
Les annĂ©es 1990 ont vu une amĂ©lioration remarquable des indicateurs de lâĂ©ducation en Inde. Entre 1992-1993 et 1998-1999, le taux dâinscription net du groupe des 6 Ă 10 ans est passĂ© de 68 % Ă 82 % dans lâensemble du pays. Dans les rĂ©gions rurales, le taux dâinscription net des fillettes a augmentĂ© de 55 % Ă 76 %, et de 72 % Ă 84 % chez les garçons. MalgrĂ© ces succĂšs, quelques 39 millions dâenfants ou environ 21 % du groupe des 6 Ă 14 ans ne frĂ©quentaient toujours pas lâĂ©cole, et en 1999-2000, le taux de rĂ©ussite du niveau 5 Ă©tait infĂ©rieur Ă 78 % dans toute la nation. Les Ătats et les districts prĂ©sentaient des disparitĂ©s importantes. Par exemple, les taux dâinscription net Ă lâĂ©cole primaire variaient entre 63 % au Bihar et 98 % au Kerala. Les inĂ©galitĂ©s entre les castes et les tribus rĂ©pertoriĂ©es Ă©taient prononcĂ©es.

- La Banque mondiale soutient depuis longtemps le Programme dâenseignement primaire par district de lâInde, qui est dĂ©ployĂ© depuis la moitiĂ© des annĂ©es 1990 dans 273 districts et 17 Ătats.
- Le Projet dâĂ©ducation primaire, appelĂ© Sarva Shiksha Abhiyan (SSA), est un programme financĂ© par le gouvernement central et mis en Ćuvre dans le cadre dâun systĂšme fĂ©dĂ©ral important dans le cadre duquel les Ătats sont responsables dâoffrir et de financer lâenseignement primaire.
- Le projet suit une approche sectorielle en vertu de laquelle les partenaires du dĂ©veloppement apportent une contribution financiĂšre au programme gouvernemental et sâappuie sur les rĂšgles et procĂ©dures propres au gouvernement pour mettre le programme en pratique.
- Entre autres activitĂ©s, ce programme gouvernemental permet de financer des activitĂ©s innovatrices lancĂ©es par les Ătats pour inciter les enfants Ă frĂ©quenter les Ă©coles, les salaires des nouveaux enseignants, des manuels scolaires gratuits pour les filles et les Ă©coliers dĂ©favorisĂ©s, une rĂ©serve dâenseignants et de matĂ©riel scolaire, la crĂ©ation dâinstitutions locales pour offrir des services de soutien aux Ă©coles et aux enseignants ainsi que des tests de contrĂŽle et dâĂ©valuation.

Le nombre dâenfants indiens ne frĂ©quentant pas lâĂ©cole a baissĂ© de 25 millions en 2003 Ă environ 7  millions en 2006 (ce qui dĂ©passe le chiffre visĂ©). LâInde a donc fait des progrĂšs importants par rapport Ă lâaccĂšs Ă lâenseignement pour tous (environ 185 millions dâenfants Ă©taient inscrits Ă lâĂ©cole primaire en 2006).
Réalisations principales :
- En termes dâĂ©galitĂ©, lâĂ©cart entre le taux dâinscription des fillettes et des garçons a sensiblement diminuĂ©. Ă lâĂ©cole primaire, le taux de fillettes inscrites (en tant que pourcentage du nombre total dâinscriptions) est de 46 % par rapport Ă un taux de base de 44 % (ce qui est proche de la proportion de fillettes de cet Ăąge dans la population).
- LâĂ©cart social a Ă©galement diminuĂ© avec une augmentation de lâinscription des castes rĂ©pertoriĂ©es Ă lâĂ©cole primaire de 18,9 % en 2002 Ă 21,3 % en 2006, ce qui reflĂšte leur proportion dans la population globale (16,2 %). ParallĂšlement, lâinscription des tribus rĂ©pertoriĂ©es a Ă©galement augmentĂ© de 10,3 % en 2002 Ă 11 % en 2006.
- Un plus grand nombre dâenfants passent maintenant du cycle primaire au cycle primaire supĂ©rieure, avec des taux de transition du niveau 5 au niveau 6 en augmentation par rapport au taux de base de 75 % en 2003 Ă 83 % en 2006.

- Le coĂ»t total du programme se montait Ă 3,5 milliards de dollars sur lesquels trois partenaires du dĂ©veloppement ont chacun contribuĂ© Ă concurrence dâun milliard de dollars : la contribution de lâIDA Ă©tait de 500 millions de dollars, celle du Royaume-Uni (ministĂšre du DĂ©veloppement international) de 346 millions de dollars et celle de la Commission europĂ©enne de 200 millions de dollars. Le gouvernement de lâInde a contribuĂ© Ă concurrence de 1,58 milliard, avec une contribution paritaire de 875 millions de dollars des Ătats-Unis.
- LâIDA est venu gonfler lâenveloppe des ressources globales, ce qui a sensiblement contribuĂ© Ă Ă©largir le programme.
- Par ailleurs, en favorisant le renforcement du systĂšme de retour dâinformation dĂ©jĂ utilisĂ© par le gouvernement de lâInde pour contrĂŽler en permanence la conception et le dĂ©ploiement du programme, le gouvernement central, les Ătats et les districts ont pu prendre de meilleures dĂ©cisions concernant la rĂ©partition des ressources financiĂšres et lâajustement des politiques et des pratiques.
- LâIDA a Ă©galement fourni un support technique pour rĂ©aliser des Ă©tudes et une Ă©valuation de lâimpact sur les diffĂ©rents aspects du programme - tels que le contrĂŽle de lâapprentissage, la responsabilitĂ© et lâengagement des enseignants, le suivi des dĂ©penses publiques - qui rentrent tous dans lâamĂ©lioration de la conception du programme.
- En outre, ce dialogue a permis dâattirer plus dâattention sur les problĂšmes de qualitĂ© du systĂšme Ă©ducatif.

En raison du retard de la collecte des donnĂ©es, les modifications des niveaux dâapprentissage par rapport au taux de base ne peuvent pas encore ĂȘtre Ă©valuĂ©es. Toutefois, diffĂ©rents rapports indiquent que lâamĂ©lioration de la qualitĂ© est un problĂšme qui demande toujours Ă ĂȘtre rĂ©solu. LâIDA et les autres partenaires du dĂ©veloppement collaborent maintenant avec le gouvernement de lâInde pour Ă©laborer la deuxiĂšme phase du projet SSA, avec pour objectif principal dâamĂ©liorer la qualitĂ© de lâinstruction offerte dans les Ă©coles primaires ainsi que dâouvrir leurs portes aux plus dĂ©favorisĂ©s.