Info-presse en ligne
Ressources pour les journalistes accrédités
AccÚs membres / Devenir membre

Au Swaziland, des initiatives locales de lutte contre le VIH/SIDA reçoivent un coup de pouce de la Banque mondiale

Disponible en: English

MBABANE, SWAZILAND, le 23 avril 2008 – « Cet apport paraĂźt modeste, mais pour nous, il est porteur d’une grande signification ». Tel est le consensus dĂ©gagĂ© entre les quatre bĂ©nĂ©ficiaires de dons au titre du financement de leurs projets communautaires de lutte contre la pandĂ©mie du VIH/SIDA au Swaziland.

Les bĂ©nĂ©ficiaires enthousiasmĂ©s ont reçu des certificats de la Banque mondiale en guise de reconnaissance de leurs actions. Les activitĂ©s qu’ils mĂšnent au niveau communautaire consistent Ă  prendre soin des orphelins et autres enfants vulnĂ©rables, apporter une assistance aux personnes ĂągĂ©es obligĂ©es de s’occuper d’enfants sans parents, nĂ©gocier les frais de scolaritĂ© et les tenues scolaires, s’assurer que les malades comprennent les mĂ©dicaments qu’ils doivent prendre et se conforment au protocole thĂ©rapeutique quotidien. Ils interviennent Ă©galement Ă  travers des activitĂ©s gĂ©nĂ©ratrices de revenus comme la culture de jardins potagers et l’élevage de porcs destinĂ©s Ă  la vente sur le marchĂ©.

Swazi

Les 4 bénéficiaires du Fonds de la société civile pour le développement social, au premier plan. ©Banque mondiale

La Banque mondiale collabore avec le Conseil national de rĂ©ponse d’urgence face au VIH/SIDA (National Emergency Response Council on HIV/AIDS – NERCHA) pour aider les organisations locales Ă  lutter contre la pandĂ©mie par le biais du Fonds de la sociĂ©tĂ© civile pour le dĂ©veloppement social (Social Development Civil Society Fund (a), antĂ©rieurement appelĂ© Programme de petites subventions).

Le NERCHA et la Banque ont lancĂ© un appel d’offres en janvier qui a agi au plus profond des quatre rĂ©gions du pays. Le NERCHA a assistĂ© la Banque dans la mise en Ɠuvre du programme, tandis que le gouvernement, d’autres partenaires au dĂ©veloppement et l’ONG faĂźtiĂšre nationale se sont joints Ă  un panel d’évaluation indĂ©pendant qui a sĂ©lectionnĂ© les quatre bĂ©nĂ©ficiaires de financements aprĂšs examen des notes attribuĂ©es aux projets au niveau de chaque rĂ©gion. Chacun des projets retenus a reçu un montant de 5 000 dollars.

Les promoteurs sont les suivants :

‱ Siyikhatsalele Imphilo Yetfu Support Group – RĂ©gion de Shiselweni
‱ Litsemba Lisekhona  - RĂ©gion de Hhohho
‱ Asihlangane Malindza - RĂ©gion de Lubombo
‱ Vezokuhle Savings & Cooperatives Society - RĂ©gion de Manzini

Le NERCHA et la Banque suivront l’exĂ©cution de ces projets au cours de la prochaine annĂ©e et chaque bĂ©nĂ©ficiaire produira un rapport final sur les rĂ©sultats accomplis.

Swazi

Secrétaire principal au ministÚre en charge du Développement régional et de la Jeunesse. ©Banque mondiale

Nos champions

« Vous ĂȘtes nos champions et tout le Swaziland compte sur vous. Il s’agit lĂ  d’une grande responsabilitĂ© et nous en sommes fiers, » a dĂ©clarĂ© Christabel Motsa, secrĂ©taire principal au ministĂšre en charge du DĂ©veloppement rĂ©gional et de la Jeunesse (Ministry of Regional Development and Youth Affairs).

S’adressant Ă  plus de 30 invitĂ©s et mĂ©dia, elle a dĂ©clarĂ© qu’en se rĂ©unissant pour cĂ©lĂ©brer leur ardeur au travail et leur mĂ©rite, les membres de la communautĂ© issus de toutes les quatre rĂ©gions du Swaziland permettent d’écrire une nouvelle page de l’histoire.

« Nous pouvons ĂȘtre dĂ©bordĂ©s par des problĂšmes complexes au niveau national alors que les communautĂ©s vivent au quotidien l’impact du VIH/SIDA, » a-t-elle dĂ©clarĂ©. « C’est lorsque les communautĂ©s dĂ©cident de s’attaquer au problĂšme qu’elles  obtiennent des rĂ©sultats concrets – c'est elles qui doivent mener la riposte. »

Madame Motsa a exprimĂ© l’espoir qu’une bonne exĂ©cution de ces projets permettra d'accroĂźtre l'appui, non seulement de la part de la Banque mondiale, mais celui d'autres partenaires de dĂ©veloppement. Elle a dĂ©clarĂ© que le financement de la Banque mondiale permettra de renforcer la capacitĂ© de la communautĂ© Ă  s’occuper de ses membres.  « Nous avons besoin de ce partenariat pour nous aider Ă  rĂ©aliser nos rĂȘves. La Banque mondiale ne s'est pas comportĂ©e comme une banque - elle a fait preuve de confiance »

Swazi

Derek von Wissell, directeur du Conseil national de rĂ©ponse d’urgence face au VIH/SIDA. ©Banque mondiale

Un impact majeur pour un défi de taille

Monsieur Derek von Wissell, le directeur du NERCHA, a accueilli favorablement cette reprise d’activitĂ©s par la Banque mondiale. Il a relevĂ© que les initiatives communautaires ne sont pas seulement efficaces par rapport au coĂ»t, mais qu’elles peuvent produire un grand impact sur le terrain en bĂ©nĂ©ficiant aux populations les plus affectĂ©es. Toutefois, il a attirĂ© l’attention sur les grands dĂ©fis que le pays doit relever et ajoutĂ© qu’il n’avait pas l’impression qu’on en fait une urgence.

«  Le moment est venu de recentrer et redoubler nos efforts, » a-t-il dĂ©clarĂ©. « Nous devons songer Ă  l’avenir du Swaziland. Nous devons nous demander si nous faisons ce qu’il faut pour bĂątir l’avenir de nos enfants.»

Le taux de prĂ©valence du VIH/SIDA au Swaziland est le plus Ă©levĂ© du monde. On estime que chaque annĂ©e, environ 16 000 individus meurent de VIH – soit 45 personnes chaque jour. L’espĂ©rance de vie a chutĂ© : alors qu'elle Ă©tait d'environ 60 ans dans les annĂ©es 90, elle se situe maintenant Ă  un peu plus de 30 ans.  La pandĂ©mie du VIH/SIDA  a atteint la proportion d’une crise nationale Ă  laquelle le pays cherche Ă  faire face Ă  titre d’urgence nationale.

Mallory Saleson, le reprĂ©sentant de la Banque mondiale au Swaziland a fĂ©licitĂ© les bĂ©nĂ©ficiaires et remerciĂ© tous ceux qui ont participĂ© au processus. Elle a soulignĂ© que la Banque espĂšre que le programme permettra d’obtenir des rĂ©sultats concrets.

« À la Banque, nous savons que les initiatives de petite envergure produisent souvent de grands rĂ©sultats, » a dĂ©clarĂ© Saleson. « Le dĂ©fi peut ĂȘtre redoutable, mais il est important de commencer. Nous espĂ©rons que vous serez en mesure d’apporter quelque chose de concret Ă  vos communautĂ©s respectives et nous attendons avec intĂ©rĂȘt de descendre sur le terrain et de recevoir vos observations. »

Une action élargie

Bien qu’il soit modeste, le programme du Fonds de la sociĂ©tĂ© civile complĂštera l’Ɠuvre de la Banque mondiale dans le cadre de sa collaboration avec le gouvernement en matiĂšre de lutte contre la pandĂ©mie du VIH/SIDA, qui constitue un sĂ©rieux dĂ©fi de dĂ©veloppement au Swaziland. Le programme du Fonds de la sociĂ©tĂ© civile n’est qu’un des moyens par lesquels la Banque Ă©largit son action en faveur de ce royaume montagneux.

Ce financement fait suite Ă  l’adoption, par la Banque mondiale, de la nouvelle Note de stratĂ©gie intĂ©rimaire (a) pour le Swaziland, la premiĂšre en 14 ans. La stratĂ©gie intĂ©rimaire est le rĂ©sultat d’une rĂ©flexion concertĂ©e entre la Banque et l’État swazi. Elle met en place un cadre permettant de renforcer l’engagement du Groupe de la Banque mondiale vis-Ă -vis du Swaziland au cours des deux prochaines annĂ©es.

Elle met l’accent sur trois domaines prĂ©cis d’intervention de la Banque en matiĂšre d’aide : VIH/SIDA, gouvernance et compĂ©titivitĂ©. Le coup de pouce de la Banque mondiale intervient Ă©galement aprĂšs l’ouverture du Centre d’information pour le dĂ©veloppement à l’UniversitĂ© du Swaziland.

(a) indique une page en anglais.

Par Mallory Saleson, avec la contribution de Cornelius Mahlangu
Les photos sont l’Ɠuvre de Mmenyane Seoposengwe, Bureau-pays de la Banque mondiale


Liens utiles

LA BANQUE MONDIALE ET FOTOPEDIA LANCENT L’APPLICATION « FEMMES DU MONDE ENTIER » POUR IPHONE ET IPAD
L’Afrique perd des milliards de dollars en revenus commerciaux potentiels
Selon une étude de la Banque mondiale, l'augmentation de la passation de marchés locaux dans le secteur minier peut soutenir la croissance en Afrique



Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/3YFXSHCGV0