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Les progrès technologiques aident les pays en développement à réduire la pauvreté

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  • D’après le rapport de la Banque, les progrès technologiques des pays pauvres sont deux fois plus rapides que ceux des pays riches.
  • L’écart technologique entre les pays riches et les pays pauvres reste important.
  • La technologie est au cœur des efforts continus de réduction de la pauvreté.
Le 9 janvier 2008 -Les pays en développement, y compris les pays les plus pauvres, ont connu de rapides progrès technologiques depuis le début des années 1990 et ont fait usage de ces avancées pour sortir de la pauvreté des millions de personnes, selon un nouveau rapport de la Banque mondiale.

 

Suite à l’adoption des technologies, la part des personnes vivant dans la pauvreté est tombée de 29 % en 1990 à 18 % en 2004.

 

En fait, sur le plan technologique, les pays à faibles revenus ont progressé deux fois plus rapidement que les pays à revenus élevés depuis le début des années 1990, même si l’écart technologique entre les pays riches et pauvres reste important et qu’il « est probable que la situation demeure ainsi pour la vaste majorité des pays en développement », indique le rapport Global Economic Prospects 2008: Technology Diffusion in the Developing World (Perspectives économiques mondiales 2008 : la diffusion de la technologie dans les pays en développement).

 

Les nouvelles technologies, comme les téléphones mobiles, les ordinateurs et l’Internet, sont adoptées plus rapidement que l’ont été les anciennes, comme le réseau électrique et les lignes téléphoniques fixes.

 

« L’un des résultats surprenants que nous avons observé est la rapidité avec laquelle les nouvelles technologies ont été diffusées dans les pays en développement », dit Andrew Burns, économiste de la Banque mondiale et principal auteur de ce rapport. « Cela s’explique par le fait que ces technologies nécessitent relativement peu de personnes qualifiées et qu’elles sont relativement faciles à maintenir comparativement à un réseau de téléphonie fixe, par exemple. »

 

La téléphonie mobile et autres nouvelles technologies sont principalement portées par d’importants investissements privés, contrairement aux anciennes technologies qui dépendaient largement des gouvernements dont la capacité à emprunter ou à dépenser pouvait s’en trouver limitée.

 

Même si la téléphonie mobile a eu des « effets de transformation » sur les régions subsahariennes, de l’Asie de l’Est et sur d’autres régions à faibles revenus, les nouvelles technologies ne sont pas le remède miracle qui éliminera la faim, souligne M. Burns.

 

Bien que les progrès technologiques soient au cœur de la croissance économique et de la réduction de la pauvreté, les pays pauvres doivent continuer à améliorer leurs infrastructures de base telles que les routes et les systèmes de santé et d’éducation. Il existe une aide en place pour ces améliorations, qui ne peut pas être remplacée par les progrès technologiques et leur diffusion.

 

Rendre les nouvelles technologies plus accessibles

Les pays en développement pourraient réaliser des progrès encore plus considérables dans la lutte contre la pauvreté en rendant les nouvelles technologies accessibles à davantage de leurs citoyens et en contribuant à ce qu’elles soient plus largement adoptées.

 

« Les nouvelles technologies sont rapidement adoptées par l’élite vivant dans les grandes villes [dans les pays en développement]. Cependant, il leur faut beaucoup plus de temps pour atteindre le reste de la population ou pour passer des grandes entreprises performantes aux entreprises moyennes », souligne le rapport.

 

Comment la technologie permet de lutter contre la pauvreté

Une fois que les pêcheurs de Kerala en Inde ont eu des téléphones mobiles, ils ont été capables d’appeler divers marchés et de fixer leur prix de vente avant même de décharger leurs poissons sur les quais. En quelques semaines, les fluctuations du prix du poisson ont diminuées, augmentant les profits des pêcheurs de 9 % et réduisant les prix à la consommation de 4 %.

Pour devenir fournisseurs de Shoprite lorsque la société d’Afrique du Sud a ouvert des supermarchés en Zambie, les coopératives locales d’agriculteurs ont eu recours à de nouvelles techniques de marketing et de production pour améliorer la qualité de leurs produits et services. Shoprite achète désormais entre 90 % et 95 % de ses produits frais aux agriculteurs zambiens. Dans une des coopératives d’agriculteurs, les encaissements ont augmenté d’une fourchette de 2 à 3 dollars par mois à une fourchette de 50 à 70 dollars par mois, et l’accès local aux services de santé et d’éducation s’en est trouvée amélioré.


Le commerce, les investissements étrangers directs, les contacts avec les migrants vivant à l’étranger et le développement communautaire (en d’autres mots, la mondialisation), sont les principaux moteurs des progrès technologiques dans les pays en développement, selon le rapport des Perspectives économiques mondiales 2008. Cependant, l’adoption des technologies dépend de :

 

·         la gouvernance et du climat des affaires ;

·         des connaissances technologiques de base ;

·         du financement des entreprises novatrices ;

·        des politiques gouvernementales proactives.

 

La Banque mondiale aide indirectement les pays en développement à diffuser et adopter de nouvelles technologies.

 

« La Banque et les projets qu’elle soutient sont des fers de lance pour l’environnement règlementaire de base, le climat des affaires et les connaissances technologiques de base », explique M. Burns. « La principale contribution de la Banque est de renforcer ces éléments plutôt que de diffuser elle-même les nouvelles technologies, même si elle le fait également. »

 

 




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