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Le Groupe de la Banque mondiale fait savoir qu’il consacrera 3,5 milliards de dollars aux pays les plus pauvres

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WASHINGTON, 27 septembre 2007 – Le Groupe de la Banque mondiale veut réserver 3,5 milliards de dollars de son revenu à des dons et crédits pour les pays les plus pauvres du monde dans le cadre de la quinzième reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement (IDA). Ce chiffre record représente plus du double des 1,5 milliards de dollars annoncés par le Groupe de la Banque mondiale en 2005 pour IDA-14.

 

« En augmentant de plus de 100 % sa contribution à l’IDA, le Groupe de la Banque mondiale joint le geste à la parole » a déclaré Robert B. Zoellick, Président du Groupe de la Banque mondiale. « Cela devrait nous aider à passer à la vitesse supérieure au moment où nous engageons vivement les pays donateurs à affirmer leur volonté d’aider davantage les 81 pays les plus pauvres, surtout en Afrique, en se fixant un objectif ambitieux de reconstitution des ressources pour IDA-15. L’Afrique du Sud, par exemple, a déjà annoncé qu’elle augmenterait de plus de 30 % sa contribution à l’IDA. »

 

Robert Zoellick a ensuite remercié les Conseils du Groupe de la Banque mondiale. « En unissant leurs efforts, nos 24 Administrateurs, représentant 185 pays, se sont mis d’accord sur un plan de financement important qui fera progresser le Groupe de la Banque mondiale à l’approche de notre assemblée annuelle. »

 

Pour la première fois, le montant promis à l’IDA est aussi financé en grande partie par le revenu de la Société financière internationale (IFC), une institution affiliée au Groupe de la Banque mondiale qui encourage le développement du secteur privé par ses investissements et ses services de conseil.  Il est prévu que l’IFC et la Banque pour la reconstruction et le développement (BIRD), une autre institution affiliée au Groupe de la Banque mondiale, contribuent chacune pour moitié à ces 3,5 milliards de dollars. L’action de l’IDA dépend des revenus annuels de la BIRD et de l’IFC, dont la répartition est arrêtée chaque année par les Administrateurs respectifs de ces institutions.

 

Le Groupe de la Banque mondiale renforcera aussi les liens entre l’IFC et l’IDA en élargissant la stratégie de croissance de l'IFC, pour accroître les investissements dans le secteur privé des pays en développement.

 

« L’IDA et l’IFC peuvent investir ensemble pour accompagner des partenariats public-privé dans le domaine des infrastructures, surtout dans les secteurs de l’énergie, de l’eau, de l’agriculture, du transport et des télécommunications », a ajouté Robert Zoellick. « Ces investissements peuvent être particulièrement utiles pour promouvoir l’intégration régionale. »

 

Les Administrateurs de la Banque mondiale ont pris une autre mesure importante aujourd’hui. Ils ont approuvé une simplification et une réduction du tarif des prêts qui s’applique aux 79 pays à faible revenu solvables, ou à revenu intermédiaire, clients et actionnaires de la BIRD. Cette réduction, la plus forte des neuf dernières années, ramène la tarification des prêts aux niveaux en vigueur avant l’augmentation de 1998.

 

« Le Groupe de la Banque mondiale veut être un bien meilleur partenaire pour nos pays clients à revenu intermédiaire, et c’est là l’une des mesures que nous entendons prendre pour honorer nos engagements » a déclaré Robert Zoellick.

 

Le Président de la Banque mondiale a ajouté que la réduction du tarif des prêts et les transferts à l’IDA montrent qu’il est nécessaire de mobiliser la puissance financière de l’ensemble du Groupe pour vaincre la pauvreté et promouvoir une croissance durable qui profite à tous. « Nous ne ménageons aucun effort pour tirer le meilleur parti de la position financière solide du Groupe de la Banque mondiale et pour satisfaire aux besoins de nos pays partenaires. Ces décisions témoignent de notre soutien actif tant à l’IDA, première source de financements accordés par des donateurs pour beaucoup de pays pauvres, qu’à nos pays partenaires à revenu intermédiaire, qui ont demandé à la BIRD de mieux répondre à leurs besoins. Elles montrent aussi combien nous sommes déterminés à développer l’IFC et à tirer parti de ses compétences et ressources pour promouvoir encore plus efficacement le secteur privé dans les pays pouvant emprunter à l’IDA. »

 

Complément d’information

 

La simplification et la réduction tarifaires honorent un engagement pris en septembre 2006 à l’Assemblée annuelle de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international, à Singapour. Répondant à la demande de ses pays emprunteurs, la direction de la Banque avait promis de revoir la tarification des prêts que la BIRD accorde aux pays pour financer des projets, notamment dans le secteur social et dans celui des infrastructures, auxquels les capitaux privés font généralement défaut.

 

Cette mesure permet d’éliminer un barème des charges financières qui, avec six paramètres pour déterminer le prix d’un prêt, était parmi les plus compliqués des banques multilatérales de développement.  Le dispositif a été remplacé par une modeste commission d’ouverture et une plus faible marge d’intérêt.  Le tarif des principaux instruments de prêt à spread variable et fixe de la BIRD a également été réduit d’environ un quart de point. Le tarif exact des prêts de la BIRD étant déterminé par le coût de financement de l’institution, il peut varier.


La négociation d’IDA-15 a démarré en mars et devrait se terminer en décembre. Sur les 81 pays pouvant prétendre aux financements de l’IDA, 39 sont situés en Afrique, où le nombre de pauvres a doublé au cours des 20 dernières années. Les entretiens sur la reconstitution des ressources de l’Association sont les premiers depuis le Sommet du G8, en 2005, à Gleneagles, là où les dirigeants politiques du monde entier ont promis de doubler le montant de l’aide à l’Afrique subsaharienne entre 2004 et 2010, et d’annuler la dette des pays les plus pauvres. Ces promesses font suite à celles faites en 2002 à la réunion de Monterrey, lors de laquelle les participants s’étaient engagés à fournir une aide supplémentaire pour aider les pays en développement à atteindre les Objectifs de développement pour le millénaire d’ici 2015.

 




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