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Une approche intégrée à la lutte contre le paludisme

Le président Wolfowitz visite un programme sous-régional unique basé en Afrique du Sud
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bullet squareDéclaration de M. Paul Wolfowitz au Centre de lutte contre le Paludisme de Tzaneen, en Afrique du Sud 
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Communiqué - Lancement de la Fondation

bullet squareDiaporama
PROVINCE DE LIMPOPO, AFRIQUE DU SUD, le 20 mars 2007 – Le Président de la Banque mondiale, Paul Wolfowitz, s’est joint à l’ambassadrice de l’UNICEF pour le paludisme, l’artiste Yvonne Chaka Chaka, connue dans toute la région comme la « Princesse de l’Afrique », dans un voyage à destination de la Province de Limpopo pour visiter un programme unique de lutte contre le paludisme qui montre que cette maladie peut être maîtrisée en Afrique sub-saharienne à l’aide des outils existants.

Le programme de l’Initiative de développement spatial de Lubombo (LSDI) encourage la combinaison de traitements rapides, de pulvérisation intradomiciliaire et de distribution durable de moustiquaires dans le cadre de partenariats public-privé. Le programme de Lubombo fait partie du partenariat régional entre l’Afrique du Sud, le Mozambique et le Swaziland dans la lutte contre le paludisme, qui intervient dans les régions impaludées d’Afrique du Sud, et constitue un facteur important de la lutte contre la maladie dans les zones frontalières.

Conçu conjointement avec le secteur privé, ce projet montre que la lutte contre le paludisme est possible dans le contexte de l’Afrique subsaharienne, et souligne la valeur des partenariats public-privé pour atteindre des résultats.

Mais le programme montre aussi que, si les outils existants peuvent être utilisés, les aptitudes humaines et le suivi et évaluation sont essentiels pour obtenir des résultats.

Un ‘institut du paludisme’ qui produit des résultats sur le terrain

Wolfowitz et Chaka Chaka ont visité l’Institut Siegfried Annecke, plus connu sous le nom « d’institut du paludisme », à Tzaneen. Ils se sont ensuite rendus dans la communauté Mamitwa pour observer comment les équipes formées pulvérisaient les dessous des avant-toits des maisons en terre et en briques pour combattre les moustiques vecteurs du paludisme. Ils ont aussi rencontré les membres de la communauté pour les entendre dire comment le programme de lutte contre le paludisme avait amélioré leurs vies.

Le Ministre de la Santé de la province de Limpopo, Seaparo Sekoati, qui accompagnait la délégation, a expliqué la vision du programme : « Nous pensons être dans une position stratégique pour faire des progrès dans toute la communauté d’Afrique australe, et nous souhaiterions que vous nous aidiez à devenir un centre d’excellence pour le paludisme ».

Un modèle pour réduire les taux de prévalence du paludisme

Le paludisme est endémique dans les zones de basse altitude de Mpumulanga (en particulier Kruger Park), Limpopo et le nord-est du KwaZulu Natal (notamment la côte de Maputaland). Environ 10 pour cent des Sud-africains vivent dans ces zones impaludées. Ce taux est relativement faible par rapport aux normes en Afrique subsaharienne, étant donné que dans la plupart des pays, toute la population est à risque.

Toutefois, là où le paludisme sévit, les taux ont considérablement baissé au cours des cinq dernières années, d’environ 80 pour cent dans certaines régions à près de 10 pour cent en 2005/06, principalement grâce aux pulvérisations résiduelles intradomiciliaires (IRS) et au traitement rapide de la maladie.

Pourtant, la complexité de la tâche n’a pas échappé aux visiteurs du site. M. Wolfowitz a constaté « qu’une activité aussi simple en apparence que la pulvérisation résiduelle intradomiciliaire… doit être effectuée de manière à ne pas permettre aux moustiques de produire des souches résistantes aux pesticides, et requiert en fait plusieurs semaines de formation pour les personnes chargées de ce travail. Il ne suffit pas de pousser un bouton pour obtenir des résultats, car la recherche qui doit y être associée est encore plus complexe. »

Le Président de la Banque a loué les efforts du Ministre, en notant que le programme est une formidable illustration du rôle de chef de file qu’exerce l’Afrique du Sud dans la région. « C’est un atout considérable pour l’Afrique toute entière que ce pays ait la capacité, les ressources et le potentiel humain, et je voudrais voir cet Institut particulier du paludisme se développer. Nous devons mieux chercher à savoir ce qui marche, pour l’appliquer à d’autres lieux ».

Le gouvernement du Mozambique prépare actuellement, avec l’appui de la Banque mondiale, un projet qui vise à étendre l’approche LSDI à d’autres régions du pays qui ne sont pas encore couvertes.

Lancement d’un effort royal

Plus tard dans la journée, Wolfowitz a rejoint Chaka Chaka au lancement à Johannesburg de sa nouvelle « Princess of Africa Foundation (Fondation Princesse d’Afrique) », qui a pour but de combattre le paludisme en utilisant le double statut dont jouit Chaka Chaka en tant que célébrité et ambassadrice de l’UNICEF pour le paludisme en Afrique. Elle a vivement invité les bailleurs de fonds, les pays bénéficiaires, les organismes de développement et d’autres membres de l’Initiative Faire reculer le paludisme à veiller à ce que les fonds dédiés à la lutte contre cette maladie soient utilisés de manière transparente et produisent des résultats mesurables.

« Nous allons servir de catalyseurs à l’émergence d’une communauté africaine responsable qui soit bien informée sur le paludisme, ses causes et les moyens efficaces de lutte contre la maladie », a-t-elle déclaré. «  Le but de la Fondation est de mobiliser la société africaine toute entière pour responsabiliser les communautés locales et les amener à contribuer. »

L’ambassadrice Chaka Chaka a déclaré qu’il était urgent d’agir pour réduire non seulement le nombre de décès et de maladies dus au paludisme chaque année, mais aussi les pertes économiques qui en découlent. Par exemple, lorsque les adultes handicapés par la maladie ne peuvent travailler, ils perdent leurs sources de revenu.

Elle a aussi attiré l’attention sur une recommandation majeure du Rapport du parlement britannique sur le paludisme, publié simultanément à Londres, qui encourageait les bailleurs de fonds et les pays africains à mobiliser des financements novateurs, prévisibles et durables. Ce type de financement permettrait aux ministres de la Santé de la région de planifier des programmes efficaces et durables de lutte contre le paludisme pour prévenir et traiter cette maladie parmi les populations les plus pauvres du continent qui, a-t-elle déclaré, n’accédaient toujours pas aux médicaments d’importance vitale et aux mesures de prévention.

Utilisation transparente des fonds

Le président Wolfowitz a loué la passion de Chaka Chaka sur la question et salué l’accent considérable mis par la nouvelle fondation sur une plus grande imputabilité et transparence dans l’utilisation des fonds consacrés à la lutte contre le paludisme. Il a déclaré qu’il est impératif que les pays pauvres, les bailleurs de fonds, les organisations de la société civile et d’autres groupes essentiels puissent suivre le cheminement des fonds de lutte contre le paludisme et démontrer une baisse des taux de mortalité et de morbidité conséquente aux programmes de lutte contre le paludisme.  « Nous somme à un moment critique, » a-t-il déclaré. « Les pays commencent à obtenir des résultats, à distribuer des moustiquaires imprégnées, à étendre la pulvérisation intradomiciliaire et à réduire les taux de transmission du paludisme et les décès associés. Il est possible de venir à bout de cette maladie, mais nous devons suivre les résultats en toute transparence, et les efforts doivent être soutenus. »

Produire des résultats

Wolfowitz a aussi relevé que l’imputabilité et la transparence étaient des piliers importants du Programme Booster de la Banque mondiale pour la lutte contre le paludisme en Afrique, qui a été lancé en fin 2005 pour aider les pays africains à réduire le nombre de décès, de maladies et le volume des pertes économiques causés par le paludisme sur le continent chaque année. Il a mentionné un outil spécifique développé par la Banque mondiale et appelé Carte du paludisme (Malaria scorecard), qui est actuellement étudié avec les partenaires au développement comme moyen de suivre, pays par pays, les apports financiers et les résultats en matière de santé.

Jusqu’à présent, le Programme Booster, qui aide les pays à couvrir les coûts de mesures de prévention telles que la pulvérisation résiduelle intradomiciliaire et les moustiquaires imprégnées, et financer les médicaments visant à prévenir et traiter le paludisme, a fourni 357 millions de dollars EU à 11 projets de lutte contre le paludisme dans 14 pays africains en 18 mois seulement. Il s’agit d’une augmentation par rapport aux 50 millions de dollars EU environ engagés par la Banque mondiale pour la lutte contre le paludisme en Afrique au cours des cinq années précédant ce Programme.

Wolfowitz s’est ensuite envolé vers Cape Town où il a pris part à la conférence du Réseau des parlementaires sur la Banque mondiale organisée par le parlement sud-africain.

Lire l'article en anglais.


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