
La libĂ©ralisation de lâĂ©conomie indienne, son intĂ©gration graduelle Ă lâĂ©conomie mondiale et la transformation rapide de la sociĂ©tĂ© qui sâappuie maintenant sur une solide base de connaissances sont tous des facteurs qui contribuent Ă lâaugmentation de la demande dâune main-dâĆuvre qualifiĂ©e, sachant non seulement lire et Ă©crire et possĂ©dant des compĂ©tences spĂ©cifiques, mais qui soit Ă©galement capable de dĂ©velopper de nouvelles aptitudes et dâapprofondir ses connaissances de maniĂšre indĂ©pendante. Au dĂ©but des annĂ©es 1990, lâInde a dĂ» faire face Ă un manque de techniciens qualifiĂ©s, maĂźtrisant les technologies nouvelles et Ă©mergentes. La plupart des Ă©tablissements dâenseignement supĂ©rieur proposaient des cours au contenu dĂ©passĂ©, dans des domaines traditionnels. Le taux dâabandon Ă©tait de 10 Ă 15 %, et le taux dâemploi de moins de 40 %. Les femmes Ă©taient Ă©cartĂ©es, car la plupart des Ă©tablissements dâenseignement supĂ©rieur Ă©taient uniquement rĂ©servĂ©s aux hommes.

- Pour rĂ©pondre aux demandes dâun marchĂ© du travail en Ă©volution, lâIDA a apportĂ© son soutien au programme de rĂ©formes Ă long terme de lâInde par rapport au systĂšme dâĂ©ducation technique secondaire et Ă la formation des techniciens/superviseurs.
- Ce programme mettait lâaccent sur lâĂ©largissement des capacitĂ©s, lâamĂ©lioration de la qualitĂ© et lâaugmentation de lâefficacitĂ© et de la rĂ©ceptivitĂ© des Ă©tablissements dâenseignement supĂ©rieur.
- Les réformes politiques incluaient :
âą lâaugmentation de la participation des femmes, des communautĂ©s tribales, des personnes handicapĂ©es, de la jeunesse rurale et des autres groupes dĂ©savantagĂ©s dans les programmes dâenseignement technique par le biais dâune formation et dâun apprentissage formels et non formels ;
âą une interaction plus Ă©troite avec lâindustrie et la communauté ; et
âą une plus grande autonomie institutionnelle et souplesse du programme.
- Au cours des annĂ©es 1990, des projets centralisĂ©s, par secteur ont permis de couvrir 529 Ă©tablissements dâenseignement supĂ©rieur dans 18 Ătats et territoires de lâUnion.
- Le troisiĂšme et dernier projet qui sâest terminĂ© le 30 juin 2007 couvre 12 Ă©tablissements dâenseignement secondaire existants et 9 nouveaux dans 6 Ătats du Nord-Est gĂ©ographiquement isolĂ©s et sous-dĂ©veloppĂ©s dâun point de vue Ă©conomique, Ă savoir Jammu et Kashmir ainsi quâAndaman et les Ăźles Nicobar.

Augmentation du nombre de techniciens qualifiĂ©s en Inde et amĂ©lioration de lâaccĂšs des femmes Ă lâenseignement technique et aux emplois intĂ©ressants. Par exemple, depuis 1998, chaque annĂ©e, quelques 25 000 techniciens sont formĂ©s dans plus de 200 nouveaux secteurs et domaines technologiques pointus.
Réalisations principales :
- Depuis 1998, disponibilitĂ© dâenviron 25 000 techniciens par an, formĂ©s dans plus de 200 nouveaux secteurs et domaines technologiques pointus en lien avec lâindustrie et le secteur du service ; la plupart dâentre eux se voient offrir des emplois bien rĂ©munĂ©rĂ©s en Inde et Ă lâĂ©tranger.
- DisponibilitĂ© de techniciens beaucoup mieux formĂ©s dans les disciplines traditionnelles ; 70 % dâentre eux se font rapidement embaucher ou travaillent de façon indĂ©pendante, et 10 Ă 15 % poursuivent des Ă©tudes supĂ©rieures.
- GrĂące Ă un soutien politique important, lâaugmentation de la participation des femmes aux formations techniques et Ă la main-dâĆuvre professionnelle est passĂ© de 11 % avant le dĂ©but du projet Ă 30 % au cours des annĂ©es 1990-1998 ; six Ătats (Kerala, Madhya Pradesh, Meghalaya, Mizoram, Tamil Nadu et Tripura) prĂ©sentant un taux de participation des femmes entre 40 et 45 % ; la plupart des Ă©tablissements dâenseignement supĂ©rieur devenant mixtes.
- Augmentation de la participation des Ă©tudiants provenant de castes et de tribus rĂ©pertoriĂ©es (entre 25 et 95 % selon les Ătats) et appartenant Ă la jeunesse rurale (entre 55 et 60 %).
- Les connaissances et la technologie parviennent jusquâaux rĂ©gions rurales grĂące Ă des programmes communautaires, de formation continue et dâapprentissage Ă distance ; et plus de 60 000 jeunes des rĂ©gions rurales sont formĂ©s chaque annĂ©e.
- En 1990, création de deux centres de ressources pour les techniciens et les handicapés ; soutien politique encourageant leur participation aux programmes principaux.
- CoopĂ©ration importante et facilitation de lâapprentissage entre les institutions et les Ătats de toute lâInde ; capacitĂ© institutionnelle pour la mise en rĂ©seau Ă©lectronique et le partage dâinformations sur Internet.
- Interaction plus Ă©troite avec lâindustrie dans les secteurs importants au sein et Ă lâextĂ©rieur des Ătats.
- Augmentation de lâefficacitĂ© grĂące Ă des programmes souples, une autonomie institutionnelle et la gĂ©nĂ©ration de ressources internes ; rĂ©duction du taux dâabandon de 4 % ; 85 % des Ă©tudiants terminent leur programme dâĂ©tudes dans le dĂ©lai imparti de trois ans.

- Lâinvestissement total dans les trois projets sâest montĂ© Ă environ 700 millions de dollars, dont 530 millions financĂ©s par lâIDA. Le reste provient de contributions des Ătats et du gouvernement de lâInde.
- Le soutien de lâIDA a jouĂ© un rĂŽle catalytique et a permis dâaccĂ©lĂ©rer la mise en Ćuvre dâune politique nationale de rĂ©formes de lâĂ©ducation.
- Plus spĂ©cifiquement, lâIDA a encouragĂ© lâintroduction de nouveaux programmes pertinents et a favorisĂ© lâaugmentation de la participation des femmes en soutenant lâouverture de 33 Ă©tablissements dâenseignement supĂ©rieur pour les femmes, de foyers pour les femmes et lâembauche des femmes dans le corps enseignant.
- Des contrĂŽles intensifs, effectuĂ©s tous les six mois, ont permis dâoffrir une assistance technique en examinant la conception de tous les nouveaux programmes et institutions, en assurant la mise en Ćuvre des rĂ©formes et en rĂ©alisant des Ă©tudes Ă lâaide dâindicateurs.

Un nouveau programme à long terme de réformes institutionnelles majeures des institutions de formation en ingénierie a été lancé.