APERÇU: - L’IFC a pour mission de procurer des opportunités aux populations, pour leur permettre ainsi d’échapper à la pauvreté et de mener une meilleure existence. Institution membre du Groupe de la Banque mondiale, elle propose à ses clients toute une gamme de produits financiers et de services-conseil : prêts à long terme, participations, quasi-participations et financements structurés, auxquels viennent s’ajouter des conseils, activités de formation et autres formes d’appui correspondantes pour les entreprises. Grâce à cet ensemble intégré d’outils, elle met à leur disposition des solutions novatrices et est prête à jouer le rôle de partenaire à long terme pour apporter une réponse à certains des problèmes les plus difficiles qui se posent dans le contexte des entreprises et du développement.
- De plus en plus à l’heure actuelle, les pays font du développement du secteur privé un élément clé de leurs stratégies de développement. Ils se rendent compte que les capitaux privés contribuent non seulement à la création d’emplois mais jouent un rôle primordial pour accroître l’accès aux services de base (banques, infrastructures, santé, éducation) dont dépendent les plus démunis pour améliorer leur qualité de vie et pouvoir être parties prenantes dans l’économie de leur pays.
- Cela a engendré un surcroît de demande sans précédent pour les produits financiers et services-conseil de l’IFC, et c’est ce qui lui permet aujourd’hui d’avoir un impact tangible et fort sur le développement tout en se trouvant financièrement dans une situation plus solide que jamais. Durant l’exercice 07, l’IFC a investi plus de 8 milliards de dollars pour son propre compte, et mobilisé un montant supplémentaire proche de 4 milliards de dollars. Ses investissements ont atteint 1,4 milliard de dollars en Afrique subsaharienne, soit le double des engagements de l’exercice précédent, et ils ont dépassé pour la première fois 1 milliard de dollars dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord.
- L’innovation est l’élément moteur de tout ce qu’entreprend l’IFC. Son action consiste en effet à contribuer à canaliser les capitaux et compétences du secteur privé là où le besoin s’en fait le plus sentir : dans les pays les plus pauvres admis à bénéficier des dons et crédits sans intérêts de l’Association internationale de développement (IDA), guichet spécialisé de la Banque mondiale, ainsi que dans les pays victimes de conflits et les régions et secteurs à plus haut risque des pays à revenu intermédiaire.
- Les normes environnementales et sociales de l’IFC, par exemple, sont universellement reconnues en tant que point de référence pour les autres banques multilatérales et commerciales actives sur les marchés émergents, ce dont témoigne l’initiative dite des Principes d’Équateur. Plus de 50 institutions financières ont en effet adopté à ce jour ces principes, qui sont fondés sur les normes de l’IFC, et plusieurs d’entre elles ont eu l’honneur d’être primées par le Financial Times, qui attribue chaque année une prestigieuse distinction aux banques qui veillent à la viabilité environnementale et sociale de leurs opérations. Le rapport annuel Doing Business, fruit d’une initiative conjointe de l’IFC et de la Banque mondiale, est lui aussi reconnu en tant qu’outil de référence pour la promotion de réformes propres à améliorer le climat de l’investissement pour les entreprises dans un pays donné.
Il y a un certain nombre de domaines dans lesquels certaines des approches les plus novatrices de l’IFC prennent actuellement forme : - Changement climatique, énergies propres
- Climat de l’investissement
- Contribution à l’établissement de cadres rationnels pour des partenariats public-privé dans des secteurs essentiels (transports, eau et assainissement, production d’électricité, éducation, soins de santé, etc.)
- Développement des financements en monnaie nationale par de nouveaux types de solutions
- Accès au crédit pour les micro, petites et moyennes entreprises, et en matière de logement
- Financement du commerce mondial
INITIATIVES NOVATRICES DE PORTÉE MONDIALE · Biodiversité : L’IFC se donne de lancer cet automne le Programme Biodiversité et produits agricoles, visant à soutenir des modes de production écologiquement viables dans le domaine des produits de base. · Obligations pour une gestion durable des forêts : L’IFC et la firme HSBC se sont associées pour créer un nouvel instrument financier destiné à encourager une gestion durable des forêts — une obligation appelée « Sustainable Forestry Bond », dont le lancement est prévu pour l’automne ou l’hiver 2007. · Énergies propres : Dans le cadre de l’appui qu’elle fournit aux activités d’extraction de ressources naturelles, l’IFC s’intéresse à présent davantage aux sources d’énergie moins polluantes, qu’il s’agisse de promouvoir l’extraction de gaz du charbon ou l’éthanol au côté du pétrole, ou encore de jouer un rôle de chef de file dans des initiatives de portée globale comme le Partenariat mondial pour la réduction des gaz torchés. Ce partenarit a soutenu la mise en œuvre de projets carbone qui doivent se traduire d’ici 2012 par une réduction des émissions de CO2 de l’ordre de 32 millions de tonnes. · Financements en monnaie nationale : À l’heure actuelle, environ 25 % des prêts de l’IFC à ses clients sont libellés en monnaie nationale, appuyant ainsi de nombreuses opérations dans des secteurs essentiels (infrastructure, santé, éducation, etc.). Pallier la volatilité des taux de change est un aspect particulièrement important : l’activité des clients de l’IFC se concentrant pour deux tiers sur le marché intérieur, l’essentiel de leurs revenus est libellé dans leur monnaie nationale. · Développement des marchés financiers : L’IFC continue d’aider à développer les marchés financiers locaux pour permettre aux entreprises des pays en développement de disposer de plus larges options en matière de financement. Elle procède pour cela à des émissions d’obligations permettant de financer ses propres opérations. À titre d’exemple, elle a effectué dernièrement sa première émission d’obligations à cinq ans en Afrique subsaharienne, pour un montant équivalant à 44,6 millions de dollars, ainsi qu’une deuxième émission d’obligations dites « panda », suite à celle effectuée avec beaucoup de succès en 2005. · Marchés financiers et changement climatique : L’IFC a fourni à des entreprises de 35 pays en développement des produits dérivés à long terme, leur permettant ainsi de couvrir les risques de change ou de taux d’intérêt, ou encore ceux liés aux cours des produits de base. Et elle a commencé en cours d’exercice 07 à utiliser des produits dérivés pour aider des clients au Brésil et en Chine à vendre des crédits d’émission de carbone dans le cadre du protocole de Kyoto. · Établissement de normes de référence en termes de viabilité environnementale et sociale et de gouvernement d’entreprise : En collaboration avec des acteurs de premier plan dans le secteur des hydrocarbures ainsi que celui de l’agro-industrie, l’IFC s’attache à mettre en vigueur des normes environnementales et sociales rigoureuses et à établir des critères de référence dans les domaines d’activité en question. C’est ainsi qu’elle a aidé à établir au Brésil un indice de viabilité ainsi qu’un second marché (Novo Mercado), ce qui constitue une première dans ce pays ainsi qu’en Amérique latine, et des initiatives analogues dans d’autres régions doivent être annoncées d’ici peu. · Promotion des réformes du climat de l’investissement : Initiative conjointe de l’IFC et de la Banque mondiale faisant appel à l’information pour promouvoir le changement, le rapport Doing Business permet aux responsables de 178 pays (de l’Afghanistan au Zimbabwe) de savoir dans quelle mesure leurs réglementations encouragent ou non l’activité des entreprises au niveau de leur économie. Depuis le lancement de ce projet, en 2003, les informations contenues dans le rapport ont inspiré ou guidé plus de 109 mesures de réforme de procédures et de régulations, ce qui a simplifié la conduite des affaires à travers le monde. · Services d’appui à l’établissement d’un cadre porteur pour les affaires : En Afrique, en Amérique latine et en Asie, l’IFC a mis en place des services consultatifs pour contribuer à l’amélioration du climat de l’investissement pour les entreprises dans un contexte municipal, régional et national, ainsi qu’à la simplification des réglementations. · Réassurance contre les aléas climatiques et les risques de catastrophes : En collaboration avec la Banque mondiale, l’IFC a entrepris de créer un mécanisme mondial de réassurance basé sur un indice (« Global Index Reinsurance Facility »). Cela doit permettre à la fois d’établir une capacité technique et d’intermédiation pour la réassurance contre les aléas climatiques et les risques de catastrophes, et de préparer le cadre de référence pour les politiques réglementaires dans ce domaine.
PROJETS NOVATEURS À L’ÉCHELON RÉGIONAL Voici quelques exemples marquants de projets novateurs entrepris par l’IFC dans les différentes régions où elle intervient : ASIE DU SUD · Centrale des risques aux Maldives : L’IFC joue un rôle de conseiller auprès de l’Autorité monétaire des Maldives pour la mise en place d’une centrale des risques dans ce pays, ce qui renforcera les capacités de son secteur financier et permettra à ses petites et moyennes entreprises d’avoir de meilleures possibilités d’accès au crédit. · Technologies de l’information pour les services bancaires en Inde : L’IFC a investi dans un nouveau prestataire de services de technologies appelé Financial Information Network and Operations, qui propose aux banques indiennes des solutions informatiques dites « de bout en bout » pour les aider à étendre leurs opérations sur les marchés ruraux insuffisamment desservis. L’objectif est de tenter de combler par ce biais une importante demande non satisfaite dans les zones rurales du pays. · Première banque de développement des infrastructures au Népal : L’IFC et divers établissements financiers, dont le groupe indien Infrastructure Development Finance Company, se sont associés pour soutenir un projet lancé à l’initiative d’un groupe d’intérêts privés et d’un consortium bancaire dans le but de doter le Népal de sa première banque de développement des infrastructures. Cette institution spécialisée assurera le financement et la promotion de projets d’infrastructures, et jouera un rôle capital pour l’essor économique de ce pays, un des moins développés d’Asie du Sud. · Services-conseil pour les partenariats public-privé en Inde : Le Gouvernement indien a retenu les services de l’IFC comme conseiller pour les opérations de partenariat public-privé lancées dans le pays. Cela vise à permettre la mise en œuvre des projets d’infrastructures dont l’Inde a grandement besoin, notamment à l’échelon de ses États et municipalités et tout particulièrement dans les domaines routier, portuaire et aéroportuaire ainsi que pour les services de métro. · Formation en matière de développement durable dans le secteur financier : En partenariat avec l’institut indien de gestion bancaire (National Institute of Bank Management), l’IFC a élaboré et entrepris une série de programmes de formation en vue d’amener les banques indiennes à intégrer les principes de viabilité environnementale dans leurs opérations. Une campagne de formation analogue est en cours dans le secteur financier au Bangladesh. AFRIQUE SUBSAHARIENNE · Lonmin : L’investissement réalisé par l’IFC dans la société minière Lonmin est novateur, car il associe étroitement la fourniture de services-conseil et l’aspect prise de participation. En plus de son apport financier, l’IFC aidera l’entreprise à mettre en œuvre un programme de développement de ses fournisseurs entrant dans le cadre du processus de démarginalisation économique de la population noire, à renforcer ses propres programmes de lutte contre le VIH/SIDA, à intégrer les femmes dans sa main-d’œuvre, à accroître le dialogue avec les parties prenantes au plan local, et à multiplier les projets de développement communautaire. · Système de câble sous-marin pour l’Afrique orientale : Ce projet constitue un exemple novateur de coopération entre l’IFC et la Banque mondiale. D’une longueur de 10 000 kilomètres, le câble sous-marin ira de la corne de l’Afrique à l’extrémité sud du continent et reliera entre eux huit pays (Afrique du Sud, Mozambique, Madagascar, Tanzanie, Kenya, Somalie, Djibouti et Soudan). Cela permettra, à terme, d’améliorer l’accès aux télécommunications et de réduire le coût des connexions large bande pour 25 millions d’Africains. · Programme de financement des petites et moyennes entreprises en Afrique : Ce programme novateur conjugue la fourniture de services-conseil et l’apport de financement pour remédier aux difficultés que connaissent les petites entreprises africaines pour se procurer des fonds. Il consiste pour l’IFC à détacher sur place des conseillers experts qui travaillent avec les établissements participants pour répondre aux problèmes d’ordre institutionnel recensés et mettre au point des produits financiers adaptés aux besoins du secteur des petites entreprises. Pour la première phase de cette initiative, l’IFC envisage de s’associer de cette façon avec 20 banques de 17 pays disséminés dans toute l’Afrique (centrale, australe, de l’Est et de l’Ouest). · Marché hypothécaire au Ghana : L’IFC a contribué à l’établissement d’un marché hypothécaire au Ghana en investissant 25 millions de dollars dans trois banques de ce pays, en leur fournissant un appui pour le développement de leurs activités de prêts hypothécaires au moyen de sa panoplie d’outils spécialisés dans ce domaine, et en fournissant aussi aux autorités des conseils sur les mesures à prendre pour améliorer leur cadre réglementaire. À la suite de cela, le nombre de prêts hypothécaires accordés dans le pays a augmenté de 98 %, et le nombre d’établissements prestataires est passé en une seule année de un (en 2006) à cinq. · Programme pour les écoles en Afrique : C’est pour combler le déficit de financement actuel et renforcer les apports de fonds aux écoles privées que l’IFC a lancé un nouveau programme sur trois ans conjuguant une injection de 50 millions de dollars et un volet de services-conseil de 6 millions de dollars. Environ 500 écoles réparties dans 11 pays seront concernées, et le programme aura un impact sur plus de 100 000 élèves à l’échelon du continent. Le volet de services-conseil s’adressera aux banques, qui recevront une formation en matière de marketing, d’évaluation du crédit et de suivi des prêts, et aux établissements scolaires pour ce qui concerne notamment la mise au point de leurs plans d’activités en vue de les aider à tirer au mieux parti des financements bancaires. C’est cette double formule de financement associé à des services-conseil et de partenariat avec des banques locales qui fait l’aspect novateur de ce projet. · Université du Botswana : L’IFC fournit actuellement des conseils aux autorités du Botswana pour un projet visant à doter le pays de sa première université des sciences et technologies. · Éclairer l’Afrique : Ce projet conjoint de la Banque mondiale et de l’IFC vise à assurer un approvisionnement sûr en électricité pour 250 millions d’Africains, en encourageant la mise au point et l’utilisation des techniques à base de diodes électroluminescentes. · Production d’une substance essentielle à la fabrication de médicaments antipaludiques en Afrique : L’IFC appuie les efforts menés par la firme kenyane Botanical Extracts EPZ Limited pour la culture de la plante Artemisia annua, d’où est extraite une substance essentielle à la production d’une nouvelle génération de médicaments considérés comme la forme de traitement la plus efficace contre le paludisme. De toutes les régions du monde, l’Afrique subsaharienne est celle qui est la plus touchée par le paludisme, puisqu’on y recense environ 90 % du nombre annuel de décès (1 million selon les estimations) imputables à cette maladie. · Fourniture de services bancaires à ceux qui en sont privés : En apportant un concours financier à la banque sud-africaine virtuelle WIZZIT, l’IFC contribue à donner aux pauvres accès aux services bancaires de type formel. Pour toucher sa clientèle, WIZZIT a adopté une approche originale calquée sur la vente directe et faisant appel à près de 2 000 « Wizzkids », qui sont d’anciens chômeurs ayant de bons contacts et une bonne connaissance des quartiers où ils interviennent. ASIE DE L’EST ET PACIFIQUE · Première législation régissant le crédit-bail en Chine : L’IFC joue un rôle de conseiller auprès de la Chine pour l’aider à mettre en place le cadre juridique et réglementaire permettant de développer les activités de crédit-bail, ce qui contribuera à renforcer et diversifier son secteur financier, à améliorer l’accès au crédit pour les petites et moyennes entreprises, et à faciliter les investissements en biens d’équipement. · Électrification des régions isolées aux Philippines : L’IFC a été désignée comme conseiller opérationnel auprès du Small Power Utilities Group pour la mise au point d’accords et de dispositifs réglementaires en vue d’amener le secteur privé à contribuer, par un apport de capitaux et de compétences, à la production d’électricité dans les îles isolées du reste du pays. Ce groupe est en effet chargé d’alimenter en électricité 74 de ces îles qui ne sont pas raccordées au réseau. · Financement d’équipements à haut rendement énergétique en Chine : À la demande du ministère chinois des Finances, l’IFC a conçu un programme de financement d’équipements à haut rendement énergétique intitulé China Utility-Based Energy Efficiency Program. Elle est un des partenaires financiers de ce programme avec le Fonds pour l’environnement mondial et le Gouvernement finlandais, et son apport prend également la forme de services-conseil. Elle s’attache, à ce titre, à stimuler l’investissement dans des formes d’utilisation rationnelle de l’énergie et des projets d’énergies propres, et à promouvoir la réduction des émissions de gaz à effet de serre. · Projet pionnier de microfinance en Asie : Avec la banque de développement allemande KfW, l’IFC a lancé l’Initiative de microfinance pour l’Asie, partenariat stratégique destiné à mettre sur pied de nombreux projets de pratiques optimales en matière de microfinance sur une période de trois ans (2008-10). Cela constitue la première initiative sectorielle de cette ampleur exclusivement ciblée sur les populations pauvres d’Asie. · Projet de développement de la filière bambou au Viet Nam : En partenariat avec l’organisation Oxfam Hong Kong, l’IFC a entrepris de mettre en œuvre sur une plus grande échelle son projet de développement de la filière bambou au Viet Nam, dont la phase pilote s’est avérée très concluante. Ce projet a aidé des centaines d’exploitants locaux à tirer plus de revenus de leur production et à se doter sur place d’ateliers de prétraitement de leur produit, destiné à une usine de fabrication de parquets en bambou pour la firme IKEA. Selon une étude menée conjointement avec Oxfam dans ce même pays ainsi qu’au Cambodge et en RDP lao, de grandes possibilités s’offrent aujourd’hui aux producteurs de bambou et aux secteurs d’activités connexes. Des activités ont déjà été lancées à cet égard dans d’autres parties du Viet Nam et en RDP lao, et d’autres sont envisagées au Cambodge. · Pratiques de gestion durable des forêts au Viet Nam : L’IFC fait équipe avec le World Wildlife Fund au Viet Nam pour initier un groupe de 70 producteurs de meubles en bois aux pratiques de fabrication écologiquement durables, faire découvrir à ces producteurs les filières d’approvisionnement certifié en essences de bois moins connues d’Amérique du Sud, et les mettre en rapport avec les acheteurs étrangers soucieux de l’impératif de viabilité écologique. AMÉRIQUE LATINE ET CARAÏBES · Établissement de pratiques durables pour la chaîne de valeur du café en Amérique centrale : Ce projet de l’IFC aidera plus de 8 000 producteurs de café de pays et régions pionniers d’Amérique centrale, et notamment du Mexique, à adopter des pratiques culturales écologiquement durables, ce que vérifiera l’organisation non gouvernementale Rainforest Alliance. Les producteurs en question sont un élément de la chaîne de valeur constituée par ECOM et Nestlé, deux piliers de ce secteur au plan mondial, et ils devraient, grâce à ce projet, voir leurs revenus progresser d’environ 3 millions de dollars. · Stratégie pour l’Amazonie : En coordination avec la Banque mondiale, l’IFC se donne d’établir des liens de partenariat avec des entreprises et organismes sectoriels qui s’intéressent au développement durable de l’Amazonie. Le cadre stratégique qu’elle envisage pour cela associe deux séries d’éléments : des projets dans divers domaines (agro-industrie, foresterie, mines, infrastructures) donnant lieu à un respect plus poussé des normes environnementales et sociales ; et des services-conseil ciblés de façon à fournir aux acteurs du secteur privé des types d’incitations novateurs ainsi que de nouveaux modèles opérationnels pour la protection de l’environnement et l’établissement de chaînes de valeur durables avec les fournisseurs et les communautés locales. · Soutien à la production de nouveaux carburants au Pérou : En prenant une participation dans la société Maple Energy PLC, entreprise intégrée qui est active par divers biais (pétrole, gaz, nouveaux types de carburants) dans le secteur énergétique au Pérou, l’IFC se donne notamment de soutenir un projet de production d’éthanol à partir de la canne à sucre dans la région de Piura (nord du Pérou). Il s’agira du premier projet de grande ampleur consacré à la production d’éthanol dans ce pays. · Programme de gestion des déchets au Mexique : En accordant des fonds à la société Petstar pour la transformation des bouteilles usagées en matériaux utilisables par le secteur manufacturier, l’IFC entend contribuer à l’amélioration de la gestion des déchets au Mexique. Le projet en question prend appui sur un programme de responsabilité sociale destiné à remédier au problème du travail des enfants et à renforcer l’accès à l’enseignement. · Développement des agences de renseignements commerciaux en Amérique centrale : L’IFC aide à la mise en place d’agences privées régionales de renseignements commerciaux en tant que solution de rechange viable aux agences nationales. Elle a déjà lancé avec succès un projet analogue avec TransUnion, centrale des risques privée mise en place dans le but d’assurer des services dans cinq pays d’Amérique centrale (Guatemala, Honduras, El Salvador, Costa Rica et Nicaragua). · Programme de développement des infrastructures : Initiative multiforme d’une durée de trois ans, ce programme géré par l’IFC a été lancé dans le but de combler les manques d’infrastructures dans la région et d’encourager les investissements privés dans ce domaine. Initialement financé à hauteur de 17,5 millions de dollars, ce programme permettra à des promoteurs publics ou privés en quête d’investissements privés pour des projets d’infrastructures de soumettre leurs idées de projets à l’IFC ; une fois ces projets passés au crible, le programme pourra financer des études de faisabilité pour en déterminer le degré de viabilité potentielle et en définir les formes éventuelles. MOYEN-ORIENT ET AFRIQUE DU NORD · Accès à l’eau en Égypte : L’IFC a été mandatée par le gouvernement pour mettre en place un contrat de concession pour une usine de traitement de l’eau destinée à assurer l’assainissement et l’alimentation en eau potable à New Cairo, la ville nouvelle du Caire. En cours d’aménagement dans le but de remédier au surpeuplement de la capitale égyptienne et à la pression qu’il exerce sur ses infrastructures, cette ville nouvelle est censée, d’après les projections, voir sa population passer de 350 000 à 2 millions d’habitants d’ici 2020. · Partenariat public-privé pour un projet d’irrigation au Maroc : L’IFC a apporté son aide au processus de privatisation d’un projet d’irrigation dans la zone de culture d’agrumes d’El Guerdane. Le consortium mis en place a conclu un accord de concession sur 30 ans pour la construction, le cofinancement et l’exploitation d’un réseau d’irrigation destiné à alimenter en eau quelque 600 exploitants à partir d’un complexe hydraulique voisin. Ce projet constitue le premier exemple de partenariat public-privé en matière d’irrigation dans le monde, et le premier cas de concession d’un projet d’infrastructure à un opérateur privé au Maroc. · Partenariat public-privé pour un projet aéroportuaire en Arabie saoudite : L’IFC a joué un rôle de consultant auprès de la direction générale de l’aviation civile saoudienne pour la mise en place d’un partenariat public-privé en vue de la construction d’une usine de dessalement et d’installations connexes à l’aéroport international King Abdul Aziz de Djeddah. Ce projet permettra d’améliorer des systèmes actuellement vétustes et de fournir, dans un premier temps, 30 000 mètres cubes d’eau potable par jour, et il permettra aussi à la direction générale d’économiser environ 12 millions de dollars par an grâce aux gains d’efficacité obtenus sur le plan gestionnel, technique et opérationnel. · Renforcement du cadre de politique pour le secteur minier au Yémen : L’IFC fournit un appui au processus engagé par le Yémen pour se doter d’un cadre de politique minière exhaustif et écologiquement viable. L’objectif est de renforcer l’intérêt des entreprises en établissant un cadre approprié pour le secteur minier, grâce à la simplification des procédures d’octroi de licences et à la normalisation du processus d’agrément. EUROPE ET ASIE CENTRALE · Opérations de titrisation en Russie : L’IFC a contribué à l’établissement d’un cadre juridique pour les opérations de titrisation en Russie en mettant sur pied un groupe d’étude dont les travaux, menés sous sa direction, ont abouti à une série de recommandations qui ont été adoptées au niveau législatif. Elle a aussi, durant l’exercice 07, apporté son appui à quelques-unes des toutes premières opérations de ce type entreprises dans le pays (en matière de prêts à la consommation, automobiles et hypothécaires, et de créances sur cartes de crédit). · Financement infranational : L’activité de financement municipal permet à l’IFC de porter son attention sur un grand nombre de secteurs prioritaires qui ont un énorme impact sur le développement, mais qui ont souvent été hors de portée pour elle du fait de dépendre du domaine public. Dans le cas de la Russie, il s’agit des routes, de l’eau, de la santé et de l’éducation. Dans ces domaines, le fait de collaborer avec l’IFC permet aux collectivités régionales et aux municipalités de bénéficier d’une meilleure cote de crédit et de pouvoir ainsi attirer des investissements à des conditions plus libérales. · Système de gestion environnementale pour les banques en Russie : En Russie, l’IFC commence à travailler au côté des banques pour les aider à établir et à appliquer un système de gestion environnementale. Cela constitue un concept nouveau, même pour des établissements bancaires importants, solides et établis de longue date. · Microfinance commerciale au Tadjikistan : Au Tadjikistan, l’IFC va financer le fonds de microcrédit IMON (International Micro Loan Fund), initiative multinationale qui est le fruit d’une collaboration entre l’organisation Mercy Corps et l’Association nationale des femmes d’affaires du Tadjikistan. L’objectif est de l’aider à devenir une société de dépôt et non plus seulement de prêt, et de favoriser ainsi l’expansion de ses activités de microcrédit sur l’ensemble du pays. Cette mutation lui permettra d’attirer plus facilement d’éventuels investisseurs, ce qui réduira ses coûts de financement en tant qu’organisme de dépôt, et de diversifier encore sa gamme de services à l’intention des pauvres. - |