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Tawfick, petite localité rurale en Mauritanie

MAURITANIE, le 4 mars 2008 — « Je voudrais tout d’abord remercier les habitants de Tawfick pour leur accueil chaleureux. J’ai entendu dire que ce village a été créé il y a 20 ans lorsque ses habitants étaient menacés dans leurs anciennes demeures par la poussée du sable. » C’est par ces mots que le Président du groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick a commencé son discours lors de sa visite à Tawfick, petit village situé à 250 km de Nouakchott, le 27 janvier dernier.

M. Zoellick a fait de la Mauritanie la première étape d’un périple africain qui l’a ensuite conduit au Libéria, Mozambique et en Éthiopie pour le 10ème sommet de l’Union africaine. Il a déclaré devant la population de Tawfick qu’il était venu pour « voir de mes propres yeux les défis qui se posent aux populations locales et leurs autorités afin de peaufiner la stratégie de la Banque mondiale en matière de développement ».

Bris de vent

Un bris de vent construit par le projet PDRC financé par la Banque mondiale.

Tawfick est considéré comme un modèle de réussite des opérations de la Banque mondiale, à travers le financement de projets locaux à grande dimension socio-économique. La Banque y est présente à travers le Projet de développement rural communautaire (PDRC). Le coordinateur du projet, Mohamed Mahmoud Ould Ely, a parlé de plusieurs activités réalisées dans le cadre du PDRC à Tawfick.

« Nous avons financé un certain nombre de projets dans cette localité ; il s’agit par exemple, de la mise en place de bris de vent qui ont coûté près de 6 .000.000 d'Ouguiyas (um) soit environ 24 000 00 dollars) ; un parc de vaccination animale pour un montant de  3.500.000 um (14.000 dollars) ; une adduction d'eau et ses équipements qui ont coûté 12.000.000 d'um (48.000 00 dollars) ; des périmètres maraîchers d'une valeur de 500.000 um (2000.00 dollars) ; une boutique communautaire financée à hauteur de 2 .000. 000 um (8 000.00 dollars ; et la formation d'auxiliaires vétérinaires et de communautés en gestion et en organisation pour une enveloppe financière d'environ 250.000 um (1000 dollars) ».

maire

M. Zoellick en conversation avec le maire de la commune de Tawfick.

M. Ely a indiqué que « La spécificité de ce projet est l'approche participative qui implique la société civile dans la planification et la réalisation des infrastructures ». À titre d'exemple, a-t-il ajouté, « le projet a sélectionné des organisations non gouvernementales qui ont pris en charge la planification des plans de développement au niveau de ce village. Elles ont été encadrées et appuyées dans ce travail par le PDRC. Le projet a également introduit, comme nouveauté, la responsabilisation des communautés dans la gestion de leurs investissements. Ainsi, tous les coûts des investissements sont transférés aux communautés qui les gèrent elles-mêmes. Ce sont en fait les communautés qui passent les marchés avec les fournisseurs pour la réalisation de leurs activités ».

Le projet fait le suivi de la planification, des investissements et de leurs réalisations. Dans son discours de bienvenue, le maire de Tawfick, leader local de la communauté, s’est appuyé sur ces réalisations pour louer le rôle de la Banque mondiale dans le développement communautaire. « Je voudrais souhaiter la bienvenue à un hôte qui a supporté les contraintes d’un si long voyage pour venir à la rencontre des habitants de Tawfick » a-t-il dit à M. Zoellick. Le maire de Tawfick a également indiqué que les populations locales étaient conscientes de l’impact des projets comme ceux financés par la Banque mondiale dans sa commune qui a failli être emportée par les vents de sable. Il a également exhorté l’institution à continuer d’apporter son appui aux initiatives qui visent à renforcer les capacités des communautés  rurales.


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