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Selon M. Zoellick, les fonds souverains doivent investir en Afrique

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Communiqué de presse n°:2007/255/EXC

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WASHINGTON, le 2 avril 2008 – Le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a dévoilé aujourd’hui un plan destiné à encourager les fonds souverains à investir 1 % de leurs actifs dans des prises de participation en Afrique subsaharienne afin de mettre les liquidités mondiales à long terme au service du développement et de la promotion des possibilités d’investissement.

 

M. Zoellick a déclaré que, face à la crise mondiale actuelle, il faut de toute urgence contrer les menaces immédiates tout en jetant les fondements d’une structure qui produira les meilleures opportunités et suscitera l’espoir pour tous à plus long terme. Il a exhorté les pays développés à apporter une aide immédiate aux pauvres confrontés à l’envolée des prix des denrées alimentaires, appelé à la conclusion dans les meilleurs délais d’un accord sur le commerce mondial, et présenté les détails d’une initiative visant à aider les pays à gérer les ressources procurées par le niveau élevé des prix de l’énergie et des minerais d’une manière qui profite davantage au plus grand nombre.

 

Dans un discours prononcé à l’approche des réunions de printemps du Groupe de la Banque mondiale et du FMI qui se tiendront la semaine prochaine, M. Zoellick a indiqué que le Groupe de la Banque collaborera avec des fonds souverains pour mettre au point une « Solution à 1 % » destinée à financer des investissements sous forme de prise de participation en Afrique – un continent qui offre des opportunités et qui pourrait devenir un nouveau pôle de croissance comme la Chine, l’Inde et d’autres pays le sont aujourd’hui.

 

« Les actifs détenus par des fonds souverains pèseraient à l’heure actuelle 3 000 milliards de dollars. Si le Groupe de la banque mondiale parvient à créer des plateformes d’investissement sous forme de prise de participation et des indices de référence pour attirer ces investisseurs, l’affectation ne serait-ce que de 1 % de ces actifs permettrait de mobiliser 30 milliards de dollars pour financer la croissance, le développement et la valorisation des opportunités en Afrique » a-t-il déclaré.

 

M. Zoellick a affirmé que les fonds souverains sont « non pas à redouter », mais porteurs de possibilités.« Les fonds souverains doivent opérer dans la transparence et être guidés par les meilleures pratiques pour ne pas être utilisés à des fins politiques. Mais je pense qu’il y a lieu de se réjouir de la possibilité que des fonds publics financent des investissements de portefeuille à l’appui du développement » a-t-il ajouté.

 

Face à la flambée des prix alimentaires, M. Zoellick a également lancé un appel en faveur d’une refonte de la politique alimentaire mondiale, d’une nouvelle donne.

 

« Selon les estimations du Groupe de la Banque mondiale, 33 pays du monde entier sont en proie à des troubles sociaux par suite de la flambée des prix des aliments et de l'énergie. Dans ces pays, où l'alimentation représente entre la moitié et les trois-quarts de la consommation, il n'y a pas de marge de survie. »

 

M. Zoellick a indiqué qu’il fallait, en toute priorité, que les États-Unis, l'Union européenne, le Japon et d'autres pays développés accordent au Programme alimentaire mondial des Nations Unies les 500 millions de dollars dont il a besoin pour répondre aux besoins alimentaires d’urgence. La Banque, pour sa part, appuie des programmes d'alimentation et de transferts monétaires en faveur des groupes de population vulnérables ainsi que des programmes de travaux publics contre aliments.  

 

M. Zoellick a toutefois aussi noté que la nouvelle donne alimentaire exige l’abandon du système de l’aide alimentaire traditionnelle en faveur de financements qui contribuent, localement, à la constitution de marchés alimentaires et à l’accroissement de la production agricole et favorisent ainsi la « révolution verte » de l’Afrique subsaharienne.    

 

« Nous doublerons pratiquement le montant de nos propres prêts au titre de l'agriculture en Afrique pour le porter de 450 millions de dollars à 800 millions de dollars ; nous pouvons aider les pays et les agriculteurs à gérer les risques systémiques, en recourant notamment à des produits financiers novateurs pour les protéger de la variabilité du climat et de phénomènes comme la sécheresse. »

 

M. Zoellick a également fait valoir que c'était « maintenant ou jamais » qu'il fallait sortir de l’impasse des négociations multilatérales de Doha pour conclure un accord commercial mondial.

 

« Le moment décisif est venu, non seulement pour les négociations multilatérales de Doha, mais aussi pour le commerce lui-même. Des voix influentes, représentant toute une gamme d'orientations politiques, appellent, notamment dans mon propre pays, un retour au protectionnisme dont elles rationalisent l'intérêt. Cet isolement économique est la manifestation d'un défaitisme qui ne permettra qu'aux aspects négatifs de la mondialisation de se manifester, en excluant ses aspects positifs. »

 

M. Zoellick a expliqué que le Groupe de la Banque mondiale s’efforçait aussi d’aider les pays en développement de saisir les opportunités offertes par la cherté de l'énergie et le cours élevé des minerais, tout en veillant à ce que les profits des pays riches en ressources soient répartis entre tous les membres de leur population.

 

Il a indiqué que la Banque souhaitait développer l'Initiative pour la transparence dans les industries extractives (EITI), qui encourage les pays riches en ressources de publier et de vérifier les paiements des sociétés et les recettes tirées du pétrole, du gaz et d’autres industries extractives pour que leurs citoyens puissent les tenir davantage comptables de leurs actions. Une EITI++  aurait pour effet d’élargir cette démarche pour inclure des domaines comme l’attribution des marchés, l’amélioration de la gestion économique, et un investissement rationnel des recettes pour promouvoir un développement durable.

 

« Nous pouvons promouvoir une mondialisation solidaire et durable en accroissant la gamme des bénéficiaires de l'exploitation des ressources. La lutte contre la corruption et la transparence conforteront la confiance des citoyens dans leur gouvernement ; le respect de l'environnement renforcera une croissance durable ; et un accès efficace à des ressources minières et énergétiques renforcera la durabilité des avantages conférés par la mondialisation   à d’autres économies » a fait remarquer M. Zoellick.

 

Il  a ajouté qu'une EITI++ serait lancée en Guinée, notant qu’une mise en valeur profitable des riches ressources guinéennes pourrait affermir les bases d'un développement durable dans toute la région. »

 

Lire le discours de Robert Zoellick dans son intégralité

 




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