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Le Groupe de la Banque mondiale lance l’EITI++ en association avec d’autres partenaires

Objectif : permettre aux pauvres de tirer parti de la flambée des prix des produits de base
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Communiqué de presse n°:2008/269/AFR

Contacts

Sarwat Hussain (202) 473-5690

shussain@worldbank.org

Aby Toure (202) 473 8302

akonate@worldbank.org

WASHINGTON, le 12 avril 2008 — Le prĂ©sident du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a annoncĂ© aujourd’hui le lancement d’une nouvelle initiative destinĂ©e Ă  aider les pays en dĂ©veloppement riches en ressources naturelles Ă  gĂ©rer cette richesse, et Ă  en tirer une croissance Ă  long terme dont les fruits soient plus Ă©quitablement rĂ©partis au sein de leur population.

 

AppelĂ©e EITI++ (Initiative renforcĂ©e pour la transparence des industries extractives), cette initiative se donne pour but de rendre les pays visĂ©s mieux Ă  mĂȘme de rĂ©pondre Ă  l’essor des prix des produits de base, et de consacrer les flux de recettes croissants qu’ils en tirent Ă  la lutte contre la pauvretĂ©, la faim, la malnutrition, l’analphabĂ©tisme et les maladies.

 

« Les revenus exceptionnels tirĂ©s du renchĂ©rissement des produits de base doivent se traduire par des amĂ©liorations tangibles dans l’existence des pauvres qui vivent en marge de l’économie mondiale », a dĂ©clarĂ© M. Zoellick en annonçant cette initiative Ă  l’occasion des RĂ©unions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monĂ©taire international. « L’EITI++ aidera les pays clients Ă  se doter des capacitĂ©s voulues pour tirer des profits durables de leurs ressources naturelles. »

 

Avec l’établissement des prix des produits de base Ă  des niveaux sans prĂ©cĂ©dent, de nouvelles opportunitĂ©s se prĂ©sentent pour certains pays, particuliĂšrement en Afrique subsaharienne. Mais faire en sorte de gĂ©rer les revenus exceptionnels ainsi dĂ©gagĂ©s pour promouvoir la croissance et faire reculer la pauvretĂ© constitue encore un dĂ©fi pour eux.

 

L’EITI initiale exigeait, dans les pays participants, la publication et la vĂ©rification de l’intĂ©gralitĂ© des paiements effectuĂ©s par les sociĂ©tĂ©s et des recettes tirĂ©es par l’État du pĂ©trole, du gaz et des autres industries extractives. Assurer un dĂ©veloppement durable suppose qu’on prĂȘte attention Ă  l’ensemble du processus d’utilisation des ressources naturelles, et c’est en cela que l’EITI++ vient complĂ©ter l’objectif de transparence des recettes sur lequel se concentre l’EITI.

 

Elle prĂ©sentera aux pays toute une sĂ©rie d’options, notamment sous forme d’assistance technique et d’opĂ©rations de renforcement des capacitĂ©s, pour les aider Ă  mieux gĂ©rer les richesses tirĂ©es de leurs ressources au profit des pauvres. Ses apports d’assistance technique viseront Ă  amĂ©liorer pour les pays la qualitĂ© des contrats conclus, le suivi des opĂ©rations et le recouvrement des impĂŽts et redevances.

 

Ils permettront aussi d’amĂ©liorer les dĂ©cisions Ă©conomiques en matiĂšre d’extraction, ainsi que la façon dont les pays gĂšrent les fluctuations de prix et investissent leurs recettes en vue d’assurer le dĂ©veloppement national.

 

Deux pays richement dotĂ©s en minĂ©raux, la GuinĂ©e et la Mauritanie, ont dĂ©jĂ  sollicitĂ© une aide pour mettre en Ɠuvre l’EITI++, et d’autres pays Ă  faible revenu mais riches en ressources ont aussi fait part de leur intĂ©rĂȘt. Bien qu’initialement axĂ©e sur l’Afrique subsaharienne, l’EITI++ cherchera Ă  collaborer avec l’ensemble des pays en dĂ©veloppement. Ses activitĂ©s seront financĂ©es par un fonds fiduciaire pluridonateurs qui pourra rĂ©pondre rapidement aux besoins des pays.

 

Le ministre mauritanien du PĂ©trole et des Mines, Mohamed El Moktar Ould Mohamed El Hacen, a dĂ©clarĂ© Ă  ce sujet : « Notre nouvelle dĂ©mocratie a besoin de transparence et de bonne gouvernance pour gagner la confiance de la communautĂ© internationale, des investisseurs privĂ©s actuels et Ă  venir, et aussi de notre population. Nous nous fĂ©licitons de l’EITI++, car elle nous aidera Ă  Ă©tablir cette confiance. »

 

« Nous comptons sur l’EITI++ pour nous aider, en faisant preuve de transparence et de responsabilitĂ©, Ă  rĂ©aliser les aspirations du peuple guinĂ©en et Ă  faire en sorte que tous les GuinĂ©ens aient part aux bĂ©nĂ©fices tirĂ©s de l’extraction de ressources naturelles », a pour sa part dĂ©clarĂ© Ousmane DorĂ©, ministre guinĂ©en de l’Économie, des Finances et du Plan.

 

« Nous applaudissons l’initiative de la Banque d’élargir la transparence dans les secteurs pĂ©trolier, minier et gazier, au-delĂ  des revenus afin d’examiner comment les concessions sont octroyĂ©es, les contrats nĂ©gociĂ©s et l’argent est dĂ©pensé », a dĂ©clarĂ© Radhika Sarin, coordinatrice internationale de l’organisation Publiez Ce Que Vous Payez, coalition de 350 groupes actifs dans plus de 50 pays.

 

« La sociĂ©tĂ© civile a jouĂ© un rĂŽle central dans la formation de l’EITI et nous espĂ©rons jouer un rĂŽle similaire dans cette nouvelle initiative, car un rĂ©el changement positif relĂšvera de notre capacitĂ© Ă  utiliser les informations rĂ©sultantes pour tenir les gouvernement et compagnies redevables. »

 

 

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Un certain nombre d’autres organisations et pays ont manifestĂ© leur soutien Ă  l’égard de l’EITI++ :

 

1) La Commission de l’Union africaine, en la personne de son vice-prĂ©sident, Erastus Mwencha :

« L’Afrique a plus que jamais besoin d’accroĂźtre sa capacitĂ© Ă  gĂ©rer et Ă  nĂ©gocier des accords pour l’exploitation et l’utilisation de ses ressources minĂ©rales et autres ressources naturelles, et c’est pourquoi nous nous fĂ©licitons de l’EITI++. »

 

2) Le Gouvernement norvĂ©gien, par la voix de Haakon Gulbrandsen, secrĂ©taire d’État :

« La NorvĂšge soutient rĂ©solument les objectifs de l’EITI++. Les dĂ©fis qui se posent aux pays riches en ressources se situent tout au long de la chaĂźne Ă©nergĂ©tique. Nous allons collaborer Ă©troitement avec la Banque mondiale et les autres partenaires de l’Initiative Ă  la rĂ©alisation de ses objectifs. »

 

3) La Banque africaine de développement, en la personne de son président, Donald Kaberuka :

« L’actuelle phase de forte demande pour les produits de base, mĂ©taux et autres, prĂ©sente aux Ă©conomies africaines une occasion inĂ©galĂ©e, mais elle met aussi en relief la nĂ©cessitĂ© d’éviter les erreurs du passĂ©. J’applaudis les progrĂšs accomplis Ă  ce jour en matiĂšre de transparence. L’EITI++ offre une occasion d’adopter une approche globale de la gestion de nos ressources naturelles pour les gĂ©nĂ©rations actuelles et futures. »

 





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