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WASHINGTON, le 6 mai 2008 – Le Conseil des Administrateurs de la Banque mondiale a approuvé ce jour un crédit* de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant de 200 millions de dollars à l’intention de l’Ouganda pour financer la septième opération à l’appui de la réduction de la pauvreté (PRSC7) durant les exercices 2007/2008 et 2008/2009. Le PRSC7 est la troisième et dernière opération d’appui budgétaire annuel destinée à soutenir la mise en œuvre du troisième Plan d’action de l’Ouganda pour l’éradication de la pauvreté (PEAP) couvrant la période 2005-2008. Cette opération a été préparée conjointement avec le Gouvernement ougandais et en étroite collaboration avec d'autres partenaires de développement, notamment la Banque africaine de développement, l'Allemagne, l'Irlande, les Pays-Bas, la Norvège, la Suède et le Royaume-Uni. Selon Young Chul Kim, l’Économiste principal pour l’Ouganda et chef d’équipe de projet pour l’opération du PRSC7, « le nombre de ménages ougandais vivant dans la pauvreté a baissé considérablement puisqu’il est passé de 38 % en 2002 à 31,5 % à ce jour. Cette baisse peut être attribuée aux progrès constants enregistrés dans la mise en œuvre du PEAP et à la remontée des prix des principaux produits d’exportation du pays. Le PRSC devrait soutenir les efforts du gouvernement visant à améliorer la prestation des services et à créer un meilleur cadre pour la promotion de la croissance et la poursuite de la lutte contre la pauvreté. Cette opération vise donc à renforcer la capacité du secteur public en matière de prestation de services, développer l’infrastructure publique, améliorer la transparence, et faciliter la croissance du secteur privé en définissant mieux les priorités et en mettant davantage l’accent sur les résultats. ». Le PRSC7 soutient quatre des cinq piliers du troisième PEAP, que l’on peut globalement regrouper en quatre domaines : réformes visant à accroître la productivité et la compétitivité (climat des investissements et développement rural) ; prestation effective des services sociaux (y compris des programmes sur la santé, l’éducation, l’eau, et la décentralisation) ; gestion du secteur public (exécution du budget, gestion des finances publiques, passation des marchés, et lutte contre la corruption) ; et programmes concernant la parité hommes-femmes, la mortalité maternelle et infantile, et la croissance démographique. Ce crédit va compléter les ressources mobilisées par le gouvernement et d’autres partenaires de développement apportant un appui budgétaire à l’Ouganda. Par rapport aux années précédentes, 200 millions de dollars pour deux exercices budgétaires ougandais (2007/2008 et 2008/2009) traduisent une réduction du montant de financement annuel consenti par la Banque au titre du PRSC. Cette réduction est la conséquence des résultats mitigés obtenus dans l’accomplissement des actions préalables au PRSC, notamment les dépassements récurrents de dépenses dans les secteurs de l’administration publique et de la défense. Dans les domaines où la réalisation des actions préalables au PRSC7 traîne le pas, les autorités ougandaises ont réitéré leur détermination à mettre en œuvre les mesures restantes au début de l’exercice 2008/2009. « Comme stipulé dans la Stratégie d’aide conjointe pour l’Ouganda (UJAS), la série de PRSC continuera d’être une composante essentielle de l'appui de la Banque à ce pays. Durant les précédents PRSC, le Gouvernement a mis en œuvre des politiques macroéconomiques judicieuses malgré la crise énergétique actuelle, les fluctuations du taux de change dues à des entrées relativement importants de capitaux à court terme, et la forte pression des dépenses sur le budget. À travers ce nouveau crédit, nous espérons voir comment le gouvernement s’attache davantage à orienter le processus budgétaire de manière à obtenir des résultats plus probants, reflétant les ressources ainsi mises à disposition », a déclaré Kundhavi Kadiresan, le chef des opérations de la Banque mondiale pour l’Ouganda. Le Gouvernement ougandais prépare actuellement un plan quinquennal de développement devant remplacer le PEAP et maintenir systématiquement l’attention sur les contraintes de capacité qui empêchent d'obtenir plus rapidement de meilleurs résultats dans de nombreux domaines. La prochaine série de PRSC pluriannuels sera préparée et présentée au Conseil dès que le gouvernement aura défini les éléments fondamentaux du nouveau PEAP. * Le crédit est assorti des conditions normales de l’Association internationale de développement (IDA0, y compris une commission d’engagement de 0,5 %, une commission de service de 0,75 % ; il est remboursable en 40 ans dont un différé d’amortissement de 10 ans. ### Pour en savoir davantage sur les activités de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne, veuillez consulter www.banquemondiale.org/afrique Pour en savoir davantage sur les activités de la Banque mondiale en Ouganda, veuillez consulter le site en anglais www.worldbank.org/uganda |