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La Banque mondiale renforce son appui aux services d’approvisionnement en eau et d’assainissement, qui sont dĂ©terminants pour la croissance et le dĂ©veloppement humain au Mozambique

La Banque mondiale approuve un financement supplĂ©mentaire de 15 millions de dollars en faveur du secteur de l’eau au Mozambique
Disponible en: English, PortuguĂȘs

Contacts

Á Washington : John Donaldson (202) 473 1367

jdonaldson@worldbank.org

Au Mozambique : Rafael SaĂște (258-21) 482324

rsaute@worldbank.org

 

WASHINGTON, le 11 septembre 2007 – Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvĂ© ce jour l’octroi par l’Association internationale de dĂ©veloppement (IDA) d’un crĂ©dit* de 15 millions de dollars Ă  l’appui du Projet de soutien opĂ©rationnel et institutionnel au secteur de l’eau du Mozambique.

 

Ce projet vise Ă  amĂ©liorer l’approvisionnement en eau des villes de Beira, Quelimane, Nampula et Pemba, et Ă  mettre en place un cadre institutionnel et rĂ©glementaire pour la gestion de l’eau dans les agglomĂ©rations et les localitĂ©s de plus petite taille. Un don de 15 millions de dollars du Fonds catalyseur de croissance pour l’Afrique (ACGF**), qui a Ă©tĂ© approuvĂ© le 8 aoĂ»t 2007, soutient Ă©galement ces objectifs de dĂ©veloppement.

 

Le projet s’appuie sur la longue expĂ©rience de la Banque mondiale dans ce secteur, et plus particuliĂšrement sur le DeuxiĂšme projet national de valorisation des ressources en eau (NWDP II), y compris le crĂ©dit supplĂ©mentaire Ă  l’appui de cette opĂ©ration, reprĂ©sentant un montant total de 90 millions de dollars. L’objectif visĂ© est de mettre en place des infrastructures matĂ©rielles et institutionnelles qui permettent de renforcer les capacitĂ©s de gestion et de production d’eau du pays.

 

« Compte tenu de son impact sur la santĂ©, l’éducation, la paritĂ© hommes-femmes et la productivitĂ©, l’accĂšs Ă  l’eau est un dĂ©terminant important du bien-ĂȘtre gĂ©nĂ©ral des populations. Ce projet permettra en particulier d'Ă©tendre les rĂ©seaux de distribution dans les zones pĂ©riurbaines oĂč vit la majeure partie des populations Ă  faible revenu et oĂč les risques de maladies hydriques sont beaucoup  plus Ă©levĂ©s » a dĂ©clarĂ© Jane Walker, chef d’équipe du projet Ă  la Banque mondiale. 

 

Le Projet de soutien opĂ©rationnel et institutionnel au secteur de l’eau comprend trois composantes, Ă  savoir :

 

Composante 1 : Investissement et soutien permanent dans les villes de Beira, Quelimane, Nampula et Cabo-Delgado. Dans le cadre de cette composante, un rĂ©seau couvrant une zone de 370 kmÂČ sera amĂ©nagĂ©, et 10 000 nouveaux raccordements effectuĂ©s. Cet investissement bĂ©nĂ©ficiera de ceux rĂ©alisĂ©s antĂ©rieurement dans le cadre du projet NWDP II, et il sera gĂ©rĂ© par le Fonds d’investissement et de gestion des Ă©quipements dans le secteur de l’eau (FIPAG).

 

Composante 2 : Renforcement des capacitĂ©s et apport d’un soutien institutionnel et opĂ©rationnel Ă  la Direction nationale de l’eau (DNA). Cette composante aidera la DNA : 1) à crĂ©er une Cellule de gestion des Ă©quipements (AMU), qui s’occupera de gĂ©rer, planifier et contrĂŽler la rĂ©alisation des investissements et de collaborer avec des prestataires extĂ©rieurs dans les agglomĂ©rations et les localitĂ©s de plus petite taille. Cette cellule sera conçue de maniĂšre Ă  ce que ses activitĂ©s soient Ă©troitement liĂ©es aux investissements financĂ©s dans le cadre du projet Millennium Challenge Corporation des États-Unis, et elle sera mise en place Ă  titre expĂ©rimental dans quatre provinces du nord du pays (Zambezia, Cabo Delgado, Niassa et Nampula) ; et 2) à mettre en Ɠuvre la politique sectorielle en contribuant Ă  l’élaboration d’un mĂ©canisme d'application Ă  l’échelon du sous-secteur rural (SWAP). Ce mĂ©canisme a) fournira des ressources qui viendront complĂ©ter l’initiative lancĂ©e par les bailleurs de fonds et conduite par la DNA qui vise Ă  Ă©laborer une stratĂ©gie en vue de l'amĂ©nagement Ă  grande Ă©chelle de systĂšmes d’approvisionnement en eau, sous conduite ou non, suivant un modĂšle de participation communautaire tirĂ© par la demande ; et b) complĂ©tera, au besoin, les mesures dĂ©jĂ  prises pour attĂ©nuer l’impact du VIH/SIDA parmi les agents de la Direction nationale de l'eau. Cette composante sera coordonnĂ©e par la DNA.

 

Composante 3 : Renforcement des capacitĂ©s et apport d’un soutien institutionnel et opĂ©rationnel Ă  la Commission de rĂ©gulation de l’eau (CRA). Cette composante a pour objectif : a) de fournir des ressources pour complĂ©ter l’action de la CRA, qui s’efforce de plus en plus d’étendre les dispositifs de rĂ©glementation et de contrĂŽle aux agglomĂ©rations et localitĂ©s de plus petite taille ; et b) d’apporter un appui constant Ă  la CRA sous forme de soutien opĂ©rationnel, de renforcement des capacitĂ©s et d’assistance technique. Cette composante est gĂ©rĂ©e par la Commission de rĂ©gulation de l‘eau.

 

*Le crĂ©dit est assorti des conditions habituelles de l’Association internationale de dĂ©veloppement (IDA), Ă  savoir une commission d’engagement de 0,10 % par an, une commission de service de 0,75 % par an (sur le montant non dĂ©caissĂ© du crĂ©dit), et une Ă©chĂ©ance de 40 ans, dont un diffĂ©rĂ© d’amortissement de 10 ans.

**Créé par la Banque mondiale en fĂ©vrier 2006, l’ACGF est un fonds fiduciaire alimentĂ© par plusieurs donateurs, qui a vocation Ă  complĂ©ter les programmes de dĂ©veloppement en cours de l’Association internationale de dĂ©veloppement (IDA) en dĂ©bloquant rapidement des ressources destinĂ©es Ă  financer des programmes nationaux. Ces programmes sont sĂ©lectionnĂ©s sur la base de critĂšres prĂ©cis, l’objectif Ă©tant de s’attaquer aux contraintes spĂ©cifiques qui empĂȘchent le pays concernĂ© de rĂ©aliser son potentiel de croissance partagĂ©e. L’ACGF rĂ©sulte aussi de l’engagement pris par les bailleurs de fonds internationaux d’accroĂźtre l’aide en faveur du dĂ©veloppement de l’Afrique.

  

 


Pour en savoir plus, veuillez consulter le site des Projets.

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