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Le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, applaudit l'appel lancé par le Premier ministre japonais, Yasuo Fukuda, pour inscrire la crise alimentaire à l'ordre du jour du G8

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Personnes à contacter : À Washington: Amy Stilwell (202-458-4906) astilwell@worldbank.org
Geetanjali S. Chopra (202-473-0243) gchopra@worldbank.org

WASHINGTON le 21 avril 2008 – La déclaration ci-après a été présentée aujourd'hui par le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, en réponse à une lettre du Premier ministre japonais, Yasuo Fukuda, dans laquelle ce dernier demande que la crise alimentaire soit inscrite à l'ordre du jour du G8.

« J'applaudis l'intention de M. Fukuda de faire une place importante à la crise alimentaire dans le programme du sommet du G8 et j’approuve l‘appel qu’il a lancé pour que la Banque mondiale, les Nations Unies et d’autres institutions internationales préparent une action concertée en étroite coordination. Nous serons heureux de fournir notre appui au Japon qui présidera le sommet.
La flambée des prix alimentaires, par son impact sur la faim et la malnutrition ainsi que sur le développement, menace d'enfoncer 100 millions de personnes davantage dans la pauvreté. Elle signifie, pour plus de deux milliards d'êtres humains, des sacrifices et des difficultés au quotidien voire même, pour certains, une lutte incessante pour assurer leur survie, et il ne semble pas que la situation doive s’améliorer rapidement. La malnutrition menace non seulement la génération actuelle mais aussi la prochaine. Il s'agit là d'une épreuve devant laquelle la communauté internationale ne peut pas se permettre de rester sans réponse. Nous devons faire de la mondialisation un atout pour l'humanité tout entière. Rien n'illustre ce point plus clairement que la crise alimentaire qui menace maintenant des millions de personnes.

Les donateurs doivent agir sans plus attendre pour répondre à l'appel de fonds d'urgence lancé par le Programme alimentaire mondial pour combler un besoin de financement pressant. Sinon, des millions d’êtres humains souffriront de la faim. Pour eux, le système international sera un échec.
Les ministres de plus de 180 pays qui se sont rencontrés à l'occasion des Réunions de printemps de la Banque mondiale et du FMI ont récemment adopté une nouvelle donne pour la politique alimentaire mondiale. Il faudra, à ce titre, prendre des mesures concertées à court, à moyen et à long terme : dans l’immédiat, pour répondre à l'appel d'urgence lancé par le Programme alimentaire mondial ; à court et moyen terme, pour soutenir des systèmes de filets de protection, tels qu’alimentation scolaire, vivres contre travail et transferts monétaires conditionnels ; et à moyen et long terme, pour appuyer l'accroissement de la production agricole, mieux comprendre l'impact des biocarburants et prendre des mesures dans le domaine du commerce afin de réduire les subventions qui sont sources de distorsions et abaisser les barrières commerciales. Il importe également de s'attaquer aux problèmes budgétaires et de balance des paiements des pays les plus gravement touchés ; nous travaillerons donc en étroite collaboration avec le FMI.

Dans l'immédiat, nous avons entrepris, avec nos partenaires de l'ONU, d’identifier les pays où les besoins sont les plus pressants pour pouvoir, en collaboration avec d'autres institutions, fournir les financements concessionnels et autres appuis nécessaires. Nous explorons la possibilité de créer un mécanisme de financement rapide pour les pays pauvres particulièrement fragiles, ceux dont la population a une marge de survie très réduite et dont l’accès à des financements est très limité. Nous doublerons également le volume de nos prêts à l'agriculture en Afrique durant l'année qui vient pour veiller à répondre au besoin d’accroître l'offre.

Il sera important que les membres de la communauté internationale coordonnent étroitement leurs actions, réduisent plus le plus possible les chevauchements et s'attaquent aux problèmes sous des angles multiples pour s'assurer que l'appui fourni parvient à ceux qui en ont le plus besoin et que les questions relatives à l'offre à long terme soient dûment prises en compte.

Les efforts axés sur ces questions à court, moyen et à long terme seront un aspect crucial de l'action internationale. Mais il nous faut, avant tout, lever les fonds nécessaires pour répondre aux besoins les plus immédiats. Le monde peut se le permettre. Les pauvres et les affamés ne le peuvent pas. »

Robert B. Zoellick




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