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 BALI, INDONĂSIE, 11 dĂ©cembre 2007 â Le prĂ©sident du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, lance aujourdâhui un mĂ©canisme financier rĂ©volutionnaire pour lutter contre la dĂ©forestation tropicale et les changements climatiques.  Le Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FPCF) a Ă©tĂ© Ă©laborĂ© parce que les forĂȘts sont plus importantes lorsquâelles sont prĂ©servĂ©es plutĂŽt que coupĂ©es. Ce Fonds rĂ©duira la dĂ©forestation et la dĂ©gradation de la forĂȘt en offrant une compensation financiĂšre aux pays en dĂ©veloppement qui auront rĂ©duit leurs Ă©missions de dioxyde de carbone en prĂ©servant leurs forĂȘts.  La dĂ©forestation et la dĂ©gradation forestiĂšre constituent la deuxiĂšme cause du rĂ©chauffement climatique, Ă©tant responsables de prĂšs de 20 % des Ă©missions de gaz Ă effet de serre ; elles sont Ă©galement la principale source dâĂ©missions nationales de pays tels le BrĂ©sil et lâIndonĂ©sie (70 % et 80 % des Ă©missions nationales respectivement). Le FPCF dĂ©veloppera les capacitĂ©s des pays en dĂ©veloppement des rĂ©gions tropicales et subtropicales Ă appliquer une rĂ©duction des Ă©missions provenant de la dĂ©forestation et de la dĂ©gradation (EPDD) de leurs forĂȘts et Ă bĂ©nĂ©ficier dâun futur systĂšme dâincitation pour les EPDD. « Cette initiative constitue un projet pilote pratique pour dĂ©velopper les outils nĂ©cessaires aux nĂ©gociations sur les changements climatiques », a dĂ©clarĂ© le prĂ©sident de la Banque mondiale, M. Zoellick. « Le Fonds de partenariat pour le carbone forestier indique que le monde sâintĂ©resse Ă la valeur mondiale des forĂȘts et quâil est prĂȘt Ă mette un prix sur cette valeur. Ce Fonds peut changer les options Ă©conomiques de bon nombre de personnes dont la subsistance dĂ©pend des forĂȘts. DĂ©sormais, on peut mettre un prix sur la conservation de la forĂȘt et pas seulement sur son exploitation », a-t-il ajoutĂ©.  Dans le cadre du FPCF, les ressources peuvent ĂȘtre utilisĂ©es sous nâimporte quel nouveau rĂ©gime de lutte contre le changement climatique nĂ©gociĂ© aprĂšs 2012, soit lorsque la premiĂšre pĂ©riode dâengagement du Protocole de Kyoto expirera. Le Protocole de Kyoto ne comporte pas actuellement de mesures pour inciter les pays en dĂ©veloppement Ă rĂ©duire leur dĂ©forestation et la dĂ©gradation de leurs forĂȘts, un enjeu qui fait lâobjet de discussions dans le cadre de la Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques Ă Bali et qui pourrait faire partie dâun rĂ©gime de lutte contre le changement climatique aprĂšs 2012. Les initiatives de rĂ©duction de la dĂ©forestation et de la dĂ©gradation forestiĂšre peuvent constituer une nouvelle source de financement pour lâutilisation durable des ressources forestiĂšres et la conservation de la biodiversitĂ©, ainsi quâune nouvelle source de revenus pour les plus de 1,2 milliard de personnes dont la subsistance dĂ©pend des forĂȘts.  Neuf pays dĂ©veloppĂ©s et une organisation non gouvernementale ont dĂ©jĂ fait des promesses de don au FPCF totalisant 160 millions de dollars.  « Nous nâavons pas un seul jour Ă perdre en matiĂšre de protection du climat et de la forĂȘt », a annoncĂ© le ministre du DĂ©veloppement allemand, Heidemarie Wieczorek-Zeul. « Je suis trĂšs heureux que lâAllemagne, en sa capacitĂ© de prĂ©sidente du G8, ait jouĂ© un rĂŽle instrumental dans lâĂ©laboration du FPCF. LâAllemagne donnera 59 millions de dollars (40 millions dâeuros) pour aider les pays en dĂ©veloppement Ă conserver leurs forĂȘts et pour limiter le changement climatique. La protection des forĂȘts doit ĂȘtre un Ă©lĂ©ment central dâune future entente sur le changement climatique », a-t-il affirmĂ©.  Les autres donateurs comprennent le Royaume-Uni (30 millions de dollars), la Hollande (22 millions de dollars), lâAustralie et le Japon (10 millions de dollars chacun), la France et la Suisse (7 millions de dollars chacun) ainsi que le Danemark et la Finlande (5 millions de dollars chacun). De plus, lâorganisation non gouvernementale amĂ©ricaine Nature Conservancy a fait une promesse de don de 5 millions de dollars.  « Le Japon se rĂ©jouit du lancement du FPCF », a dit le premier vice-prĂ©sident du Japon Otohiko Endo. « Nous allons partager avec les participants du FPCF les connaissances et lâexpertise que nous avons acquises en matiĂšre de gestion forestiĂšre au moyen dâaide bilatĂ©rale. »   Bert Koender, ministre hollandais du DĂ©veloppement et de la CoopĂ©ration a fait remarquer que « les forĂȘts sont lâavenir de notre planĂšte. Le gouvernement hollandais soutient le Fonds de partenariat pour le carbone forestier parce quâil protĂ©gera les forĂȘts, la biodiversitĂ© et les intĂ©rĂȘts des plus pauvres. »  La plupart des pays fortement boisĂ©s comptent parmi les plus pauvres du monde. Le Fonds de partenariat pour le carbone forestier soutiendra des programmes ciblant les principaux auteurs de la dĂ©forestation et Ă©laborera des activitĂ©s concrĂštes pour aider les pauvres, dont la subsistance dĂ©pend des forĂȘts, Ă amĂ©liorer leurs conditions de vie. Le Fonds aidera Ă©galement les pays en dĂ©veloppement Ă dĂ©velopper leurs capacitĂ©s techniques, rĂšglementaires et de gestion forestiĂšre durable pour rĂ©duire les Ă©missions provenant de la dĂ©forestation et de la dĂ©gradation des forĂȘts.  La Banque mondiale et le FPCF reconnaissent le rĂŽle spĂ©cial que les peuples autochtones et les autres habitants de la forĂȘt jouent dans la gestion et la protection des forĂȘts dans lesquels ils vivent et dont leurs revenus dĂ©pendent. Ils auront le statut dâobservateurs au sein de la structure de gouvernance du FPCP, soit le mĂȘme statut que dâautres groupes fondateurs tels que les organisations internationales, le secteur privĂ© non donateur et les organisations non gouvernementales.  Le prĂ©sident de la Banque mondiale, M. Zoellick, a expliquĂ© que : « le Fonds de partenariat pour le carbone forestier prĂ©pare le terrain pour un futur systĂšme dâincitations et de flux de financement bien plus vaste visant lâutilisation durable des ressources forestiĂšres et la conservation de la biodiversitĂ©. La finance carbone offre de nouvelles mesures incitatives pour faire mieux dans les domaines de la conservation forestiĂšre et de la lutte contre la pauvretĂ© dans le secteur forestier. Il est nĂ©cessaire de trouver de nouvelles sources de financement, et la participation du secteur privĂ© Ă la collecte de fonds sera essentielle. »  Les modalitĂ©s du Fonds prĂ©voient que les gouvernements sâassureront que les peuples autochtones qui dĂ©pendent des forĂȘts et les autres habitants des forĂȘts seront bien consultĂ©s au cours de lâĂ©bauche du plan de disponibilitĂ© opĂ©rationnelle et de la stratĂ©gie de leur pays pour rĂ©duire les Ă©missions provenant de la dĂ©forestation et de la dĂ©gradation forestiĂšre et quâils bĂ©nĂ©ficieront de dĂ©veloppement de leurs capacitĂ©s.  Bon nombre de pays en dĂ©veloppement ont exprimĂ© leur intĂ©rĂȘt pour le FPCF. Ă ce jour, 30 pays dâAmĂ©rique latine, dâAfrique et dâAsie-Pacifique ont demandĂ© Ă y participer.  Â
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