Les pays en dĂ©veloppement doivent amĂ©liorer leurs capacitĂ©s d’absorption et d’utilisation des technologies

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Communiqué de presse n°:2008/180/DEC

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LONDRES, le 9 janvier 2008 — L’avancĂ©e rapide des technologies dans les pays en dĂ©veloppement a contribuĂ© Ă  accroĂźtre les revenus et Ă  ramener la proportion d’individus vivant dans la pauvretĂ© absolue de 29 % en 1990 Ă  18 % en 2004. Mais en dĂ©pit de ces progrĂšs, l’écart technologique entre pays riches et pays pauvres demeure Ă©norme, et la capacitĂ© d’absorption des technologies nouvelles reste faible dans les Ă©conomie en dĂ©veloppement, souligne la Banque mondiale dans sa derniĂšre Ă©dition des Perspectives pour l’économie mondiale.

« Les avancĂ©es technologiques ont Ă©tĂ© de 40 à 60 % plus rapides dans les pays en dĂ©veloppement que dans les pays riches entre le dĂ©but des annĂ©es 90 et les annĂ©es qui ont suivi l’an 2000 », a dĂ©clarĂ© Andrew Burns, Ă©conomiste principal Ă  la Banque et principal auteur du rapport. « Les pays en dĂ©veloppement ont nĂ©anmoins beaucoup de chemin Ă  parcourir, du fait que le niveau de technologie qu’ils utilisent n’est que le quart de celui qu’emploient les pays Ă  revenu Ă©levĂ©. »

IntitulĂ©e Diffusion des technologies dans les pays en dĂ©veloppement, l’édition 2008 des Perspectives indique que les progrĂšs rĂ©cemment accomplis Ă  cet Ă©gard reflĂštent une exposition accrue aux technologies Ă©trangĂšres. En pourcentage du PIB, les importations de produits de haute technologie ainsi que les apports d’investissement direct Ă©tranger dans ce domaine ont en effet doublĂ© depuis le dĂ©but des annĂ©es 90.

« L’essor des contacts en matiĂšre commerciale et d’investissement avec les pays Ă  revenu Ă©levĂ©, facilitĂ© dans bien des cas par les groupes de migrants, a Ă©tĂ© essentiel au progrĂšs technologique dans les pays en dĂ©veloppement », a fait observer Uri Dadush, directeur du Groupe d’études des perspectives de dĂ©veloppement Ă  la Banque. « Mais l’ouverture sur l’extĂ©rieur, Ă  elle seule, ne suffit pas. Pour continuer Ă  refaire le terrain perdu, les pays doivent renforcer leurs rĂ©sultats scolaires, leur gouvernance, leurs infrastructures de base, et leurs liens avec les groupes de migrants. »

Ce qui ressort notamment du rapport, c’est que le faible niveau de diffusion des technologies au sein des pays restreint, dans bien des cas, leur niveau de progrĂšs technologique global. Dans des pays comme le BrĂ©sil, l’Inde ou la Chine, par exemple, on pourra voir de grands centres d’activitĂ© Ă©conomique et entreprises de pointe fonctionner sur ce qui se fait de mieux dans le monde au plan technologique, tandis que la plupart des entreprises de ces pays fonctionnent Ă  moins d’un cinquiĂšme du niveau de productivitĂ© optimal.

Selon le rapport, amĂ©liorer la capacitĂ© d’absorption des technologies Ă©trangĂšres est d’une importance capitale dans les pays Ă  faible revenu. Et cela vaut Ă©galement pour les pays Ă  revenu intermĂ©diaire qui ont exploitĂ© les avantages comparatifs de leurs faibles niveaux de salaires au lieu de jouer la carte du renforcement de leurs compĂ©tences internes.

Autres points majeurs de ce rapport

  • Pour la plupart, les pays en dĂ©veloppement sont trĂšs peu prĂ©sents Ă  la pointe des avancĂ©es technologiques Ă  l’échelle mondiale. C’est l’adoption et l’adaptation des technologies existantes qui leur a permis de progresser rapidement au plan Ă©conomique, et cela restera probablement le cas Ă  l’avenir, compte tenu de l’important fossĂ© technologique qui existe.
  • La technologie se rĂ©pand dĂ©sormais bien plus rapidement d’un pays Ă  l’autre. Au dĂ©but du XXe siĂšcle, les nouvelles technologies prenaient plus de 50 ans Ă  atteindre la plupart des pays du globe ; aujourd’hui, cela prend environ 16 ans.
  • Mais la technologie a aussi tendance Ă  se rĂ©pandre lentement au sein d’un mĂȘme pays. À ce niveau, les grandes villes et les secteurs de pointe utilisent des technologies plus avancĂ©es que le reste de l’économie. En Inde, par exemple, le secteur des services qui s’est dĂ©veloppĂ© grĂące Ă  l’informatique en milieu urbain emploie ce qui se fait de mieux au monde en matiĂšre de technologies ; par contre, moins de 10 % des mĂ©nages en milieu rural avaient accĂšs au tĂ©lĂ©phone en 2007.
  • L’utilisation de certaines technologies nouvelles, telles que les tĂ©lĂ©phones portables, a connu un essor rapide, mais d’autres ne se sont rĂ©pandues que lentement. Ainsi, le nombre d’ordinateurs individuels est de 15 ou moins pour 1 000 habitants dans trois quarts des pays Ă  faible revenu, et infĂ©rieur Ă  5 pour 1 000 dans un quart d’entre eux.
  • Les pays doivent se fixer pour prioritĂ© de renforcer leurs circuits intĂ©rieurs de diffusion de technologies. Cela recouvre aussi bien les infrastructures de transport que la capacitĂ© des organismes de recherche et dĂ©veloppement appliquĂ©s Ă  se positionner par rapport aux marchĂ©s par un meilleur travail de communication, d’essais et de marketing.
  • L’insuffisance des systĂšmes d’infrastructure de base limite l’éventail de technologies qui peut ĂȘtre utilisĂ© dans beaucoup de pays. Les politiques appliquĂ©es Ă  ce niveau doivent veiller Ă  ce que les services d’appui d’une importance capitale, tels que routes et Ă©lectricitĂ©, soient largement disponibles, qu’ils soient le fait du secteur public ou du secteur privĂ©. En Afrique subsaharienne, 8 % seulement des populations rurales ont accĂšs Ă  l’électricitĂ©.
  • Un autre Ă©lĂ©ment qui restreint l’aptitude des pays Ă  tirer parti des technologies est que l’accĂšs Ă  une Ă©ducation de qualitĂ© n’y est pas assurĂ© d’une maniĂšre effective ou Ă©quitable. MĂȘme de simples technologies peuvent avoir de gros impacts Ă  cet Ă©gard. À titre d’exemple, il faut des compĂ©tences assez simples pour Ă©tablir des systĂšmes de collecte de l’eau de pluie, mais ceux-ci assurent un meilleur niveau d’accĂšs Ă  l’eau potable et rĂ©duisent la mortalitĂ© infantile en abaissant l’incidence des maladies diarrhĂ©iques.

Le rapport et les donnĂ©es y affĂ©rentes sont rendus publics sur le web Ă  l’adresse suivante : http://www.worldbank.org/gep2008. 

Les perspectives économiques mondiales sont accessibles en mode interactif à partir du site : http://www.worldbank.org/globaloutlook




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