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La Banque mondiale approuve la mise en oeuvre du rapport Volcker

La Banque mondiale prend de nouvelles mesures pour renforcer la gouvernance
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Contacts :
À Washington: Carl P. Hanlon (202) 473-8087
chanlon@worldbank.org
Amy Lynn Stilwell (202) 458-4906
astilwell@worldbank.org

Washington, D.C., 23 janvier 2008 – Le Groupe de la Banque mondiale va mettre en œuvre les recommandations formulées dans le rapport Volcker, afin de renforcer le Service de déontologie institutionnelle (INT) de la Banque, qui est chargé d’enquêter sur d’éventuels cas de fraude et de corruption. Ces recommandations visent notamment la création d’un conseil consultatif indépendant composé d’experts internationaux de la lutte contre la corruption, qui aurait pour tâche de préserver l’indépendance du service INT et de renforcer sa responsabilisation. Les recommandations appellent par ailleurs à la mise en place d’une unité consultative de services préventifs chargée d’aider le personnel de la Banque mondiale à parer à d’éventuels cas de fraude et de corruption dans les projets menés avec l’appui de la Banque.

Les recommandations ont été formulées par un Groupe de travail interne qui a examiné un rapport sur le service INT émanant d’un groupe indépendant dirigé par M. Paul Volcker, ancien président de la Réserve fédérale des États-Unis. Le Groupe de travail a approuvé dans leurs grandes lignes toutes les recommandations du groupe Volcker. Le président de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a accueilli avec intérêt le plan proposé par le Groupe de travail en vue de la mise en œuvre des recommandations visant à renforcer le service INT, et notamment à faire du poste de directeur du service INT un poste de Vice-Président.

« L’action du service INT est garante de l’intégrité du Groupe de la Banque et doit donc être pilotée au plus haut niveau », a déclaré M. Zoellick. « Les responsables du service veilleront à ce que ces recommandations d’importance majeure soient mises en œuvre et viennent renforcer l’action que nous menons contre la fraude et la corruption, de sorte que les ressources financières parviennent jusqu’aux plus pauvres. Nous devons renforcer la dimension déontologique de nos projets dès le départ, enquêter sur d’éventuelle irrégularités et prendre au besoin les mesures qui s’imposent ».

Le Direction de la Banque mondiale a présenté le rapport du Groupe de travail au Conseil des administrateurs de la Banque à l’occasion d’une réunion informelle tenue le 22 janvier. Les discussions relatives aux modalités de mise en œuvre de certaines des propositions du Groupe de travail se poursuivront avec le Conseil, mais la Direction a d’ores et déjà fait savoir qu’elle entendait mettre en œuvre l’ensemble des recommandations formulées dans le rapport. Les mesures envisagées contribueront à améliorer la  transparence et la prévention, à clarifier les responsabilités et à renforcer les actions de suivi des cas de fraude et de corruption mis au jour. Elles permettront par ailleurs de mieux intégrer le travail d’enquête du Service INT aux opérations de la Banque et favoriseront un suivi et une évaluation continus.

« Comme le souligne le rapport Volcker, le Groupe de la Banque mondiale a très largement contribué à démontrer que la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption contribuent de manière déterminante au recul de la pauvreté et à la croissance durable. Il doit maintenant prendre des mesures pour poursuivre dans cette voie, et entend bien le faire », a déclaré M. Zoellick.

Le Groupe de travail, nommé par M. Zoellick, a passé en revue le rapport du groupe Volcker et les observations reçues du public et du personnel de la Banque, qui avaient été invités à donner leur avis. Cette démarche avait pour objectif de renforcer la capacité du Groupe de la Banque à prévenir et à décourager la corruption afin de renforcer la mise en œuvre de sa stratégie globale de bonne gouvernance et d’aider les pays emprunteurs à combattre plus efficacement la corruption et la fraude.

Les membres du Groupe de travail ont souligné que les cadres de la Banque avaient un rôle essentiel à jouer dans les efforts visant à promouvoir la gouvernance et la lutte anticorruption.

M. Zoellick a également insisté sur ce point. « Les directeurs, à titre individuel ou collectif, doivent aider le personnel à cerner les risques, leur expliquer comment s’en prémunir, renforcer la dimension déontologique de l’action de la Banque, et montrer la voie à suivre en matière de bonne gouvernance.»




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