WASHINGTON, le 30 novembre 2007 – Les envois de fonds à destination des pays en développement devraient atteindre 240 milliards de dollars en 2007, d’après de nouvelles données publiées aujourd’hui par la Banque mondiale. La note de synthèse « Tendances des envois de fonds en 2007 » soutient que le montant réel des envois de fonds est encore plus élevé si l’on tient compte des envois non déclarés. La publication de ces données a coïncidé avec la réunion du G8 et des pays invités qui se tenait à Berlin du 28 au 30 novembre et portait sur les envois de fonds.
« Les envois de fonds déclarés sont deux fois plus élevés que l’aide officielle et représentent près des deux tiers des investissements étrangers directs reçus par les pays en développement », a expliqué Dilip Ratha, économiste principal du groupe Perspectives du développement de la Banque mondiale.
La note décrit les tendances générales, par régions et par pays, dans les flux d’envois de fonds à l’échelle mondiale et met en lumière certains des changements structurels susceptibles d’influer sur ces flux.
D’après cette analyse, une quasi stagnation des envois de fonds vers le Mexique et une baisse des envois en Amérique latine ont contribué au ralentissement du taux de croissance des envois de fonds en 2007. Cependant, la croissance des envois de fonds à destination des pays en développement en général est demeurée robuste en raison de la forte croissance en Europe et en Asie.
L’utilisation récente du téléphone portable et d’instruments de transfert électronique de fonds a entraîné des changements structurels positifs dans l’industrie des envois de fonds. L’application de ces changements structurels est toutefois freinée par l’imprécision de certaines réglementations essentielles (notamment celles qui régissent le blanchiment d’argent et autres délits financiers).
« Les frais d’envoi de fonds ont diminué, mais pas suffisamment, notamment dans les couloirs Sud-Sud », a déclaré Uri Dadush, directeur du groupePerspectives du développement et du service du Commerce international de la Banque mondiale . M. Dadush est également président du groupe de travail sur la migration de la Banque mondiale.