Contacts Ă Washington: Timothy Carrrington (202) 473 8133 tcarrington@worldbank.org Ă Addis Ababa: Gelila Woodeneh (251-1) 517 60 00 gwoodeneh@worldbank.org WASHINGTON, le 20 dĂ©cembre 2007 â Le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a approuvĂ© aujourdâhui une enveloppe de 215 millions de dollars de don accordĂ© par lâAssociation internationale de dĂ©veloppement (IDA) au Gouvernement Ă©thiopien en vue de poursuivre ses efforts de protection et de promotion des services de base fournis par les collectivitĂ©s infranationales tout en assurant plus de transparence et de responsabilitĂ© au niveau local dans la fourniture de ces services. Ce financement vient complĂ©ter les 215 millions de dollars dĂ©jĂ engagĂ©s durant les 18 derniers mois de mise en Ćuvre du Projet de protection des services de base en Ăthiopie, portant le financement de lâIDA au titre de ce programme Ă un total de 430 millions de dollars. Le projet comprend les composantes ci-aprĂšs : Composante 1 â Le volet services de base comprend deux sous-composantes : Sous-composante 1(a) â Promotion de la prestation de services de base par les administrations infranationales â Les services de base (santĂ©, Ă©ducation, agriculture et ressources naturelles, y compris lâeau) fournis par les administrations rĂ©gionales et locales seront poursuivies. Sous-composante 1(b) â Projet pilote de don pour lâinvestissement local â Appui au renforcement de lâimpact du projet sur la prestation de services au niveau local. Cette nouvelle sous-composante viendra appuyer le lancement dâun projet pilote de don Ă but spĂ©cifique accordĂ© par le gouvernement fĂ©dĂ©ral aux rĂ©gions et destinĂ© exclusivement aux dĂ©penses dâinvestissement entreprises par les collectivitĂ©s locales pour soutenir la prestation de services de base. Composante 2 â Promotion de lâobjectif de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire relatif Ă la santĂ© â Cette composante visera Ă poursuivre les actions entreprises dans le cadre du Projet de protection des services de base dans le but dâaccĂ©lĂ©rer et de pĂ©renniser les efforts de lutte contre le paludisme, de rĂ©duire la mortalitĂ© infantile au moyen de la vaccination, dâamĂ©liorer la prestation de services de soins de santĂ© primaires, de consolider les initiatives de planification familiale, dâassurer le renforcement des capacitĂ©s et du systĂšme de santĂ©. Composante 3 â Renforcement des systĂšmes de gouvernance liĂ©s Ă la transparence et Ă la responsabilitĂ© financiĂšres â Cette composante continuera dâappuyer les activitĂ©s menĂ©es aux niveaux des administrations rĂ©gionales/urbaines, locales et communautaires en vue de renforcer la transparence dans les procĂ©dures budgĂ©taires et de susciter la participation Ă©largie des groupes reprĂ©sentant les administrĂ©s et les citoyens en gĂ©nĂ©ral dans la formulation du budget et la prestation de services publics. Elle continuera aussi Ă soutenir diverses activitĂ©s de renforcement des capacitĂ©s, lâamĂ©lioration du systĂšme de gestion des finances publiques, les activitĂ©s de suivi et dâĂ©valuation, ainsi que la vĂ©rification de la qualitĂ© technique de lâinfrastructure se rapportant Ă la nouvelle sous-composante relative Ă lâinvestissement local. Composante 4 â ResponsabilitĂ© sociale â Cette composante vient appuyer le renforcement de capacitĂ©s liĂ©es Ă un certain nombre de mĂ©thodes dâapproche et leur mise Ă lâessai dans le but de mieux faire entendre la voix des citoyens et leur donner plus de pouvoir en tant que clients, dans le contexte de la prestation de services dĂ©centralisĂ©s ; cette composante vise aussi Ă renforcer les capacitĂ©s des citoyens Ă participer Ă la formulation du budget. Elle est financĂ©e au moyen dâun fonds fiduciaire multi-donateur administrĂ© par la Banque mondiale et fournit un financement direct aux organisations de la sociĂ©tĂ© civile en agissant par le truchement dâune entitĂ© de gestion non Ă©tatique.
Les 215 millions de dollars de financement supplĂ©mentaire devraient permettre de couvrir les besoins de financement nĂ©cessaires pour achever les principales activitĂ©s prĂ©vues au titre de lâactuelle composante 1 â Promotion de la prestation de services de base par les administrations infranationales, et de la composante 2 â Promotion de lâobjectif de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire relatif Ă la santĂ©. Dans sa dĂ©cision dâapprouver le financement supplĂ©mentaire, le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a reconnu et apprĂ©cié à sa juste valeur lâimpressionnant impact du Projet de protection des services de base en Ăthiopie, lâengagement ferme de lâĂtat Ă Ă©largir la portĂ©e de ses services publics en faveur des pauvres, ainsi que le bon exemple que cela reprĂ©sente en termes dâharmonisation de lâaction des bailleurs de fonds dans lâoptique dâobtenir des rĂ©sultats dans un domaine particuliĂšrement important pour la rĂ©alisation des objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire. « Le Projet de protection des services de base en Ăthiopie fait reculer les frontiĂšres de lâamĂ©lioration de la fourniture des services de base Ă grande Ă©chelle et rend cette prestation davantage comptable au regard de la population », affirme Kenichi Ohashi, Directeur des opĂ©rations de la Banque mondiale pour lâĂthiopie et le Soudan. « Les dĂ©fis sont certes considĂ©rables, mais tels sont les Ă©lĂ©ments de base qui permettront de donner aux populations locales les moyens dâaction voulus. La communautĂ© internationale souhaite voir prendre corps un effort national qui permettra de rĂ©aliser les objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire et, ce faisant, de tirer parti des moyens dont disposent les populations locales pour prendre des dĂ©cisions affectant leurs vies et celles de leur progĂ©niture». Le Projet de protection des services de base en Ăthiopie qui a pour objectif dâaccorder des dons aux administrations locales en vue de la prestation de services dans les secteurs de la santĂ©, lâĂ©ducation, lâagriculture et lâeau exige que soit Ă©tabli un rapport rigoureux de lâaffectation des fonds et des dĂ©penses effectuĂ©es. Ă cet Ă©gard, quatre conditions doivent ĂȘtre remplies : lâĂ©quité - elle vise Ă assurer que la prestation des services se fasse indĂ©pendamment des partis pris et des affiliations politiques ; la bonne gestion fiduciaire â elle a pour but dâassurer que les ressources soient utilisĂ©es aux fins prĂ©vues ; lâ« additionnalité» â elle vise Ă assurer que lâactuel niveau de financement des services de base par lâĂtat Ă©thiopien ne baisse pas ; et enfin, la responsabilitĂ© implique que les citoyens soient pleinement informĂ©s et autorisĂ©s Ă participer Ă la prise de dĂ©cisions affectant leur accĂšs Ă des services dont lâimportance nâest plus Ă dĂ©montrer. En cas de dĂ©faillances substantielles dans le respect de ces quatre conditions, les dĂ©caissements au titre du projet peuvent ĂȘtre interrompus. Le Projet de protection des services de base en Ăthiopie est soutenu par une large coalition de partenaires de dĂ©veloppement au nombre desquels figurent la Banque africaine de dĂ©veloppement, lâAgence canadienne de dĂ©veloppement international, le DĂ©partement du dĂ©veloppement international du Royaume-Uni, la Commission europĂ©enne, lâagence Irish Aid, lâagence KfW dâAllemagne, les Pays-Bas et la Banque mondiale. Ă ce jour, la contribution des partenaires de dĂ©veloppement aux ressources initiales du projet se monte Ă plus de 800 millions de dollars, environ 375 millions de dollars de financement supplĂ©mentaire Ă©tant attendus dont les 215 millions de dollars de la Banque mondiale. Les autoritĂ©s nationales et la communautĂ© internationale ont convenu que ces fonds seraient utilisĂ©s au titre de lâannĂ©e prochaine, pĂ©riode au cours de laquelle seront lancĂ©s les prĂ©paratifs en vue de mettre sur pied le projet qui succĂšdera au Projet de protection des services de base dans lâoptique de soutenir la fourniture de services dĂ©centralisĂ©s Ă moyen terme.
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