Une délégation Pygmée de la République démocratique du Congo se rend à la Banque mondiale

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Personnes Ă  contacter :
À Washington : Sarwat Hussain (202.473.5690) shussain@worldbank.org
À Kinshasa : Louise Mekonda Engulu (243)09 98 30 29 14 lengulu@worldbank.org

WASHINGTON, 21 octobre 2007 – Lors des AssemblĂ©es annuelles de la Banque mondiale et du FMI, une dĂ©lĂ©gation pygmĂ©e de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo (RDC) s’est entretenue avec des reprĂ©sentants de la direction gĂ©nĂ©rale du Groupe de la Banque mondiale, dont Mme Obiageli Ezekwesili, Vice-prĂ©sidente pour l’Afrique, et     Mme Kathy Sierra, Vice-prĂ©sidente pour le dĂ©veloppement durable.  Le prĂ©sident du Groupe de la Banque mondiale, M. Robert B. Zoellick, a Ă©galement rĂ©pondu Ă  une question d’un membre de la dĂ©lĂ©gation lors d’un forum pour les organisations de la sociĂ©tĂ© civile, et a rencontrĂ© la dĂ©lĂ©gation de façon informelle aprĂšs la rĂ©union.

 

La dĂ©lĂ©gation s’est entretenue de l’état d’avancement de la rĂ©forme en cours dans le secteur forestier en RDC et de la façon dont le Banque mondiale pourrait resserrer sa collaboration avec les populations locales, et protĂ©ger les droits et le mode de vie des habitants qui vivent de la forĂȘt, dont les PygmĂ©es.

 

Ces rencontres se sont dĂ©roulĂ©es sur fond d’inquiĂ©tude, certains groupes de PygmĂ©es s’étant dĂ©clarĂ©s inquiets des menaces que l’exploitation forestiĂšre et la remise en Ă©tat des infrastructures pouvaient faire peser sur la forĂȘt tropicale humide qui abrite leur demeure et est source de revenus, de nourriture, de combustible et de plantes mĂ©dicinales. Les forĂȘts tropicales humides rĂ©pondent aussi aux besoins culturels et spirituels des peuples des forĂȘts tout en assurant des services Ă©cologiques de portĂ©e mondiale tels que la fixation du CO2, un gaz Ă  effet de serre.

 

Mme Ezekwesili a assurĂ© la dĂ©lĂ©gation que la Banque mondiale souhaitait renforcer son partenariat avec les peuples autochtones en travaillant de façon constructive Ă  la recherche de solutions avec les autoritĂ©s nationales et les collectivitĂ©s locales. La Banque mondiale s’attache Ă  associer les populations autochtones aux principaux mĂ©canismes de dĂ©cision et aux programmes de proximitĂ©, en faisant appel Ă  toute la gamme de ses instruments et politiques de dĂ©veloppement social. Elle aide les pouvoirs publics et d’autres acteurs Ă  amĂ©liorer les conditions de vie des plus dĂ©munis et des plus dĂ©favorisĂ©s, tels que les PygmĂ©es, et reconnaĂźt la nĂ©cessitĂ© d’un solide processus de consultation de ces catĂ©gories de personnes.

Pygmies at the World Bank

La Vice-présidente de la Banque mondiale pour la région Afrique, Obiageli Ezekwesili (au centre) avec Adrien Sinafasi (à gauche) et Adolphine Muley (à droite), les représentants des Pygmées.

 

Ce dialogue constructif visait Ă  renforcer la coopĂ©ration sur le terrain. Dans un premier temps, le Banque mondiale organisera une rĂ©union en RDC pour poursuivre l’examen des questions en suspens et se mettre d’accord sur les mesures Ă  prendre. L’ordre du jour sera conçu pour associer et consulter les reprĂ©sentants des groupes de PygmĂ©es et tirer parti de leur point de vue sur les moyens d’amĂ©liorer la mise en Ɠuvre de la rĂ©forme du secteur forestier. Mme Ezekwesili a demandĂ© Ă  la dĂ©lĂ©gation de remettre Ă  la Banque mondiale une liste des groupes de PygmĂ©es Ă  inviter Ă  cette rĂ©union.

 

La dĂ©lĂ©gation Ă©tait composĂ©e de trois membres, Mme Adolphine Muley, de l’Union pour l’émancipation de la femme autochtone, M. Adrien Sinafasi, de DignitĂ© PygmĂ©e, et M. Jean de Dieu Wasso, d’Africapacity/Rainforest Foundation, RDC.  La dĂ©lĂ©gation a Ă©tĂ© rejointe de reprĂ©sentants de la Rainforest Foundation (Royaume-Uni et NorvĂšge), de Greenpeace, et du Bank Information Center, le Centre d’information sur les banques de dĂ©veloppement.

 

 

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Contexte général

 

Le Banque mondiale aide Ă  combattre la pauvretĂ© et Ă  amĂ©liorer les conditions de vie des populations de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo. Au 31 mars 2007, le Banque avait approuvĂ© 82 prĂȘts et crĂ©dits au profit de la RĂ©publique dĂ©mocratique du Congo pour un montant total d’environ 3,6 milliards de dollars. La valeur des engagements des opĂ©rations actuellement financĂ©es par l’IDA et la BIRD est d’environ 1,4 milliard de dollars.

 

La RDC abrite le deuxiĂšme massif forestier des zones tropicales de la planĂšte. D’une superficie de 86 millions d’hectares, cette trame verte reprĂ©sente plus de la moitiĂ© de l’ensemble des forĂȘts ombrophiles subsistant en Afrique centrale.

 

Le Panel d’inspection de la Banque mondiale (www.worldbank.org/inspectionpanel  - site en anglais), une entitĂ© indĂ©pendante créée en septembre 1993, a Ă©tĂ© saisi d’une demande d’inspection le 1er dĂ©cembre 2005. PrĂ©sentĂ©e par une ONG nationale en son nom propre et pour le compte de populations locales de la RDC, cette demande affirmait que les politiques de la Banque mondiale n’avaient pas Ă©tĂ© correctement appliquĂ©es pour deux opĂ©rations dans le secteur forestier. Le rapport du Panel d’inspection, et le rapport et la recommandation de la direction, seront soumis Ă  l’examen des Administrateurs de la Banque mondiale. Tant que la question n’a pas Ă©tĂ© examinĂ©e, les services de la Banque ne sont pas autorisĂ©s Ă  commenter le rapport du Panel d’inspection.

 

Pour toute information sur le travail de la Banque mondiale en RDC et dans le secteur forestier, priĂšre de consulter les sites suivants :

 

www.worldbank.org/afr/forestry(a)

www.banquemondiale.org/rdc

 




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