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L’accès à l’enseignement primaire en Inde

Dernière mise à jour : juin 2007
L’IDA en action : l’accès à l’enseignement primaire en Inde

Défi à relever

Les années 1990 ont vu une amélioration remarquable des indicateurs de l’éducation en Inde. Entre 1992-1993 et 1998-1999, le taux d’inscription net du groupe des 6 à 10 ans est passé de 68 % à 82 % dans l’ensemble du pays. Dans les régions rurales, le taux d’inscription net des fillettes a augmenté de 55 % à 76 %, et de 72 % à 84 % chez les garçons. Malgré ces succès, quelques 39 millions d’enfants ou environ 21 % du groupe des 6 à 14 ans ne fréquentaient toujours pas l’école, et en 1999-2000, le taux de réussite du niveau 5 était inférieur à 78 % dans toute la nation. Les États et les districts présentaient des disparités importantes. Par exemple, les taux d’inscription net à l’école primaire variaient entre 63 % au Bihar et 98 % au Kerala. Les inégalités entre les castes et les tribus répertoriées étaient prononcées.

Démarche

- La Banque mondiale soutient depuis longtemps le Programme d’enseignement primaire par district de l’Inde, qui est déployé depuis la moitié des années 1990 dans 273 districts et 17 États.
- Le Projet d’éducation primaire, appelé Sarva Shiksha Abhiyan (SSA), est un programme financé par le gouvernement central et mis en œuvre dans le cadre d’un système fédéral important dans le cadre duquel les États sont responsables d’offrir et de financer l’enseignement primaire.
- Le projet suit une approche sectorielle en vertu de laquelle les partenaires du développement apportent une contribution financière au programme gouvernemental et s’appuie sur les règles et procédures propres au gouvernement pour mettre le programme en pratique.
- Entre autres activités, ce programme gouvernemental permet de financer des activités innovatrices lancées par les États pour inciter les enfants à fréquenter les écoles, les salaires des nouveaux enseignants, des manuels scolaires gratuits pour les filles et les écoliers défavorisés, une réserve d’enseignants et de matériel scolaire, la création d’institutions locales pour offrir des services de soutien aux écoles et aux enseignants ainsi que des tests de contrôle et d’évaluation.

Résultats

Le nombre d’enfants indiens ne fréquentant pas l’école a baissé de 25 millions en 2003 à environ 7  millions en 2006 (ce qui dépasse le chiffre visé). L’Inde a donc fait des progrès importants par rapport à l’accès à l’enseignement pour tous (environ 185 millions d’enfants étaient inscrits à l’école primaire en 2006).

Réalisations principales :
- En termes d’égalité, l’écart entre le taux d’inscription des fillettes et des garçons a sensiblement diminué. À l’école primaire, le taux de fillettes inscrites (en tant que pourcentage du nombre total d’inscriptions) est de 46 % par rapport à un taux de base de 44 % (ce qui est proche de la proportion de fillettes de cet âge dans la population).
- L’écart social a également diminué avec une augmentation de l’inscription des castes répertoriées à l’école primaire de 18,9 % en 2002 à 21,3 % en 2006, ce qui reflète leur proportion dans la population globale (16,2 %). Parallèlement, l’inscription des tribus répertoriées a également augmenté de 10,3 % en 2002 à 11 % en 2006.
- Un plus grand nombre d’enfants passent maintenant du cycle primaire au cycle primaire supérieure, avec des taux de transition du niveau 5 au niveau 6 en augmentation par rapport au taux de base de 75 % en 2003 à 83 % en 2006.

Contribution

- Le coût total du programme se montait à 3,5 milliards de dollars sur lesquels trois partenaires du développement ont chacun contribué à concurrence d’un milliard de dollars : la contribution de l’IDA était de 500 millions de dollars, celle du Royaume-Uni (ministère du Développement international) de 346 millions de dollars et celle de la Commission européenne de 200 millions de dollars. Le gouvernement de l’Inde a contribué à concurrence de 1,58 milliard, avec une contribution paritaire de 875 millions de dollars des États-Unis.
- L’IDA est venu gonfler l’enveloppe des ressources globales, ce qui a sensiblement contribué à élargir le programme.
- Par ailleurs, en favorisant le renforcement du système de retour d’information déjà utilisé par le gouvernement de l’Inde pour contrôler en permanence la conception et le déploiement du programme, le gouvernement central, les États et les districts ont pu prendre de meilleures décisions concernant la répartition des ressources financières et l’ajustement des politiques et des pratiques.
- L’IDA a également fourni un support technique pour réaliser des études et une évaluation de l’impact sur les différents aspects du programme - tels que le contrôle de l’apprentissage, la responsabilité et l’engagement des enseignants, le suivi des dépenses publiques - qui rentrent tous dans l’amélioration de la conception du programme.
- En outre, ce dialogue a permis d’attirer plus d’attention sur les problèmes de qualité du système éducatif.

Prochaines étapes

En raison du retard de la collecte des données, les modifications des niveaux d’apprentissage par rapport au taux de base ne peuvent pas encore être évaluées. Toutefois, différents rapports indiquent que l’amélioration de la qualité est un problème qui demande toujours à être résolu. L’IDA et les autres partenaires du développement collaborent maintenant avec le gouvernement de l’Inde pour élaborer la deuxième phase du projet SSA, avec pour objectif principal d’améliorer la qualité de l’instruction offerte dans les écoles primaires ainsi que d’ouvrir leurs portes aux plus défavorisés.

Pour en savoir plus

Inde - Projet d’éducation primaire (Sarva Shiksha Abhiyan) - (07/2004)
Documents du projet


Liens utiles

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