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La visite de M. Zoellick met en évidence l’élargissement des partenariats de la Banque avec le Mexique et la Colombie

Disponible en: English, 中文, Español
  • Programmes et partenariats pour les pays à revenus intermédiaires.
  • Une occasion « d’écouter et d’apprendre ».
  • L'aide au mexique inclut les défis liés au changement climatique.

Le 6 mai 2008—3 000 km séparent les villes de Mexico et de Bogota, mais elles partagent certaines choses en commun.

 

Elles ont toutes deux connu une croissance économique soutenue pendant ces dernières années et elles ont commencé à traiter les écarts importants entre les riches et les pauvres tout en mettant en place des plans ambitieux pour l’avenir.

 

Cette semaine, les deux villes ont reçu la visite de M. Robert B. Zoellick dans le cadre de son premier voyage en Amérique du Sud en qualité de président de la Banque mondiale. Toutes les deux sont sur le point de s’engager dans des nouveaux plans de développement pluriannuels soutenus par des financements de la Banque mondiale qui vont au-delà des opérations traditionnelles de prêts. Les Stratégies de partenariats nationaux, ainsi sont appelés ces plans, du Mexique et de la Colombie ont été approuvées le mois dernier par le Conseil des Administrateurs de la Banque. Le Mexique empruntera 800 millions dollars par an sur trois ans et la Colombie 1 milliard de dollars par an pendant quatre ans.

 

Services plus souples et taux de prêts concurrentiels

 

Le Mexique et la Colombie figurent parmi les premiers pays à bénéficier des services de la Banque mondiale destinés aux pays à revenus intermédiaires ; ces services impliquent des prestations plus souples et à la demande ainsi qu’un travail plus analytique et une assistance technique, des prêts à long terme avec des taux d’intérêt et des échéances fortement compétitifs, et des produits de pointe pour la gestion du risque.

 

« Le Mexique est un leader régional et bénéficie d’une présence mondiale qui continuera de se développer alors que la Colombie a effectué des progrès remarquables ces dernières années », déclara M. Zoellick. « Ces pays à revenus intermédiaires font d’importants efforts pour obtenir un développement durable et n’excluent personne ; la Banque mondiale soutient ces efforts par l’intermédiaire d’un menu varié de programmes, de financements innovants et de partage de connaissances, adaptés aux circonstances spécifiques de chaque pays. »

 

L’occasion « d’écouter et d’apprendre ».

 

Lors de sa visite de deux jours au Mexique (6 et 7 mai), M. Zoellick rencontrera le Président Felipe Calderón, des membres du cabinet du Président, de la Chambre des Députés et du Sénat ainsi que des représentants du secteur privé et des étudiants. Le 8 mai, il rencontrera le Président colombien Alvaro Uribe et des membres de son cabinet.

 

M. Zoellick a décrit ce voyage comme une occasion « de les écouter et d’apprendre comment nous pouvons devenir un meilleur partenaire ».

 

Pour la Colombie, les défis comprennent la garantie de la paix, l’intégration des anciens soldats dans la société et l’éradication de l’extrême pauvreté et des profondes inégalités.

 

Le pays se remet lentement de sa crise économique la plus grave en 70 ans, il a cependant rebondi d’une quasi-stagnation en 2002 à un taux de croissance de 6,6 % en 2007. La Colombie a réalisé d’importants progrès en termes de croissance, de sécurité et de stabilité économique. Selon la Stratégie de partenariats, ceci a réduit la pauvreté et a amélioré la qualité de vie.

 

Quant au Mexique, le défi est d’augmenter le taux de croissance en n’excluant personne et de poursuivre la politique qui permettra à environ 45 millions de Mexicains d’échapper à la pauvreté.

 

Le Mexique présente le revenu par habitant le plus élevé d’Amérique latine. Il a réduit sa dette de façon spectaculaire, il a amélioré sa cote de crédit depuis la crise financière des années 1990 et il est maintenant financièrement stable. Selon la Stratégie de partenariats nationaux, le Mexique constitue cependant aussi un pays avec « deux mondes », avec une répartition à deux vitesses du revenu. Alors que les élites urbaines vont dans des écoles privées et étudient à l’étranger, environ 75 % de la population active ne dispose que d’une éducation de base, voire moindre.

 

Pour aider à traiter ce problème, la Stratégie de partenariats se concentre sur l’accélération de la croissance, l’amélioration de la compétitivité, la promotion de l’inclusion sociale et la réduction de la pauvreté en développant des infrastructures et en assurant une sécurité énergétique, en renforçant les institutions et en assurant la pérennité de l’environnement.



Mexique : Partenaire dans la lutte contre le changement climatique

 

Le Mexique est devenu un leader parmi les pays en voie de développement quant à l’adaptation et l’atténuation du changement climatique et la Banque mondiale a étroitement collaboré avec ce pays pour soutenir son calendrier environnemental. Lors de sa visite, M. Zoellick et le Président Calderón ont signé un emprunt récemment approuvé pour le changement climatique de 501,25 millions de dollars qui facilitera la mise en œuvre de la nouvelle Stratégie nationale quant au changement climatique et qui engage le pays à placer ce changement climatique au cœur de sa politique de développement national.

 

Actuellement, le coût économique des atteintes à l’environnement est estimé à 9 % du PIB ; environ 30 % de ce coût proviennent de la pollution atmosphérique. Le Mexique doit faire face à de graves problèmes d’eau dans des régions très peuplées, mais il a réalisé « d’importantes avancées » vers la gestion durable de l’eau, selon la Stratégie de partenariats.

 

« Le Mexique a été un des premiers pays en voie de développement à disposer d’une stratégie nationale visant une croissance à faibles émissions de carbone », affirmait M. Zoellick. « Il figure parmi les six pays qui ont aidé à concevoir cette stratégie—celle-ci traite de tout, des sources d’énergies alternatives aux systèmes de transports. »

 

Solution innovante

 

Le Mexique joue également un rôle de leader dans la conception de solutions de développement, comme le programme de transferts monétaires conditionnels Oportunidades récompensant les familles qui maintiennent leurs enfants en bonne santé et à l’école. « Le programme constitue un modèle pour 30 pays ainsi que pour la ville de New York et pourrait devenir un moyen d’aider les pauvres qui ont été lourdement frappés par l’augmentation des prix alimentaires », déclara M. Zoellick.

 

« Il a connu une forte réussite et il représente une manière de soutenir de façon ciblée ceux qui sont le plus dans le besoin, contrairement aux tentatives de mesures, comme le contrôle des prix, qui envoient de mauvais messages aux producteurs et ne ciblent pas vraiment l’aide. »

 


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