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Connecter l'Afrique : la transformation d'un continent par les TIC

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  • Le marché des communications mobiles se développe plus rapidement en Afrique que partout ailleurs dans du monde.
  • En Afrique subsaharienne, 17 % des habitants ont un téléphone mobile.
  • La Banque et l'IFC, leaders de l'initiative « Connecter l’Afrique » pour étendre la révolution des TIC à l'accès à l’Internet à haut débit; aujourd'hui moins de 1% des africains ont accès à une connexion internet à haut débit.

Le 29 octobre 2007 — L'Afrique a connu une révolution des communications au cours des dernières années. Les longues queues aux téléphones publics ont pratiquement disparu et les téléphones mobiles sont omniprésents. Cette technologie simple s’est répandue sans distinction de classe. Pour les riches comme pour les pauvres, dans les villes aussi bien que dans les villages, le téléphone mobile est devenu le moyen de communication de base des Africains.

 

Il s'agit bien d'une révolution

 

Les statistiques qui décrivent ce phénomène sont pour le moins remarquables

 

Au cours de la période 1995-2005, un montant de 25 milliards de dollars a été investi dans le secteur des technologies de l'information et des communications (TIC) en Afrique subsaharienne, essentiellement par des opérateurs et des investisseurs privés — et les réseaux ont connu une expansion phénoménale. Celle-ci a résulté de l'ouverture des marchés des télécommunications africains à la concurrence, ainsi que de la réforme des entreprises d'État et de l'établissement d’organismes de réglementation indépendants.

 

Depuis quelques années, le marché des communications mobiles se développe plus rapidement en Afrique que dans les autres régions, et deux fois plus vite que le marché mondial. L'Afrique affiche à présent au moins cinq fois plus d'abonnés à un service de téléphonie mobile qu’à un service de téléphonie fixe.

 

En 2006, l'Afrique subsaharienne comptait plus de 110 millions d'abonnés à des services mobiles. Cela signifie qu'environ 17 % des habitants de l'Afrique subsaharienne a un téléphone mobile, contre moins de 1 % dans les années 90.

 

La quête de la large bande

 

Malgré cette évolution encourageante de l'accès à la téléphonie mobile, les services comme l’accès à l'Internet, lorsqu’ils existent, continuent d'être extrêmement chers (surtout par comparaison au niveau des revenus locaux).

 

Le prix des services d’accès à l’Internet est nettement plus élevé en Afrique subsaharienne que dans les autres régions du monde. Par exemple, le coût mensuel d'un accès par réseau commuté dans la région est de l'ordre de 50 dollars par mois, contre 12 dollars par mois en Asie du Sud. Une liaison large bande de base ayant un débit de 256 kbps coûte entre 250 et 350 dollars par mois en Afrique de l’Est contre 30 dollars au Mexique, 43 dollars en Inde et 50 dollars aux Philippines.

 

Il n'est guère surprenant que le taux de pénétration des liaisons Internet à haut débit soit inférieur à 1 % en Afrique alors qu'il est proche de 30 % dans certains pays à revenu élevé.

 

L'Initiative Connecter l’Afrique

 

Pour contribuer à la recherche d'un remède à ce problème, le Groupe de la Banque mondiale joint ses efforts à ceux de l'Union internationale des télécommunications, l'Union africaine, l’Alliance  mondiale des Nations Unies pour les technologies de l'information et des communications au service du développement, et d'autres organisations pour appuyer l'Initiative Connecter l'Afrique. Ce partenariat mondial qui réunit de multiples parties prenantes vise à mobiliser les ressources humaines, financières et techniques nécessaires pour remédier aux carences des infrastructures des technologies de l'information et des communications (TIC) en Afrique. Elle a pour objectif ultime d'utiliser la fourniture de connexions d'un coût abordable pour stimuler la croissance économique, l'emploi et le développement sur l'ensemble du continent.

 

L'Initiative Connecter l'Afrique sera officiellement lancée au Sommet des dirigeants qui se tiendra à Kigali (Rwanda) les 29 et 30 octobre 2007.

 

Un engagement envers l'Afrique

En tant que principale source de financement multilatérale et de conseils sur l'action à mener dans le domaine des TIC dans les pays en développement, le Groupe de la Banque mondiale est déterminé à collaborer avec les pouvoirs publics et avec les partenaires du secteur privé pour élargir l'accès aux TIC.

 

Au cours des 10 dernières années, la Banque mondiale a fourni des conseils et une assistance technique pour appuyer la réforme de ce secteur dans 30 pays d'Afrique subsaharienne, parmi lesquels sept pays sortant d'un conflit.

 

Depuis qu'elle a réalisé son premier investissement dans le secteur de la téléphonie cellulaire en Afrique en 1991, l'IFC, institution du Groupe de la Banque mondiale qui travaille avec le secteur privé, a mobilisé environ un milliard de dollars en faveur d'opérateurs de services cellulaires dans plus de 20 pays africains, dont la moitié environ dans le cadre de prêts syndiqués avec d’autres institutions financières.

 

Au nombre des initiatives et des investissements concernant les TIC en Afrique appuyés par le Groupe de la Banque mondiale figurent (les liens ci-dessous vont vers des sites en anglais) :   


L’action à mener

 

Il reste beaucoup à faire et le principal problème auquel il faut maintenant s’attaquer dans le secteur des TIC en Afrique consiste à améliorer l'infrastructure large bande et offrir des services de TIC perfectionnés à un coût abordable pour tous.

 

« Il faudra remédier à ce manque d'accès pour que l’Afrique puisse être reliée à une économie mondialisée et utiliser les TIC pour améliorer les services publics, vaincre la pauvreté et permettre l'intégration régionale » explique Robert Zoellick, Président du Groupe de la Banque mondiale.

 

S'il est possible d'atteindre cet objectif, la révolution des TIC dans laquelle l'Afrique s’est lancée aboutira.

 




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