Février 2008 - Selon le 6e rapport sur l'éducation dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (Mena) intitulé "Un parcours non encore achevé", des écarts existent et persistent entre ce qui a été réalisé et ce dont la région a besoin si elle veut mener à bien ses objectifs de développement actuels et futurs dans le secteur de l'éducation. Les plus grandes réalisations des pays de la région Mena en matiÚre d'éducation
Au cours des derniĂšres 40 annĂ©es, les pays de la rĂ©gion ont consacrĂ© en moyenne 5 % de leur PIB et 20 % des dĂ©penses publiques Ă lâĂ©ducation avec d'importantes rĂ©alisations dont : L'Ă©limination de lâĂ©cart Ă©ducatif entre les sexes: la paritĂ© entre garçons et filles dans lâenseignement fondamental est pratiquement achevĂ©e. L'amĂ©lioration des niveaux dâĂ©ducation ainsi que de certaines compĂ©tences de base.
Des progrÚs restent à faire en matiÚre de scolarisation secondaire et supérieure
Dans plus de la moitiĂ© des pays de la rĂ©gion Mena, environ deux tiers des Ă©tudiants se spĂ©cialisent dans les sciences sociales et humaines plutĂŽt que dans les sciences et les mathĂ©matiques. Sachant que lâinnovation et lâadaptation technologiques jouent un rĂŽle de plus en plus dominant dans le processus de dĂ©veloppement, le risque est donc de produire une main d'Ćuvre inadaptĂ©e. Le faible impact de lâĂ©ducation dans la rĂ©gion MENA sur le dĂ©veloppement social et Ă©conomique
L'impact de l'Ă©ducation sur la croissance Ă©conomique est : Une qualitĂ© de lâĂ©ducation si faible que la scolarisation ne ccontribue pas Ă la croissance et Ă la productivitĂ©. Un investissement Ă©tranger direct orientĂ© vers les pays ayant de meilleurs systĂšmes Ă©ducatifs. De hauts niveaux dâemploi dans le secteur public face au petit nombre de secteurs Ă©conomiques dynamiques et compĂ©titifs sur le plan international.
La région a besoin de restructurer ses systÚmes éducatifs pour faire face aux défis économiques, démographiques et financiers
Le pari de lâĂ©ducation pour tous dans lâenseignement de base est pratiquement gagnĂ© mais le parcours vers une meilleure Ă©ducation doit faire face Ă trois rĂ©alitĂ©s : L'Ă©conomie du savoir : La compĂ©titivitĂ© dĂ©pend aujourd'hui d'une main-dâoeuvre Ă©duquĂ©e, qualifiĂ©e sur le plan technique, et capable dâadopter de nouvelles technologies et de vendre des biens et services sophistiquĂ©s. Mais la plupart des pays de la rĂ©gion MENA continuent Ă utiliser un modĂšle plus traditionnel de pĂ©dagogie (par exemple, en copiant Ă partir du tableau noir, et avec peu dâinteraction entre lâenseignant et lâĂ©lĂšve).
La croissance dĂ©mographique des jeunes : Ă cause des taux Ă©levĂ©s de fĂ©conditĂ© au cours des annĂ©es 60 et 70, la rĂ©gion MENA a vu Ă©merger une des plus grandes populations au monde de jeunes (moins de 24 ans). Cette explosion de la jeunesse affecte de maniĂšre considĂ©rable la demande pour lâĂ©ducation. Si les taux actuels dâabandon scolaire se maintiennent, la population active sera de plus en plus constituĂ©e dâadultes nâayant pas terminĂ© lâenseignement secondaire ou supĂ©rieur.
Des contraintes de financement : Dans la plupart des pays, les changements dĂ©mographiques et lâappel aux rĂ©formes des systĂšmes Ă©ducatifs vont exiger des ressources supplĂ©mentaires. Les gouvernements des pays de la rĂ©gion MENA dĂ©pensent dĂ©jĂ des ressources considĂ©rables dans ce secteur, et la croissance de ces dĂ©penses a devancĂ© la croissance Ă©conomique. Les systĂšmes Ă©ducatifs dans les pays de la rĂ©gion MENA devront effectuer des changements afin de sâadapter aux nouvelles demandes prĂ©sentes sur le marchĂ© du travail et au nombre croissant de jeunes dans le systĂšme Ă©ducatif. Un nouveau cadre pour la rĂ©forme de l'Ă©ducation
Les rĂ©formes futures devront ĂȘtre orientĂ©es vers une nouvelle approche basĂ©e sur 3 axes principaux : LâingĂ©nierie efficace : Elle consiste en la mise en place de mesures destinĂ©es Ă amĂ©liorer la qualitĂ© de l'Ă©ducation ainsi que celle des intrants dans les systĂšmes Ă©ducatifs tels que les Ă©coles, les enseignants et lâĂ©quipement nĂ©cessaires afin de parvenir Ă un meilleur niveau de scolarisation.
Des incitations alignĂ©es sur les rĂ©sultats : Elles concernent la motivation des acteurs participant au processus dâĂ©ducation. L'idĂ©e est de crĂ©er des mĂ©canismes permettant de lier les rĂ©sultats Ă©ducatifs aux rĂ©compenses (ou pĂ©nalitĂ©s) adressĂ©es aux enseignants et directeurs dâĂ©cole.
La responsabilitĂ© publique : Elle met lâaccent sur la capacitĂ© des parents, Ă©lĂšves et autres intervenants Ă influencer les objectifs, politiques et lâallocation des ressources consacrĂ©es Ă lâĂ©ducation au niveau national et/ou local. Par exemple, si la majoritĂ© des bĂ©nĂ©ficiaires arrivent Ă persuader les dĂ©cideurs dâamĂ©liorer les politiques Ă©ducatives, les rĂ©sultats sâamĂ©lioreront. Par contre, si le systĂšme Ă©ducatif est conçu pour servir les intĂ©rĂȘts de quelques groupes, le bĂ©nĂ©fice tirĂ© de lâinvestissement dans lâĂ©ducation sera distribuĂ© de maniĂšre trĂšs limitĂ©e. Ces 3 axes de rĂ©formes sont trĂšs importants selon le rapport, car si les dĂ©cideurs focalisent juste sur l'un de ces axes et nĂ©gligent les autres, les rĂ©formes de l'Ă©ducation ne produiront ni le niveau, ni la qualitĂ© ou les rĂ©sultats attendus. Chiffres sur l'AlgĂ©rie (2005) - 95% de filles et 98% de garçons sont inscrits dans le primaire
- 21% de jeunes adultes sont inscrits dans l'enseignement supérieur
- 96% d'enfants terminent un cycle entier de l'enseignement primaire
- 16.7% du budget gouvernemental est allouĂ© Ă l'Ă©ducation Â
- Les petites filles représentent 47% des élÚves inscrits
- Il y a un professeur pour 25 élÚves dans le secondaire
| Chiffres sur la Tunisie (2005) - 98% de filles et 97% de garçons sont inscrits dans le primaire
- 30% de jeunes adultes sont inscrits dans l'enseignement supérieur
- 99% d'enfants terminent un cycle entier de l'enseignement primaire
- 20.8% du budget gouvernemental est allouĂ© Ă l'Ă©ducation Â
- Les petites filles représentent 47.7% des élÚves inscrits
- Il y a un professeur pour 20 élÚves dans le secondaire
|  Chiffres pour le Maroc (2005) - 85% de filles et 90% de garçons sont inscrits dans le primaire
- 11% de jeunes adultes sont inscrits dans l'enseignement supérieur
- 80% d'enfants terminent un cycle entier de l'enseignement primaire
- 27,2% du budget gouvernemental est allouĂ© Ă l'Ă©ducation Â
- Les petites filles représentent 46.4% des élÚves inscrits
- Il y a un professeur pour 27.1 élÚves dans le secondaire
|
           Plus de données - pdf (a) |