États-Unis.
  • Entre septembre 2005 et le début de 2006, le Nigéria a recouvré 505 millions de dollars au titre d’avoirs de Sani Abacha gelés et confisqués par les autorités suisses.
  • En juillet 2006, les autorités britanniques ont restitué 1,9 million de dollars de gains prétendument perçus de manière illicite par Diepreye Alamieyeseigha, gouverneur de l’État nigérian de Bayelsa, riche en pétrole.
  • En mai 2007, un accord conclu entre les autorités des États-Unis, de la Suisse et du Kazakhstan a permis le rapatriement de 84 millions de dollars.
  • Certes, comme on l’a vu récemment, le processus engagé par le Nigéria et le Pérou a abouti au bout de cinq ans en moyenne. Il n’en reste pas moins que le recouvrement d’avoirs est une entreprise de longue haleine, qui exige des efforts parfois difficiles à maintenir durablement et de façon crédible, ce qui peut fortement décourager les politiques de s’atteler à la tâche.

Ratification de la Convention des Nations Unies contre la corruption (voir page 15)

 

  • La moitié des pays du G-8 ont ratifié la Convention des Nations Unies contre la corruption. L’Allemagne, le Canada, l’Italie et le Japon ne l’ont pas ratifiée.
  • La moitié des pays membres de l’OCDE ont ratifié la Convention.
  • Sur les 54 juridictions classées comme centres financiers offshore par le FMI, 13 ont ratifié la Convention.

Voir le Communiqué de presse




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