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Un réseau africain pour plus de responsabilité

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AFRIQUE DU SUD, le 5 février 2007 – Des responsables publics et de la société civile du continent africain tout entier se sont réunis à Pretoria en décembre pour lancer le Réseau affilié pour la responsabilité sociale (ANSA-Africa), un mécanisme novateur visant à soutenir les initiatives de responsabilité sociale sur le continent. La cérémonie de lancement s’est tenue au South Africa Human Sciences Research Council (HSRC) qui cofinance l’initiative avec la Banque mondiale.

ANSA-Africa a l’intention de devenir le premier réseau africain d’appui aux initiatives de gouvernance du point de vue de la demande sur le continent. En se basant sur l’expertise existante en Afrique, ANSA aide à associer les citoyens et les organisations de la société civile à la construction d’Etats plus performants.

« Cette initiative est très opportune, au regard des efforts entrepris par nombre de nos responsables politiques et pays pour assurer le développement socioéconomique et la reconstruction de notre continent, » a déclaré Temba Masilela, Directeur exécutif de l’Unité d’analyses politiques au HSRC, et ancien conseiller du Ministre sud-africain du Développement social, dans son allocution d’ouverture.

ANSA Africa

Depuis la gauche : Eric Aligula Magolo, membre du comité exécutif de ANSA-Africa ; Mary McNeil, Institut de la Banque mondiale ; Ritva Reinikka, Directrice des opérations, Banque mondiale ; Craig Schwabe, Directeur, HSRC ; Carolyn Winter, Banque mondiale, région Afrique ; Temba Masilela, Directeur exécutif de l’Unité d’analyses politiques au HSRC.

Un appui sous forme de subventions

Grâce à un financement initial pour trois ans du Fonds de subvention au développement de la Banque mondiale, ANSA-Africa va s’associer avec des partenaires sur tout le continent qui, à leur tour, vont constituer leurs propres associations régionales et locales pour soutenir les initiatives de responsabilité sociale. Le réseau diffusera des informations sur les outils efficaces et servira d’incubateur pour les approches novatrices, tant au niveau national que régional.

Le réseau va mettre en pratique les initiatives demandées dans les derniers travaux d’analyse de la Banque, notamment le Rapport 2004 sur le développement dans le monde : Des services pour les pauvres, et le rapport du Groupe de travail sur le renforcement des capacités en Afrique : Bâtir des Etats performants, créer des sociétés engagées. Ces deux rapports ont appelé à accorder plus d’attention au renforcement de l’implication des citoyens, ou des clients, dans la prestation des services et à assurer une gouvernance plus responsable.

Les pauvres se font entendre

ANSA-Africa va contribuer à améliorer les méthodologies existantes, telles que les rapports d’évaluation citoyenne (Citizen report cards), l’élaboration participative des budgets et les études de suivi participatif des dépenses publiques entre autres, en vue d’assurer une transparence accrue dans l’utilisation des ressources publiques et de mieux adapter les actions aux besoins des citoyens. De telles approches donnent plus de poids aux pauvres, qui sont généralement les principales victimes de la mauvaise répartition des fonds et d’une fourniture inappropriée des services.

 Riva Reinikka, WB Country Director

Ritva Reinikka au lancement de ANSA-Africa

« Les communautés, les gouvernements et la société civile en Afrique ont manifesté à suffisance leur volonté de s’attaquer aux détournements des ressources publiques et de renforcer les institutions qui fournissent les services sociaux essentiels aux pauvres, » a dit Ritva Reinika, Directrice des opérations de la Banque mondiale pour l’Afrique du Sud, le Botswana, le Lesotho, Madagascar, Maurice, la Namibie et le Swaziland, qui a beaucoup œuvré au lancement du réseau.

Renforcer les institutions africaines

ANSA-Africa va aussi œuvrer pour le renforcement des capacités des institutions africaines, une préoccupation majeure de l’Institut de la Banque mondiale qui pilote les actions dans ce domaine en collaboration avec la Région Afrique. « Nous reconnaissons que nous pourrions obtenir plus de résultats en renforçant les capacités des institutions partenaires, en particulier celles qui sont les plus proches des clients, » a déclaré Frannie Léautier, Vice-présidente de l’Institut de la Banque mondiale (WBI).

Selon Mary McNeil qui dirige les efforts au sein du WBI, « Nous cherchions un moyen de soutenir les jeunes initiatives dont nous avions connaissance et qui avaient besoin d’aide ». « ANSA-Africa offre un modèle susceptible de fournir un appui soutenu et une expertise technique aux praticiens qui, autrement, iraient chercher cette assistance hors d’Afrique. »

Le réseau a à sa tête un comité directeur constitué d’Africains ressortissants de pays francophones, anglophones et lusophones, et un groupe de conseillers techniques qui va fournir de l’expertise sur un grand nombre de sujets au fur et à mesure qu’évoluera l’initiative.

Après l’ouverture officielle, un atelier s’est tenu à l’intention des acteurs pour impliquer un plus nombre de personnes dans la planification des étapes suivantes, et diffuser l’information sur le programme de travail initial du réseau à une plus grande audience. Entre autres résultats de l’atelier, l’on compte la demande d’une meilleure documentation des approches de responsabilité sociale et une meilleure compréhension des actions en cours sur le continent. Plus tard cette année, ANSA-Africa va lancer un système interactif de gestion des connaissances par Internet. Un programme stratégique de travail plus complet devrait être approuvé en début mars 2007.

Contribution de Drew Harton de l’Institut de la Banque mondiale


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