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République démocratique du Congo : La Banque mondiale approuve un don de 50 millions de dollars pour le réseau routier

Disponible en: English
Communiqué de presse n°:2008/240/AFR

Contacts
À Washington: Herbert Boh (202) 473 3548
hboh@worldbank.org 
À Kinshasa: Louise M. Engulu (243) 994 9015
lengulu@worldbank.org

WASHINGTON, le 18 mars 2008 — Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui un don de 50 millions de dollars dans le but d’aider la République démocratique du Congo (RDC) à assurer la réouverture et l’entretien de 1 800 kilomètres de routes. Alors que ce pays effectue son redressement au sortir de dix années de guerre civile, les routes en question sont en effet d’une importance primordiale pour lui permettre d’opérer physiquement sa réunification, de parvenir à un niveau de croissance élevé, soutenu et largement réparti, et de rétablir les mailles de son tissu social.

Le Projet de réouverture et d’entretien des routes hautement prioritaires (projet Pro-routes) prend appui sur les efforts menés dans le passé par la Banque pour contribuer à la construction de près de 4 000 kilomètres de routes. Couvrant trois des onze provinces que compte le pays, les 1 800 kilomètres de routes en terre prévus dans ce projet desserviront les zones les plus peuplées, et assureront la liaison avec un réseau de 7 000 kilomètres de routes hautement prioritaires faisant déjà l’objet d’un financement de la part de divers donateurs, dont l’Association internationale de développement (IDA), qui est l’organe de prêts concessionnels de la Banque mondiale. Les routes visées se situent sur l’axe Kisangani-Buta-Bondo-Bunduki (620 km), qui traverse la Province Orientale pour rejoindre celle de l’Équateur, et l’axe Uvira Kasomeno (1 180 km), qui traverse celles du Sud-Kivu et du Katanga.

Le projet Pro-routes s’articule avec le programme de revêtement routier que doit financer la Chine en assurant le raccordement aux tronçons visés par ce programme ou en en rouvrant d’autres qui seront portés aux normes des routes revêtues.

« Ce projet vient compléter les investissements massifs en matière de routes annoncés par la Chine, et donne la mesure de la volonté de coopération entre donateurs pour obtenir rapidement des résultats significatifs sur le terrain, par des moyens propres à assurer une meilleure harmonisation, à réduire les coûts de transaction, et à garantir que les donateurs s’alignent sur les priorités définies par le pays », a déclaré à cet égard Marie-Françoise Marie-Nelly, directrice des opérations de la Banque mondiale pour la RDC et le Congo.

Le projet Pro-routes est cofinancé par un fonds fiduciaire pluridonateurs administré par la Banque mondiale. Un accord administratif a en outre été conclu le 17 mars dernier avec le ministère britannique du Développement international (DFID), pour un montant équivalant à 75 millions de dollars, afin d’appuyer sa mise en œuvre. Les contributions de l’IDA et du DFID sont susceptibles d’augmenter à l’avenir, et d’autres donateurs — notamment la Commission européenne, la Banque africaine de développement et la Coopération belge — se sont dits désireux de participer à ce fonds.

Comme l’explique Alain L. Labeau, chef d’équipes de la Banque mondiale pour ce projet, Pro-routes repose sur une approche « extensible » qui permettra à tout nouvel apport de fonds de s’appliquer « de manière imperceptible pour aider à en accroître la portée sans altérer la nature et le concept même de l’opération. Par exemple, une multiplication par quatre [du financement] permettrait de mener à terme la réouverture et l’entretien de l’intégralité du réseau routier à haute priorité du pays ». Au total, la RDC a identifié 15 800 kilomètres de routes comme constituant son réseau hautement prioritaire, dont 9 135 kilomètres de routes non revêtues qu’il est prévu de rouvrir rapidement, mais sur la base de normes techniques réduites, au moyen de ce projet. Le niveau de financement à consentir pour réhabiliter ce réseau sans le porter aux normes des routes revêtues est estimé à 650 millions de dollars.

Sachant combien les routes en terre sont vulnérables aux précipitations et au passage des poids lourds, même en nombre limité, un vaste programme d’entretien a été conçu, qui sera financé au départ par le projet et ensuite par un Fonds d’entretien routier établi dans le cadre de celui-ci. Le projet englobe également un programme destiné à renforcer le secteur des entreprises de travaux routiers, qui est aujourd’hui peu développé, pour lui donner les moyens de faire face au défi posé par la reconstruction et l’entretien de dizaines de milliers de kilomètres de routes disséminées sur tout le territoire de la RDC, d’une superficie comparable à l’Europe de l’Ouest. Il prévoit aussi un apport ciblé d’assistance technique pour accroître les capacités du ministère des Travaux publics et de son Office des routes, afin qu’ils puissent assurer de façon stratégique la gestion et le développement du réseau routier dans un contexte de contraintes budgétaires.

Des mesures ont par ailleurs été prises pour que les routes en question, qui facilitent pour certaines l’accès aux ressources naturelles du fait qu’elles traversent la deuxième plus vaste forêt tropicale du monde, ne constituent pas une menace pour l’environnement. Le projet Pro-routes comprend ainsi un programme environnemental et social de grande envergure pour compenser les éventuels impacts négatifs sur le milieu, conformément au Plan d’action approuvé le 10 janvier dernier par le Conseil de la Banque mondiale en réponse au rapport de son Panel d’inspection. Ce programme contribuera à renforcer les administrations locales qui ont la charge des forêts et des aires protégées, à établir des partenariats avec les organisations de la société civile, et à encourager l’active participation des communautés situées le long des axes routiers. Pour chaque dollar consacré à la réouverture et à l’entretien des routes, 25 cents vont à ce programme d’atténuation de l’impact environnemental et social. 

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Pour en savoir plus sur les activités de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne, veuillez consulter www.banquemondiale.org/afrique

Pour en savoir plus sur les activités de la Banque mondiale en République démocratique du Congo, veuillez consulter www.banquemondiale.org/rdc


Pour en savoir plus, veuillez consulter le site des Projets.



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