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Le Bénin bénéficie d’un nouveau crédit pour le développement du secteur privé

Disponible en: English
Communiqué de presse n°:2008/286/AFR/FR

Contacts

À Washington: Aby Toure +1 202 473 8302

akonate@worldbank.org 

À Cotonou: Sylvie Nenonene (229) 21 30 58 57

snenonene@worldbank.org

Nadiath Dende (229) 21 30 58 57

ndende@worldbank.org

 

WASHINGTON, le 29 avril 2008  Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé ce jour, un crédit en faveur de la République du Bénin pour aider à la mise en œuvre du Projet de compétitivité et de croissance intégrée (PROCCI).

 

D’un montant total de 25 millions de dollars, le PROCCI vise à promouvoir et à soutenir l’identification et la transformation par le secteur privé, des nouvelles opportunités économiques par le développement de l’entreprise et de l’entreprenariat. Les interventions financées dans la cadre du PROCCI reposent sur le développement de nouveaux produits et de nouveaux marchés comme facteurs d’intégration du secteur privé dans les activités productives au Bénin.

 

L’architecture du PROCCI tient compte des leçons tirées de la mise en œuvre du Projet d’appui au développement du secteur privé (PADSP) — financé par la Banque mondiale et clôturé en décembre 2007— et de la vision du Gouvernement du Bénin à travers notamment le document sur les Orientations stratégiques de développement 2006-2011, et la Lettre de politique de développement du secteur privé.

 

Le PROCCI sera mis en œuvre à travers deux composantes principales. La première qui vise l’amélioration de l’infrastructure de développement des affaires couvrira, entre autres, les actions suivantes :

(i) la complète intégration du Centre de formalités des entreprises (CFE) à l’infrastructure de développement des affaires au terme de sa transformation en un guichet unique pour la formalisation  (GUI) avec le soutien du Millenium Challenge Account (MCA) ;

(ii) la création d’un guichet unique de l’investisseur ;

(iii) la création d’un guichet unique des procédures d’exportation (GUPE) ;

(iv) la rationalisation et l’intégration des activités de formalisation des entreprises avec les activités de promotion des investissements et les activités de promotion des exportations, à travers la création d’une Agence (unique) de promotion des investissements et des exportations (APIEX) ;

(v) la réforme du code des investissements pour l’adapter aux nouvelles orientations de la promotion économique ;

(vi) la réforme du cadre institutionnel et légal pour permettre la création et le fonctionnement des nouvelles structures intégrées de promotion économique et de promotion des investissements ;

(vii) la création d’un cadre d’intermédiation financière plus cohérent avec l’accès au financement par les petites et moyennes entreprises (PME) et les micro-entreprises ;

(xiii) la création d’un secrétariat chargé de rendre opérationnelles les orientations stratégiques et sectorielles des sessions du Conseil présidentiel de l’investissement (CPI) qui est une plateforme de concertation public-privé ; et enfin 

(ix) la réforme de la fiscalité des entreprises pour la rendre plus conforme aux exigences de la promotion économique par le  développement de l’entreprise et de l’entreprenariat.

 

La première composante du projet ainsi décrite devra servir de logistique institutionnelle à la deuxième composante (Développement des produits et des marchés), qui elle vise à faciliter la création directe de nouvelles entreprises par une politique active reposant sur le développement de l’entreprise, de ses produits et de ses marchés.

 

Pour cela, elle fonde ses interventions sur deux instruments nouveaux : (i) le Fonds de développement de projets (FDP) ; et (ii) l’Infrastructure minimale intégrée d’expansion commerciale (IMIEC).

 

Le FDP va financer tous les stades critiques de développement d’un projet d’entreprise, de l’identification jusqu’à la recherche de financement et de partenaires, en passant par les études de marchés et le développement du plan d’entreprise.

 

L’IMIEC va servir de levier et de levain pour accompagner les entreprises anciennes et nouvellement crées en leur fournissant les informations commerciales et normatives, ainsi que l’assistance technique nécessaire à l’adaptation et au développement durable des produits et des marchés. Pour rendre le dispositif pérenne, L’IMIEC va aussi soutenir la formation de l’expertise locale nécessaire à aider les entreprises à accéder aux fonctions vitales dont elles doivent absolument assurer le service (en termes de produits, marchés et d’organisation des lignes de production etc.) sans pouvoir les développer dans le cadre de leur organisation interne.

 

Papa Demba Thiam, Spécialiste principal du secteur privé à la Banque mondiale, et responsable du PROCCI, s’est réjoui du passage du projet au Conseil d’administration et a présenté les atouts du projet : « Le projet qui vient d’être approuvé ce jour présente un changement notoire de paradigme en matière de développement du secteur privé. La philosophie du projet privilégie l’intervention directe mesurée et appropriée (moins d’État et mieux d’État) à la place du « laissez-faire » dans le cadre d’une économie de marché qui, somme toute, reste  à construire. Le PROCCI a l’avantage de livrer un ensemble d’interventions intégrées dans un seul emballage. En effet, le PROCCI utilise aussi bien l’infrastructure de développement des affaires, le Fonds de développement de projets que l’Infrastructure minimale intégrée d’expansion commerciale pour soutenir le développement de nouvelles entreprises et la création d’emplois  sur la base de la transformation des ressources nationales ».

 

En s’appuyant sur le système d’information proactif de la plateforme « IMIEC », les investisseurs vont pouvoir identifier des opportunités directes de transformation commerciales de la ressource béninoise. En s’appuyant sur les structures de normalisation et de promotion de la qualité de cette même plateforme, ils vont pouvoir surmonter les barrières techniques au commerce et s’installer sur les marchés difficiles. En s’appuyant sur les organisations prestataires de services aux entreprises, l’entrepreneur va pouvoir transformer les normes et l’information commerciale en adaptation et en développement de produits.

 

Enfin, les structures d’appui à l’investissement et au développement du commerce vont ainsi pouvoir jouer leur rôle d’intégration de toute les filières depuis les investissements jusqu´à la mise sur le marché des produits béninois, en passant par l’assistance technique nécessaire à tous les niveaux.

 

« En permettant au Bénin d’adopter une telle démarche par le financement du PROCCI, le Conseil d’administration de la Banque mondiale confirme ainsi sa volonté de démocratiser l’entreprenariat au Bénin, en vulgarisant la capacité de création de nouveaux produits et de nouveaux marchés sur laquelle repose la viabilité de toute entreprise, et partant une croissance soutenue, partagée et enfin bâtie sur les forces de l’économie béninoise », conclut Thiam, qui a émis le vœu que les conditions de mise en œuvre soient rapidement réunies pour un démarrage effectif rapide du PROCCI.

 

 

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Pour de plus amples informations sur les activités de la  Banque mondiale en

Afrique subsaharienne, visitez  www.banquemondiale.org/afrique

 

Pour de plus amples informations sur les activités de la Banque mondiale au Bénin, visitez : www.banquemondiale.org/benin

 


Pour en savoir plus, veuillez consulter le site des Projets .

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