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La Banque mondiale s’engage à continuer à œuvrer pour améliorer la gestion des forêts congolaises

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Communiqué de presse n°:2008/188/AFR

Contacts
À Washington: Sarwat Hussain (202) 473 5690
shussain@worldbank.org
Herbert Yusimbom Boh (202) 473 3548
hboh@worldbank.org
À Kinshasa: Louise M.Engulu (243) 09 9830 2914
lengulu@worldbank.org
Panel d’inspection: Luis Schunk (202) 458 5200
lschunk@worldbank.org

WASHINGTON, le 15 janvier 2008 – Le Panel d’inspection indépendant de la Banque mondiale a indiqué qu’il apprécie les efforts du Groupe de la Banque mondiale pour s’attaquer, dans des circonstances difficiles, aux problèmes complexes et risqués du secteur forestier en République démocratique du Congo (RDC). Tout en soulignant une série de manquements significatifs dans l’application des politiques dans le cadre des réformes forestières appuyées par la Banque, le Panel a pris note du point de vue de nombreuses parties prenantes, y inclus les critiques des actions de la Banque, que celle-ci doit rester engagée dans le secteur forestier en RDC et renforcer ses efforts pour affronter les problèmes et corriger les imperfections de politique.

Le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale s’est réuni le 10 janvier 2008 pour discuter le rapport du Panel d’inspection ainsi que la Réponse du Management et son Plan d’action. Des communautés pygmées de la RDC avaient approché le Panel d’inspection, se plaignant que les réformes forestières appuyées par la Banque mondiale se déroulaient sans consultation et conduiraient à violer leurs droits d’occuper des terres ancestrales et de gérer et utiliser leurs forêts selon leurs pratiques traditionnelles.

Le Panel a trouvé que la Banque a manqué au respect de ses politiques, y inclus celles sur l’Évaluation environnementale et les peuples autochtones. M. Werner Kiene, Président du Panel d’inspection a dit : « Le Panel apprécie les efforts de la Banque dans ce secteur crucial, et met en exergue l’importance de son engagement continu. Le Panel a néanmoins identifié que pendant la préparation du projet il y a eu des carences dans la conduite des vérifications initiales nécessaires pour identifier les risques et déclencher les politiques de sauvegarde en vue de prendre des actions cruciales pour répondre aux besoins des Pygmées et autres populations locales. »

Le Directeur général du Groupe de la Banque mondiale, Madame Ngozi N. Okonjo-Iweala, a bien accueilli le rapport du Panel d’inspection et appuyé les actions définies dans le Plan d’action en tant que contributions importantes en vue de promouvoir une meilleure gestion des forêts congolaises et pour la protection des droits des populations dépendantes des forêts, y compris les Pygmées. 

« Le Groupe de la Banque mondiale a beaucoup fait et peut faire plus pour protéger les forêts, réduire la pauvreté, soutenir les droits des peuples autochtones, et promouvoir la stabilité de l’environnement global à travers son travail en RDC. Nous prendrons en compte les constats du Panel, mettrons en œuvre les leçons apprises, et resterons engagés dans la coopération avec nos partenaires au développement et le gouvernement de la RDC qui conduit cet important effort. » a indiqué Madame Okonjo-Iweala.

Le Plan d’action approuvé par le Conseil met l’accent sur l’engagement continu de la Banque dans le secteur forestier en RDC, l’appui au maintien du moratoire sur les futures concessions forestières, et le renforcement des capacités de mise en œuvre des lois. Ce Plan vise une intégration plus large des communautés dépendantes des forêts, y compris les Pygmées, dans les activités de la Banque en RDC. Il vise aussi à soutenir dans les futures opérations des activités cruciales telles que le renforcement des capacités, le zonage participatif, le maintien des droits coutumiers, l’application des lois, et le contrôle indépendant des activités forestières.

« Nous sommes déterminés à tirer les leçons de cette expérience. » a dit Madame Obiageli Ezekwesili, Vice-Présidente de la Banque mondiale pour la Région Afrique. « Nous continuerons à travailler étroitement avec le Gouvernement congolais et les partenaires au développement pour aider les populations pauvres et dépendantes des forêts, y compris les Pygmées, à renforcer leur voix dans les décisions qui les affectent. »

La Banque continuera aussi à stimuler le débat public sur les modèles nouveaux de gestion des forêts. Dans le cadre du Plan d’action, elle prépare trois opérations complémentaires pour un total estimé à 64 millions de dollars.

D’autre part, le Panel a trouvé que, dans la conception des précédents projets, la Banque a sous-estimé la valeur des produits non-ligneux dans le mode de vie des populations forestières et rurales estimées à 40 millions en RDC. S’agissant du Plan d’action, M. Kiene a noté que : « Il contient des éléments importants mais il requiert de la spécificité, spécialement en ce qui concerne les actions nécessaires pour assurer la conformité avec les prescriptions des politiques de la Banque relatifs au traitement des questions de droit foncier coutumier et autres droits des populations pygmées en RDC, ainsi que le  problèmes concernant le processus de la revue légale des concession et les violations du moratoire sur les nouvelles concessions. » 

Les discussions du Conseil d’administration ont été caractérisées par un large accord sur les constats du Panel, les mesures définies dans le Plan d’action avec un accent particulier sur la nécessité de prendre et de développer subséquemment des mesures spécifiques pour corriger les manquements et appliquer les leçons apprises. Le Management fournira au Conseil un rapport d’avancement sur la mise en œuvre du Plan d’action endéans les 12 mois.

La réunion a noté que, depuis 2002, le Gouvernement congolais a adopté un agenda fondamental et ambitieux de réforme forestière qui s’attaque à l’héritage de mauvaise gestion du passé et prépare les bases pour des modèles de gestion plus durable et plus équitable des forêts. Il a été reconnu pendant les discussions que les défis qu’affronte la RDC post-conflit sont immenses et présentent des risques significatifs, mais que l’inaction constituerait une menace plus grande contre ses forêts.




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