Le 25 janvier 2008 - Dans le cadre de son premier voyage officiel en Afrique en tant que Président de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick effectuera une visite de deux jours dans plusieurs villes du Mozambique à partir du 2 février.Il rencontrera à cette occasion des responsables gouvernementaux ainsi que des représentants de la société civile et du secteur privé,et il se rendra également sur le site de plusieurs projets financés par la Banque.
Cette visite s’inscrit dans le cadre d’un périple qui conduira également M. Zoellick dans trois autres pays de la région : la Mauritanie, le Libéria et l’Éthiopie. L’étape éthiopienne sera notamment pour lui l’occasion de s’adresser aux chefs d’État et de gouvernement réunis pour le Sommet de l’Union africaine.
« La visite de M. Zoellick est un signe de plus de l’engagement continu du Groupe de la Banque mondiale à l’appui du combat que mène le Mozambique contre la pauvreté », déclare Michael Baxter, directeur des opérations de la Banque pour un groupe de pays comprenant, outre le Mozambique, l’Angola, le Malawi, la Zambie et le Zimbabwe.
Parmi les sites sur lesquels se rendra le Président de la Banque figure la ligne ferroviaire de Sena, à Beira, projet qui entre dans le cadre de l’appui au redressement post-conflit.Il visitera à cette occasion l’hôpital de Beira, qui a pour priorité essentielle les soins aux personnes atteintes de VIH/SIDA, de paludisme, de tuberculose et de malnutrition.Le secteur industriel figure également à son programme, avec la visite de deux terminaux gaziers, à Matola et Maputo, et une rencontre avec les dirigeants de la fonderie d’aluminium Mozal, qui fait l’objet d’un financement de la Société financière internationale, membre du Groupe de la Banque.
Durant son séjour à Maputo, M. Zoellick aura des entretiens avec le premier ministre, Luisa Diego, et les ministres chargés des divers portefeuilles économiques.Ces entretiens porteront sur les efforts résolus menés par le Mozambique pour assurer son redressement depuis 1992 et la fin de sa guerre civile, ses activités de lutte contre le VIH/SIDA, ainsi que les options dont il dispose en vue d’exploiter au mieux ses ressources naturelles.M. Zoellick rencontrera également le président Armando Guebuza.
Le Mozambique figure aujourd’hui parmi les économies les plus performantes d’Afrique subsaharienne.Il a opéré un redressement majeur depuis la fin de la guerre civile, avec une croissance moyenne qui s’est située à 8 % entre 1996 et 2006.Son indice numérique de pauvreté a par ailleurs baissé de 15 % et son taux de mortalité infantile, de 35 %, dans le même temps où son taux de scolarisation primaire progressait de 65 %.Mais il reste confronté à des défis majeurs, notamment un taux d’infection au VIH/SIDA de 16 % et le fait que de larges segments de sa population vivent toujours dans la pauvreté.
« Le Mozambique a fait des avancées considérables pour son développement économique et social, mais plus de la moitié de sa population est toujours pauvre », confirme M. Baxter.« Il faut faire plus en matière de lutte contre la pauvreté et pour promouvoir une croissance largement répartie. »
Il ajoute toutefois : « Je suis sûr que les dirigeants du pays vont continuer de traiter les dossiers prioritaires. » Selon lui, cela englobe par exemple le renforcement des programmes de promotion de la gouvernance et de lutte contre la corruption, l’amélioration de l’appareil judiciaire, la consolidation des services de santé, d’éducation et d’alimentation en eau destinés aux pauvres, et la mise en œuvre de programmes effectifs pour enrayer la propagation du VIH/SIDA et en assurer le traitement.
Le Groupe de la Banque soutient activement les efforts entrepris par le Mozambique pour répondre aux enjeux que soulève son développement,et son programme d’action dans ce pays a évolué depuis ses débuts, en 1984. Après avoir aidé à stabiliser l’économie dans les années 80, il a soutenu, au début des années 90, le processus de reconstruction qui a suivi la guerre civile. À la fin de cette même décennie, une stratégie d’appui de grande envergure a été mise en place, et celle actuellement suivie met en jeu une étroite collaboration avec le gouvernement, les partenaires de développement et la société civile.
Cela représente un engagement significatif.Sur la période allant de juin 2003 à juin 2007, les apports du Groupe de la Banque au Mozambique se sont chiffrés à 2,5 milliards de dollars, chiffre qui englobe à la fois les montants accordés par l’Association internationale de développement (IDA), les activités de l’IFC dans le pays, les apports de fonds effectués au titre de fonds fiduciaires, et l’allégement de dette consenti par l’IDA. Le pays a par ailleurs bénéficié de 331 millions de dollars de garanties de l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) et de la BIRD,et de 1,1 milliard de dollars d’allégements de dette autres que celui consenti par l’IDA et pour lesquels la Banque mondiale a joué un rôle de facilitateur.
Le portefeuille de l’IFC, qui se chiffrait en décembre 2007 à 113 millions de dollars, comprend huit projets dans des secteurs divers — finance, agro-industrie, production de métaux primaires, hydrocarbures et produits manufacturés. Quatre de ces projets visent des petites et moyennes entreprises.
Pour la MIGA, le Mozambique est le cinquième pays client par ordre d’importance et, parmi les pays africains, celui dans lequel elle a le plus d’engagements.Son portefeuille se compose de 19 garanties représentant un engagement brut global de 238 millions de dollars (et un engagement net de 134 millions de dollars), dont 85 millions de dollars pour la firme Sasol, 60 millions pour le projet de sucrerie de Marromeu, et 25 millions pour le projet minier de Moma.