| Le 29 novembre 2007 -- Avec un taux de VIH/SIDA de 30,9%, Livingstone, l’un des principaux centres touristiques de la Zambie, affiche le plus haut niveau de prévalence du pays. Située à la frontière de trois pays (Zimbabwe, Botswana et Namibie), Livingstone est devenue, avec sa pléthore de touristes, de commerçants transfrontaliers et de camionneurs assurant le transport à grande distance, un centre de commerce du sexe. À un moment, on dénombrait plus de 200 professionnelles du sexe dans cette ville de 200 000 habitants. Cependant, grâce à un don de 36 500 dollars reçu dans le cadre de la Riposte communautaire au VIH et au SIDA (CRAIDS), l’Initiative transfrontalière Sanduka transforme la vie des professionnelles du sexe de Livingstone et fait d’elles des entrepreneurs légitimes.  | Une bénéficiaire de l’Initiative transfrontalière Sanduka | Ce programme, financé en partie par la Banque mondiale, cible les filles et les femmes s’adonnant au commerce du sexe ou à la prostitution. Plus de 102 d’entre elles ont participé avec succès au programme, beaucoup devenant même des employeuses. Lors d’une récente visite au programme, Mme Joy Phumaphi, Vice-présidente de la Banque mondiale responsable du réseau Développement humain, a salué la CRAIDS, composante de la Riposte nationale zambienne au SIDA, pour son aptitude à donner aux communautés les moyens de réagir efficacement face à l’épidémie de VIH/SIDA. Elle a par ailleurs rendu hommage à un groupe de 97 participantes au programme pour leur courage. « Je me réjouis du fait que la Banque aide à obtenir des résultats tangibles en matière de lutte contre le VIH et le SIDA », a déclaré Mme Phumaphi. « Mais, plus important encore, je suis très heureuse de votre décision de quitter les rues de Livingstone. Vous avez pris une mesure puissante et positive, afin de mener une vie meilleure ainsi que de réduire les niveaux de transmission non seulement en Zambie, mais aussi au Zimbabwe, en Namibie et au Botswana ». L’action de modification des comportements du projet Sanduka, qui signifie « changement profond » en langue tonga, a débuté il y a sept ans après un déclin économique qui a frappé la ville de Livingstone, occasionnant de nombreuses pertes d’emplois et accroissant le niveau de pauvreté. Beaucoup ont dû se tourner vers la prostitution, contribuant ainsi à la propagation du VIH/SIDA. Aujourd’hui, nombre d’anciennes professionnelles du sexe essayent d’améliorer leur vie. « Vous m’avez aidé à transformer ma vie », a confié une ancienne prostituée à Mme Phumaphi. « J’avais l’habitude de changer autant de partenaires en un jour qu’on change de vitesse dans une voiture. Aujourd’hui, je gère mon propre atelier de couture et je suis mariée à un homme. Je suis plus heureuse ».
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