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WASHINGTON, le 12 avril 2008 â Le prĂ©sident du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a annoncĂ© aujourdâhui le lancement dâune nouvelle initiative destinĂ©e Ă aider les pays en dĂ©veloppement riches en ressources naturelles Ă gĂ©rer cette richesse, et Ă en tirer une croissance Ă long terme dont les fruits soient plus Ă©quitablement rĂ©partis au sein de leur population.  AppelĂ©e EITI++ (Initiative renforcĂ©e pour la transparence des industries extractives), cette initiative se donne pour but de rendre les pays visĂ©s mieux Ă mĂȘme de rĂ©pondre Ă lâessor des prix des produits de base, et de consacrer les flux de recettes croissants quâils en tirent Ă la lutte contre la pauvretĂ©, la faim, la malnutrition, lâanalphabĂ©tisme et les maladies.  « Les revenus exceptionnels tirĂ©s du renchĂ©rissement des produits de base doivent se traduire par des amĂ©liorations tangibles dans lâexistence des pauvres qui vivent en marge de lâĂ©conomie mondiale », a dĂ©clarĂ© M. Zoellick en annonçant cette initiative Ă lâoccasion des RĂ©unions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monĂ©taire international. « LâEITI++ aidera les pays clients Ă se doter des capacitĂ©s voulues pour tirer des profits durables de leurs ressources naturelles. »  Avec lâĂ©tablissement des prix des produits de base Ă des niveaux sans prĂ©cĂ©dent, de nouvelles opportunitĂ©s se prĂ©sentent pour certains pays, particuliĂšrement en Afrique subsaharienne. Mais faire en sorte de gĂ©rer les revenus exceptionnels ainsi dĂ©gagĂ©s pour promouvoir la croissance et faire reculer la pauvretĂ© constitue encore un dĂ©fi pour eux.  LâEITI initiale exigeait, dans les pays participants, la publication et la vĂ©rification de lâintĂ©gralitĂ© des paiements effectuĂ©s par les sociĂ©tĂ©s et des recettes tirĂ©es par lâĂtat du pĂ©trole, du gaz et des autres industries extractives. Assurer un dĂ©veloppement durable suppose quâon prĂȘte attention Ă lâensemble du processus dâutilisation des ressources naturelles, et câest en cela que lâEITI++ vient complĂ©ter lâobjectif de transparence des recettes sur lequel se concentre lâEITI.  Elle prĂ©sentera aux pays toute une sĂ©rie dâoptions, notamment sous forme dâassistance technique et dâopĂ©rations de renforcement des capacitĂ©s, pour les aider Ă mieux gĂ©rer les richesses tirĂ©es de leurs ressources au profit des pauvres. Ses apports dâassistance technique viseront Ă amĂ©liorer pour les pays la qualitĂ© des contrats conclus, le suivi des opĂ©rations et le recouvrement des impĂŽts et redevances.  Ils permettront aussi dâamĂ©liorer les dĂ©cisions Ă©conomiques en matiĂšre dâextraction, ainsi que la façon dont les pays gĂšrent les fluctuations de prix et investissent leurs recettes en vue dâassurer le dĂ©veloppement national.  Deux pays richement dotĂ©s en minĂ©raux, la GuinĂ©e et la Mauritanie, ont dĂ©jĂ sollicitĂ© une aide pour mettre en Ćuvre lâEITI++, et dâautres pays Ă faible revenu mais riches en ressources ont aussi fait part de leur intĂ©rĂȘt. Bien quâinitialement axĂ©e sur lâAfrique subsaharienne, lâEITI++ cherchera Ă collaborer avec lâensemble des pays en dĂ©veloppement. Ses activitĂ©s seront financĂ©es par un fonds fiduciaire pluridonateurs qui pourra rĂ©pondre rapidement aux besoins des pays.  Le ministre mauritanien du PĂ©trole et des Mines, Mohamed El Moktar Ould Mohamed El Hacen, a dĂ©clarĂ© Ă ce sujet : « Notre nouvelle dĂ©mocratie a besoin de transparence et de bonne gouvernance pour gagner la confiance de la communautĂ© internationale, des investisseurs privĂ©s actuels et Ă venir, et aussi de notre population. Nous nous fĂ©licitons de lâEITI++, car elle nous aidera Ă Ă©tablir cette confiance. »  « Nous comptons sur lâEITI++ pour nous aider, en faisant preuve de transparence et de responsabilitĂ©, Ă rĂ©aliser les aspirations du peuple guinĂ©en et Ă faire en sorte que tous les GuinĂ©ens aient part aux bĂ©nĂ©fices tirĂ©s de lâextraction de ressources naturelles », a pour sa part dĂ©clarĂ© Ousmane DorĂ©, ministre guinĂ©en de lâĂconomie, des Finances et du Plan.  « Nous applaudissons lâinitiative de la Banque dâĂ©largir la transparence dans les secteurs pĂ©trolier, minier et gazier, au-delĂ des revenus afin dâexaminer comment les concessions sont octroyĂ©es, les contrats nĂ©gociĂ©s et lâargent est dĂ©pensé », a dĂ©clarĂ© Radhika Sarin, coordinatrice internationale de lâorganisation Publiez Ce Que Vous Payez, coalition de 350 groupes actifs dans plus de 50 pays.  « La sociĂ©tĂ© civile a jouĂ© un rĂŽle central dans la formation de lâEITI et nous espĂ©rons jouer un rĂŽle similaire dans cette nouvelle initiative, car un rĂ©el changement positif relĂšvera de notre capacitĂ© Ă utiliser les informations rĂ©sultantes pour tenir les gouvernement et compagnies redevables. »   # # #  Un certain nombre dâautres organisations et pays ont manifestĂ© leur soutien Ă lâĂ©gard de lâEITI++ :  1) La Commission de lâUnion africaine, en la personne de son vice-prĂ©sident, Erastus Mwencha : « LâAfrique a plus que jamais besoin dâaccroĂźtre sa capacitĂ© Ă gĂ©rer et Ă nĂ©gocier des accords pour lâexploitation et lâutilisation de ses ressources minĂ©rales et autres ressources naturelles, et câest pourquoi nous nous fĂ©licitons de lâEITI++. »  2) Le Gouvernement norvĂ©gien, par la voix de Haakon Gulbrandsen, secrĂ©taire dâĂtat : « La NorvĂšge soutient rĂ©solument les objectifs de lâEITI++. Les dĂ©fis qui se posent aux pays riches en ressources se situent tout au long de la chaĂźne Ă©nergĂ©tique. Nous allons collaborer Ă©troitement avec la Banque mondiale et les autres partenaires de lâInitiative Ă la rĂ©alisation de ses objectifs. »  3) La Banque africaine de dĂ©veloppement, en la personne de son prĂ©sident, Donald Kaberuka : « Lâactuelle phase de forte demande pour les produits de base, mĂ©taux et autres, prĂ©sente aux Ă©conomies africaines une occasion inĂ©galĂ©e, mais elle met aussi en relief la nĂ©cessitĂ© dâĂ©viter les erreurs du passĂ©. Jâapplaudis les progrĂšs accomplis Ă ce jour en matiĂšre de transparence. LâEITI++ offre une occasion dâadopter une approche globale de la gestion de nos ressources naturelles pour les gĂ©nĂ©rations actuelles et futures. »  |