Le 6 décembre 2007 -- Le Projet multisectoriel de lutte contre le VIH/SIDA (MAP) au Mali, qui se veut une contribution dans la lutte contre la pauvreté, a initié le « suivi biologique des patients sous antirétroviraux (ARV) ».  Ce projet est un exemple réussi d’implication du secteur privé dans la lutte contre le VIH et le SIDA et une bonne pratique en matière de lutte contre cette pandémie.  L’objectif du projet est d’assurer le suivi biologique des personnes vivant avec le VIH qui sont sous traitement antirétroviral et qui ne bénéficient pas encore de suivi biologique au sein d’une autre structure de prise en charge gratuite.  Le suivi biologique des patients sous ARV est mis en place par le Secrétariat exécutif du Haut conseil national de lutte conte le SIDA (SE/HCNLS) en partenariat avec le ministère de la Santé et le Réseau malien des personnes vivant avec le VIH.  Financé par le MAP pour une durée d’un an, ce projet exécuté par un laboratoire privé de la place est un exemple type de la participation et de l’intervention du secteur privé dans la lutte contre le SIDA.  En effet, pour renforcer le diagnostic de laboratoire et le suivi biologique, le SE/HCNLS a passé un contrat de consultant pour prestation de services avec ce laboratoire d’analyse biologique, une entreprise privée du secteur médical.   Les prestations fournies par la clinique privée sont non facturées aux patients et comportent un paquet de services de qualité qui comprennent entre autres : Rendre disponibles les prestations en matière de suivi de l’efficacité du traitement antirétroviral ; de suivi de la tolérance et des effets secondaires du traitement ARV, aussi bien dans le District de Bamako (la capitale), que dans les autres localités du territoire national. Procéder à des prélèvements périodiques dans les principales localités retenues sur la base d’une cartographie élaborée par la Cellule sectorielle de lutte contre le SIDA du ministère de la Santé. Exécuter les tests recommandés dans la politique nationale de prise en charge antirétrovirale des personnes vivant avec le VIH pour environ 3000 personnes.Â
Grâce à ces différentes prestations, environ 6000 charges virales et 8200 CDA ont été effectuées, du 18 avril 2006 au 18 décembre 2006. En moyenne 8000 tests ont été effectués pour le bilan de base, environ 3000 tests de cholestérol et autres, de l’ordre de 2400 tests concernant le tube digestif et 400 tests de grossesse.  Ces actions ont déjà  eu un grand impact : La ponctualité, la rigueur et la rapidité du rendu des résultats, L’accès amélioré à la mesure de la charge virale, La facilité dans la prise de décisions thérapeutiques, La réduction de la durée d’inclusion, L’accroissement du nombre de personnes sous ARV grâce à la disponibilité du bilan biologique, La bonne collaboration entre structures publiques et privées dans le suivi biologique, L’amélioration de la communication entre les patients et les personnes ressources du laboratoire sur les résultats rendus, La mise en place d’une démarche qualité dans la gestion des dossiers (traçabilité), La synergie et la complémentarité d’actions avec d’autres partenaires comme le Fonds mondial, ESTHERS, SOLTHIS et BIOMALI qui développement également des activités de suivi biologique dans le cadre de la lutte contre le VIH et le SIDA.
Le suivi biologique des patients sous ARV du projet MAP a offert une opportunité de traitement efficace et de qualité, tout en minimisant les risques d’effets secondaires des ARV et de complication de la maladie. Ceci rassure le patient moralement et l’aspect « gratuité » de ce service atténue les impacts socio économiques du VIH et du SIDA tout en contribuant à améliorer les conditions de vie des bénéficiaires et à lutter contre la pauvreté de façon générale.  Moussa Diarra, Chargé de communication En collaboration avec le SE/HCNLS |