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Le prix des produits de base et la structure de la Banque mondiale et du FMI à l’ordre du jour du G-20

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KLEINMOND(Afrique du Sud), le 21 novembre 2007 – Les relations entre les puissances économiques mondiales, la stabilité financière et les cycles des produits de base ont dominé l’ordre du jour de la réunion annuelle du Groupe des Vingt (G-20), qui s’est tenue du 16 au 18 novembre.

La réunion des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales de 20 des pays industrialisés et en développement du monde avait pour objectif de renforcer la coopération internationale sur les questions financières et économiques transfrontières.

La réunion a été organisée par l’Afrique du Sud, le seul pays africain représenté au sein du G-20, dans une vaste propriété isolée située sur la côte à proximité du Cap, où les délégués ont eu le loisir de débattre de questions de politique et d’engager un dialogue approfondi.

Mandat du G-20

Le G-20 est un forum informel qui encourage l’établissement d’un dialogue ouvert et constructif entre les pays industriels et les pays à économie de marché émergente sur les questions ayant trait à la stabilité économique mondiale. Il a été créé à la suite des crises financières de la fin des années 1990 et de la constatation que les grands pays à économie de marché émergente ne figuraient pas suffisamment au centre des discussions et de la gouvernance de l’économie mondiale. Le forum apporte son appui à la croissance et au développement du monde en contribuant au renforcement de l’architecture financière internationale. Ce faisant, il permet un dialogue sur les politiques nationales, la coopération internationale et les institutions économiques et financières internationales.

Selon les dirigeants du G-20, les perspectives économiques mondiales sont incertaines, en partie en raison de la volatilité du cours des produits de base, qui menace la stabilité des prix dans de nombreux pays ; le président de la Banque mondiale, M. Robert B. Zoellick, en compagnie du directeur général du Fonds monétaire international, M. Dominique Strauss-Kahn, a noté les effets particuliers de cette volatilité sur les populations pauvres.

« Alors que ce phénomène peut être bénéfique pour certains pays en développement, je me suis efforcé de montrer qu’il frappe durement 17 des pays les plus pauvres, » a-t-il déclaré à l’issue d’une réunion. « J’ai proposé que nous portions une attention particulière à ce problème pour éviter certaines difficultés à ces pays. »

Pendant la réunion consacrée aux cycles des produits de base, M. Robert Zoellick a attiré l’attention sur certains outils d’aide aux pays pauvres, en particulier la reconstitution des ressources de l’Association internationale de développement.

Il a déclaré : « J’ai également évoqué les possibilités qu’offrent nos prêts en faveur des politiques de réforme pour accroître l’efficacité des secteurs énergétiques, mobiliser des capitaux privés dans le cadre des stratégies de croissance à faible intensité de carbone, et j’ai tenté de faire le lien avec l’ordre du jour de la conférence de Bali et du sommet de Tokyo où nous nous efforcerons de mobiliser un soutien international pour aider certains des pays les plus pauvres à améliorer leurs taux de rendement énergétique, en réduisant leurs dépenses tout en servant la cause du changement climatique. »

G20 Participants

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Après avoir débattu des questions économiques mondiales, les délégués ont saisi l’occasion pour exhorter la Banque et le FMI, deux organisations dont les décisions influent sur l’économie mondiale, à faire des réformes. Le groupe a renouvelé son engagement à renforcer la crédibilité et la légitimité de la Banque et du FMI. Évoquant les récentes nominations à la tête de la Banque et du FMI, le groupe a déclaré que le choix des cadres supérieurs de ces deux organisations devrait se faire sur le mérite et assurer une représentation de tous les membres.

Dans un communiqué publié à l’issue de la réunion, il a été noté que « la réforme devrait augmenter la représentation des économies dynamiques, bon nombre étant des économies de marché émergentes.»

M. Robert Zoellick s’est félicité de l’intérêt continu que suscite un renforcement des moyens d’expression et de la représentation des pays en développement.

Participation

Le G-20 est constitué des ministres des finances et des gouverneurs des banques centrales des pays riches du G-7, à savoir États-Unis,  Allemagne, Japon, France, Italie, Royaume-Uni et Canada, ainsi que de l’Afrique du Sud, de l’Arabie saoudite, de l’Argentine, de l’Australie, du Brésil, de la Chine, de la Corée du Sud, de l’Inde, de l’Indonésie, du Mexique, de la Russie et de la Turquie. L’Union européenne est également membre du G-20 où elle est représentée par le Président du Conseil européen (présidence tournante) et le Gouverneur de la Banque centrale européenne. Pour assurer une parfaite coordination des travaux des organisations et institutions économiques internationales, le Directeur général du Fonds monétaire international (FMI) et le Président de la Banque mondiale, ainsi que les présidents du Comité monétaire et financier international et du Comité du développement du FMI et de la Banque mondiale, participent également, ès qualité, aux réunions du G-20.

« À court terme, une partie de l’attention est polarisée sur le FMI, mais de telles mesures figurent également en bonne place dans les priorités de la Banque, » a-t-il déclaré. « J’ai également été très sensible aux nombreux appuis aux orientations que nous avons définies lors des Assemblées annuelles [de la Banque mondiale et du FMI] ainsi qu’aux encouragements à les mettre en œuvre. »

Le président de l’Afrique du Sud, M. Thabo Mbeki, a consacré l’essentiel de sa brève intervention aux importantes réformes qu’appellent les structures de gouvernance du FMI et de la Banque mondiale.
« Je note avec satisfaction que M. Robert Zoellick a défini un cadre en six points dont l’objectif est de restructurer la Banque mondiale et de contribuer à une mondialisation ne faisant pas d’exclus et je souhaite à M. Dominique Strauss-Kahn beaucoup de succès face aux défis qui confrontent le Fonds monétaire international, » a-t-il déclaré.

Au cours des dernières semaines, M. Robert Zoellick a défini sa nouvelle vision de la Banque qui consiste à intensifier la lutte contre la pauvreté. Cette vision comprend six thèmes stratégiques :

  • Aider à éliminer la pauvreté et à encourager une croissance durable dans les pays les plus pauvres, particulièrement en Afrique.
  • Répondre aux problèmes particuliers qui se posent aux pays sortant d’un conflit.
  • Élaborer un ensemble compétitif de « solutions de développement » pour les pays à revenu intermédiaire, comportant des services personnalisés et des financements.
  • Jouer un rôle plus actif pour la promotion des biens publics mondiaux et régionaux sur les questions qui transcendent les frontières nationales, notamment le changement climatique, le HIV/SIDA, le paludisme et l’aide à la facilitation des échanges.
  • Aider ceux qui cherchent à promouvoir le développement et les opportunités au sein du monde arabe.
  • Favoriser une politique de « développement et de diffusion des connaissances » dans tout le Groupe de la Banque mondiale pour appuyer son rôle de « brain trust » ― un centre de réflexion sur des données d’expérience d’ordre pratique.

Thabo Mbeki a ajouté : « Nous savons tous que les changements en cours au sein de ces importantes institutions aideront la communauté internationale à lutter de façon décisive contre la pauvreté et le sous-développement. »

La réunion du G-20 de novembre était la première à se tenir dans un pays africain. L’année prochaine, la réunion aura lieu au Brésil et en 2009, au Royaume-Uni. Le forum rassemble d’importants pays industriels et pays aux économies de marché émergentes de toutes les régions du monde, qui représentent environ 90 % du produit mondial brut, 80 % des échanges commerciaux mondiaux et les deux tiers de la population du monde.

Grâce à son poids économique et à sa composition, le G-20 dispose d’une grande légitimité et exerce une influence considérable sur la gestion de l’économie et du système financier planétaires.
« Je considère le G-20 comme une enceinte très utile, car il rassemble les grands pays, tant développés qu’en développement, » a déclaré M. Robert Zoellick. « Il ne compte pas les pays les plus pauvres parmi ses membres mais il accueille bon nombre des pays en développement émergents. La rencontre des ministres et des gouverneurs des banques centrales de ces pays permet de dresser le bilan précis des grandes questions d’actualité » a-t-il ajouté. 


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