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Sept Ă©tats de la corne de l’Afrique s’unissent pour combattre le VIH/SIDA

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KAMPALA, OUGANDA, le 6 fĂ©vrier 2008 -- La corne de l’Afrique n’est pas Ă©trangĂšre aux conflits et dĂ©placements de populations. Qu’il s’agisse des perturbations Ă  long terme en Somalie et au Soudan, des tensions entre l’ÉrythrĂ©e et l’Éthiopie, ou des crises internes dans d’autres Ă©tats membres de la corne de l’Afrique, ces situations de fragilitĂ© amplifient souvent la menace du VIH/SIDA, particuliĂšrement parmi les rĂ©fugiĂ©s, les personnes dĂ©placĂ©es dans leur propre pays et les populations transfrontaliĂšres et mobiles.

La rĂ©gion livre nĂ©anmoins certaines bonnes nouvelles. Pour reprendre les mots du PrĂ©sident ougandais, Yoweri Museveni, «Les Ă©tats de l’IGAD [AutoritĂ© intergouvernementale pour le dĂ©veloppement] s’unissent pour combattre un adversaire commun, le « SIDA», qui ne reconnaĂźt ni frontiĂšres entre les pays, ni race, ni couleur».

Le PrĂ©sident Museveni a annoncĂ© cette bonne nouvelle le 25 janvier 2008, alors qu’il lançait le premier programme rĂ©gional de lutte contre le VIH/SIDA dans la corne de l’Afrique Ă  Kampala. Le projet d’appui au Programme de partenariat relatif au VIH/SIDA dans la rĂ©gion de l’IGAD (IRAPP) de 15 millions de dollars et d’une durĂ©e de quatre ans a les objectifs suivants : renforcer la collaboration au niveau rĂ©gional pour s’attaquer au problĂšme du VIH/SIDA et aborder la question de l’impact de l’épidĂ©mie parmi les rĂ©fugiĂ©s, les personnes dĂ©placĂ©es dans leur propre pays et les populations transfrontaliĂšres et mobiles dans les sept Ă©tats membres : Djibouti, l’ÉrythrĂ©e, l’Éthiopie, le Kenya, la Somalie, le Soudan et l’Ouganda.

L’IRAPP est financĂ© par le Fonds catalyseur de croissance pour l’Afrique administrĂ© par la Banque mondiale et constitue le tout premier projet Ă  ĂȘtre approuvĂ© et devenir effectif dans le cadre de ce nouveau fonds fiduciaire. Il est prĂ©vu que les fonds provoquent l’apport de ressources complĂ©mentaires de la part d’autres partenaires, afin d’assurer un programme durable qui touche des groupes ciblĂ©s que les plans nationaux de lutte contre le sida n’atteignent souvent pas.

Dans un discours lu Ă  sa place par le Dr. James Nsaba-Buturo, Ministre d’État ougandais chargĂ© de l’Éthique et de l’IntĂ©gritĂ©, le PrĂ©sident Museveni a priĂ© les Ă©tats membres d’exercer leur soutien et engagement politiques pour assurer que les questions relatives au VIH/SIDA soient abordĂ©es dans leurs pays respectifs.

« Nous avons appris en Ouganda que l’une des principales forces directrices du succĂšs  [pour combattre le VIH/SIDA] est l’engagement et le soutien politiques
 Je suis certain que mes collĂšgues des autres pays de l’IGAD m’appuient Ă  100 % Ă  ce sujet ».

«Notre dĂ©termination Ă  Ă©radiquer le SIDA aujourd’hui nous permet d’envisager que nos pays prospĂšreront dans le futur», a-t-il poursuivi. « Et les gĂ©nĂ©rations futures [nous] jugeront sĂ©vĂšrement si nous Ă©chouons. »

Dans ses remarques Ă  l’occasion de la cĂ©rĂ©monie d’ouverture, Gerard Byam, Directeur de l’AFTQK (Operational Quality & Knowledge) Ă  la Banque mondiale, a dĂ©clarĂ© que l’IRAPP Ă©tait un vĂ©ritable tĂ©moignage du travail laborieux et de l’appropriation dont ont fait preuve les pays membres lors de la prĂ©paration de cette initiative innovatrice et complexe.

« Le projet d’appui Ă  l’IRAPP a Ă©tĂ© prĂ©parĂ© au travers d’une collaboration Ă©troite entre les États membres de l’IGAD et le SecrĂ©tariat de l’IGAD, appuyĂ©e par l’ONUSIDA, le HCR, la Banque mondiale et d’autres partenaires au dĂ©veloppement », a-t-il ajoutĂ©. « C’est un parfait exemple de ce que l’on peut accomplir par le biais d’un partenariat participatif autour de l’objectif commun d’aborder les dĂ©fis que pose le VIH/SIDA au niveau transfrontalier et rĂ©gional ».

Elizabeth Laura Lule, responsable de l’équipe de la campagne contre le sida en Afrique (ACTafrica) Ă  la Banque mondiale, a indiquĂ© que le projet d’appui Ă  l’IRAPP Ă©tait le catalyseur d’un programme d’intĂ©gration rĂ©gionale abordant un bien public rĂ©gional et Ă©tablissant un partenariat et une collaboration Ă  long terme entre les pays membres de l’IGAD et les partenaires au dĂ©veloppement. 

C’est une formidable occasion de rĂ©duire les vulnĂ©rabilitĂ©s des rĂ©fugiĂ©s et des personnes dĂ©placĂ©es dans leur propre pays et d’amĂ©liorer la disponibilitĂ© des services dans les domaines de la santĂ© et du VIH/SIDA, a-t-elle poursuivi.
 
Le Projet d’appui de l’IRAPP comporte deux objectifs de dĂ©veloppement interdĂ©pendants. Ils consistent Ă  :

  1. accroĂźtre les actions prĂ©ventives et rĂ©duire les vulnĂ©rabilitĂ©s des populations transfrontaliĂšres et mobiles, des personnes dĂ©placĂ©es dans leur pays, de ceux qui rentrent chez eux, des rĂ©fugiĂ©s et des communautĂ©s hĂŽtes avoisinantes en matiĂšre de transmission du VIH/SIDA ; passer Ă  l’échelle supĂ©rieure pour la prĂ©vention, le traitement et l’attĂ©nuation du VIH/SIDA pour des sites choisis dans les Ă©tats membres de l’IGAD ; et
  2. instaurer une approche rĂ©gionale commune et durable pour appuyer ces populations dans les Ă©tats membres de l’IGAD.

Le Projet comportera trois composantes :

  1. un appui aux réfugiés, aux personnes déplacées dans leur propre pays, à ceux qui rentrent chez eux et aux communautés hÎtes avoisinantes ; 
  2. une collaboration transfrontaliÚre pour la réponse du secteur santé au VIH/SIDA ; et 
  3. la gestion du projet, la coordination, le renforcement des capacitĂ©s et le suivi et l’évaluation.

Le Plan d’action de la Banque pour l’Afrique a pour objectif de continuer Ă  s’attaquer au VIH/SIDA en Afrique, en se fondant sur l’expĂ©rience acquise au travers du Programme plurinational de lutte contre le VIH/SIDA. En novembre 2007, le Conseil des administrateurs de la Banque a approuvĂ© le Programme d’action contre le VIH/SIDA en Afrique 2007-2011.

Le Programme d’action affirme le rĂ©engagement de la Banque en matiĂšre d’appui aux pays d’Afrique pour aborder l’impact Ă©conomique et social du VIH/SIDA, en se concentrant sur :

  • l’augmentation des approches fondĂ©es sur des donnĂ©es probantes ;
  • la fourniture d’un appui aux initiatives communautaires ;
  • le renforcement des systĂšmes de suivi et d’évaluation pour mesurer les rĂ©sultats et mieux comprendre les facteurs de propagation de l’épidĂ©mie et pour appuyer les groupes les plus vulnĂ©rables et Ă  risque, y compris le soutien des interventions rĂ©gionales et transfrontaliĂšres.

Le Plan d’action pour l’Afrique appuie Ă©galement l’intĂ©gration et la coopĂ©ration rĂ©gionales, ce qui est un moyen d’accroĂźtre les opportunitĂ©s Ă©conomiques, d’accĂ©lĂ©rer la croissance Ă©conomique et de diminuer la vulnĂ©rabilitĂ© humaine.

Alors que les efforts dĂ©ployĂ©s aux niveaux nationaux sont essentiels pour surmonter les obstacles au dĂ©veloppement, la Banque, ainsi que les pays participants et d’autres partenaires au dĂ©veloppement, pense que ces efforts sont inadĂ©quats pour induire la croissance requise permettant de rĂ©aliser la majoritĂ© des objectifs de dĂ©veloppement pour le MillĂ©naire. En menant une action conjointe qui porte sur des prĂ©occupations partagĂ©es et des biens publics rĂ©gionaux, les pays sont mieux Ă  mĂȘme d’aborder les objectifs de dĂ©veloppement complexes comme la diminution de la pauvretĂ© et l’amĂ©lioration du dĂ©veloppement. Le soutien de la Banque mondiale Ă  l’IGAD et aux Ă©tats membres est tout Ă  fait en rapport avec les stratĂ©gies et prioritĂ©s de la Banque.

Un aspect crucial du projet est qu’il ajoute de la valeur aux efforts menĂ©s au niveau national et qu’il ne sera pas une duplication des programmes appuyĂ©s par d’autres ressources. En outre, le Projet d’appui de l’IRAPP prendra pour base et renforcera les politiques et programmes nationaux visant Ă  cibler les rĂ©fugiĂ©s, les personnes dĂ©placĂ©es dans leur propre pays, ceux qui retournent chez eux et les populations transfrontaliĂšres et mobiles.

Le Chef d’équipe du projet, Frode Davanger, a soulignĂ© que le Projet sera entiĂšrement intĂ©grĂ© et coordonnĂ© par le biais des rĂ©ponses nationales au VIH/SIDA et que cette approche sera en harmonie avec les « Trois principes » ci-aprĂšs :

  1. Un cadre/une stratĂ©gie d’action convenu(e) contre le sida ;
  2. Un organisme national de coordination de la lutte contre le SIDA; et
  3. Un systĂšme de suivi et d’évaluation convenu Ă  l’échelle nationale.

De plus, selon Davanger, le succĂšs de l’ensemble du programme dĂ©pendra du maintien de l’adhĂ©sion et de l’impulsion des pays et il faudra Ă©galement veiller Ă  ce que les actions soient intĂ©grĂ©es dans les stratĂ©gies et rĂ©ponses nationales et qu’un plan stratĂ©gique Ă  long terme soit alignĂ© avec une stratĂ©gie globale de mobilisation des ressources. 

Contribution de Steven Shalita, Banque mondiale Ouganda

IGAD member states delegates at the ARAPP launch in Kampala

Les délégués des états membres de l'Autorité intergouvernementale
pour le développement (IGAD) au lancement du
Programme de partenariat relatif au VIH/SIDA (IRAPP).


 

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