Le Groupe de la Banque mondiale est un fournisseur important dâaide au commerce pour les pays Ă faible revenu - Selon les estimations de lâOrganisation mondiale du commerce (OMC) et de lâOrganisation pour la coopĂ©ration et le dĂ©veloppement Ă©conomiques (OCDE), par le biais de lâAssociation pour le dĂ©veloppement international (IDA), qui soutient les pays les plus pauvres de la planĂšte en leur accordant des subventions et des prĂȘts sans intĂ©rĂȘt, au cours des annĂ©es 2002-2005, le Groupe de la Banque mondiale (GBM) a injectĂ© une moyenne dâenviron 3,1 milliards de dollars par an dans lâaide au commerce des pays Ă faible revenu,.
- LâOCDE/OMC dĂ©composent cette somme en trois catĂ©gories principales :
- Politiques et réglementations commerciales 32 millions de dollars
- Infrastructures économiques 1,7 milliard de dollars
- Renforcement des capacités productives 1,3 milliard de dollars
(Remarque : cette dĂ©finition comprend toutes les infrastructures Ă©conomiques (Ă©nergie, tĂ©lĂ©communications et transport) ; lâOMC/OCDE Ćuvrent pour mieux dĂ©finit leur mĂ©thodologie, ces chiffres sont donc sujets Ă rĂ©vision.) - Lâaide au commerce de la Banque dans les pays Ă faible revenu sâest traduite par le soutien de la modernisation de la douane au Cambodge, de lâaccession Ă lâOMC en Ethiopie, de la rĂ©forme du commerce au Laos, et du Projet de facilitation du commerce et des transports en Afrique de lâEst.
Le GBM offre un programme Ă©tendu dâassistance Ă tous les pays en voie de dĂ©veloppement - Autres prĂȘts : outre les prĂȘts accordĂ©s Ă des conditions libĂ©rales et les subventions de lâIDA comptabilisĂ©s dans les statistiques de lâOCDE/OMC, le Groupe de la Banque mondiale accorde Ă©galement des prĂȘts Ă des conditions non libĂ©rales basĂ©s sur les conditions du marchĂ© aux pays Ă revenu intermĂ©diaire pour des activitĂ©s liĂ©es au commerce dans le renforcement des capacitĂ©s productives et des infrastructures. Ainsi, pour lâexercice 07, le GBM a accordĂ© 4,9 milliards de dollars en prĂȘts, Ă des conditions non libĂ©rales, pour les transports, lâĂ©nergie et lâexploitation miniĂšre, lâindustrie et le commerce, dont une part substantielle soutient directement ou indirectement le commerce.
- Une formation dernier cri pour les pays Ă revenu intermĂ©diaire : Au cours des exercices 06-07, le GBM a dispensĂ© une moyenne de 48 cours de formation en lien avec le commerce (environ 14 000 participants aux journĂ©es de formation par an), tant au niveau du pays quâau niveau rĂ©gional/mondial. Les cours proposĂ©s incluaient, par exemple :
- Lâaccession Ă lâOMC (Chine, Viet Nam), des questions sur le cycle de Doha (y compris en collaboration avec lâOMC) et les expĂ©riences de nĂ©gociation des Accords de libre-Ă©change (ALE) (Ăgypte, ThaĂŻlande).
- Garanties et lois antidumping (pays des Andes, Maroc), commerce des services (pays dâAmĂ©rique centrale, Bangladesh), commerce agricole et ALE (cours rĂ©gionaux en Afrique), et cours en ligne sur les normes et les services agro-alimentaires.
- Une assistance technique (AT) sur mesure : au cours des exercices 06-07, le GBM a menĂ© une moyenne de 36 activitĂ©s dâassistance technique par an dans les pays en voie de dĂ©veloppement, en plus de celles fournies dans le contexte des prĂȘts. Environ un tiers de ces actions a eu lieu en Afrique. Parmi elles figurent :
- un sĂ©minaire avec lâOMC et le MarchĂ© commun dâAfrique orientale et australe sur le commerce dans les services des technologies de lâinformation et de la communication destinĂ©s aux organismes de rĂ©gulation des tĂ©lĂ©communications, aux fonctionnaires de ministĂšre et aux nĂ©gociateurs commerciaux de GenĂšve provenant de 16 pays africains ;
- des ateliers sur la diversification des exportations en Argentine et au Botswana ;
- des outils pour aider le Maroc Ă estimer lâimpact des baisses de tarif sur le revenu fiscal, les flux des importations et la protection de lâindustrie domestique.
- Une analyse complĂšte et des services consultatifs : au cours des exercices 06-07, le GBM a prĂ©sentĂ©, Ă la demande des clients des pays en voie de dĂ©veloppement, une moyenne de 79 notes, Ă©tudes et rapports de politique commerciale par an. Un peu moins dâun tiers de ces demandes provenaient dâAfrique.
- Parmi elles figurent : les diagnostiques commerciaux au Kenya ; les ports et lâexpĂ©dition en Inde ; le climat dâinvestissement en Mongolie ; le commerce des services en Europe et en Asie centrale ; les vĂȘtements et la fin des quotas au Bangladesh, au Moyen-Orient et en Afrique du Nord ; la rĂ©ponse de lâAmĂ©rique latine Ă lâInde et Ă la Chine ; et les services financiers en Ăgypte, en AlgĂ©rie et en Tunisie. Par ailleurs, la Banque a menĂ© plus de 30 Ă©tudes de diagnostiques commerciaux dans le contexte du Cadre intĂ©grĂ©.
Le Groupe de la Banque mondiale travaille également directement avec le secteur privé - Dirigé par la Société financiÚre internationale (IFC), le bras du secteur privé du Groupe de la Banque mondiale, le Programme de financement du commerce international (GTFP) aide les petits et moyens négociants des pays en voie de développement à accéder au financement commercial en leur fournissant une atténuation du risque sous la forme de garanties de paiement auprÚs de banques commerciales internationales, qui leur offrent des lignes de crédit commercial avec les banques locales des marchés émergeants. Le GTFP :
- fonctionne dans une limite renouvelable de 1 milliard de dollars et est actuellement disponible pour offrir une atténuation du risque à 87 banques dans 48 pays en voie de développement ;
- a fourni 770Â millions de dollars de garanties pour lâexercice 07, somme qui devrait passer Ă 1,3Â milliard de dollars pour lâexercice 08Â ;
- a émis des garanties dans ses deux années de fonctionnement pour soutenir le commerce en Afrique (55 %), en Amérique latine et dans les Caraïbes (25 %), au Moyen-Orient (12 %), en Europe (5 %) et en Asie (3 %) ;
- soutient le commerce sud-sud comme les exportations de riz du Pakistan au YĂ©men, de panneaux solaires de lâInde Ă lâOuganda, dâengrais du Maroc au Bangladesh, de cĂ©rĂ©ales dâArgentine en Ăquateur ;
- inclut un programme consultatif pour les banques locales participantes dans le but de créer des compétences en financement du commerce. à ce jour, 227 banquiers de 120 banques dans 65 pays en Afrique et en Amérique latine ont été formés.
- Les Services consultatifs en investissements Ă©trangers de lâIFC ont Ă©galement mis au point des outils de pointage pour amĂ©liorer la compĂ©titivitĂ© de certaines industries, telles que lâagroalimentaire et la foresterie, lâhabillement et le tourisme. Des analyses de la chaĂźne de valeur pour les secteurs critiques ont Ă©tĂ© entreprises au Honduras, au Nicaragua, au Cambodge, en Chine, au Mozambique, en IndonĂ©sie, au SĂ©nĂ©gal, au PĂ©rou, au Pakistan et en Russie.
Le Groupe de la Banque mondiale prĂ©voit dâen faire plus. Le 21 novembre, son prĂ©sident, Robert B. Zoellick, a annoncĂ© que plus dâefforts seraient faits en faveur du commerce : - Augmentation des programmes dâanalyse, dâassistance et de prĂȘts en faveur du commerce et de la compĂ©titivitĂ©.
- Hausse des ressources pour les infrastructures en lien avec le commerce. Il est prĂ©vu que les prĂȘts bancaires accordĂ©s Ă des conditions libĂ©rales aux pays Ă faible revenu continuent dâaugmenter. Pour les pays Ă revenu intermĂ©diaire, la Banque a rĂ©duit les coĂ»ts dâemprunt Ă des niveaux qui nâavaient pas Ă©tĂ© revus depuis les annĂ©es 1990, et rĂ©duira les coĂ»ts administratifs associĂ©s Ă lâemprunt.
- Augmentation des services de financement du commerce. Au cours des 4 prochaines annĂ©es, lâengagement annuel du programme de financement du commerce (GTFP) de lâIFC doublera presque en passant Ă 2 milliards de dollars, le nombre des banques couvertes passera Ă 260 et le nombre de transactions sera multipliĂ© par cinq pour atteindre les 4 000.
- Extension de lâassistance pour faciliter le commerce, y compris la logistique, le transport et les chaĂźnes dâapprovisionnement. La Banque Ă©tendra son programme dâanalyse, dâassistance et de prĂȘt en faveur de la facilitation du commerce pour aider les pays Ă identifier les goulets dâĂ©tranglement, Ă concevoir et Ă mettre en Ćuvre des rĂ©formes pour y rĂ©pondre.
- Extension de la formation et renforcement des capacitĂ©s dans des domaines stratĂ©giques, comme les normes, lâaccession Ă lâOMC, la facilitation du commerce et la nĂ©gociation des accords dâĂ©changes prĂ©fĂ©rentiels.
- Nouveaux indicateurs et outils pour le commerce et la compĂ©titivitĂ©. Outre les indicateurs commerciaux dans Doing Business et le renforcement de la base de donnĂ©es et des outils des Solutions pour le commerce intĂ©grĂ© mondial pour lâanalyse des tarifs, la Banque lance lâIndice de performance logistique et les Indicateurs du commerce mondial.
- Renforcement du dĂ©veloppement des connaissances sur la façon dâexploiter la mondialisation pour favoriser la croissance, vaincre la pauvretĂ© et alimenter les dĂ©bats clĂ©s sur la politique commerciale.
Ce programme couvrira Ă la fois les pays Ă faible revenu et ceux Ă revenu intermĂ©diaire. Le montant exact de lâaide dĂ©pendra de la demande des pays qui souhaitent faire du commerce et de la compĂ©titivitĂ© un pilier de leurs stratĂ©gies de croissance. La 15 e reconstitution des ressources de lâIDA (le bras Ă des conditions de faveur de la Banque pour les pays Ă faible revenu) permettra Ă©galement de garantir un financement supplĂ©mentaire de lâaide au commerce. |