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Infections Ă  VIH/SIDA en hausse en Afrique — L’épidĂ©mie reste la principale cause de dĂ©cĂšs et de recul du PIB dans la rĂ©gion, annonce la Banque mondiale

Disponible en: English, PortuguĂȘs
Communiqué de presse n°:2008/312/HDN

 

Contact :

Carol Hooks : +1 202 458 9346

chooks@worldbank.org

Phil Hay : +1 202 473 1796

Portable : +1 202 409 2909

phay@worldbank.org

Janique Racine : +1 202 458 2048

jracine@worldbank.org

 

Washington, 14 mai 2008 –  Dans un nouveau rapport publiĂ© aujourd’hui, la Banque mondiale indique que les pays africains doivent poursuivre leurs efforts de lutte contre le VIH pour ralentir et inflĂ©chir la tendance Ă  la hausse des infections Ă  VIH et que le VIH/SIDA demeurera jusqu’à nouvel ordre un problĂšme Ă©conomique, social et humain sans prĂ©cĂ©dent en Afrique subsaharienne. La rĂ©gion reste l’épicentre mondial de l’épidĂ©mie.

 

Selon le nouveau rapport intitulĂ© Notre engagement : le programme d’action 2007-2011 de la Banque mondiale pour la lutte contre le VIH/SIDA en Afrique, pour chaque Africain infectĂ© qui entame un traitement antirĂ©troviral, quatre Ă  six autres sont contaminĂ©s, mĂȘme si les chiffres rĂ©gionaux indiquent un recul de la prĂ©valence dans des pays comme le Kenya et dans certaines rĂ©gions du Botswana, de la CĂŽte d’Ivoire, du Malawi et du Zimbabwe. Quelque 22,5 millions d’Africains sont sĂ©ropositifs et le SIDA est la principale cause de dĂ©cĂšs prĂ©maturĂ© sur le continent, notamment parmi les jeunes en Ăąge de travailler, hommes et femmes. En Afrique australe, certaines entreprises privĂ©es recrutent deux personnes par poste au cas oĂč la maladie ferait des victimes parmi leurs employĂ©s.

 

La nouvelle stratĂ©gie de la Banque prĂ©voit de poursuivre le programme d’aide aux pays africains pour lutter contre l’épidĂ©mie, sachant que plus de 60 % des personnes sĂ©ropositives en Afrique sont des femmes et que les jeunes filles ont six fois plus de chances de l’ĂȘtre que les jeunes gens. Selon les estimations, 11,4 millions d’enfants de moins de 18 ans ont perdu au moins un parent Ă  cause de l’épidĂ©mie.

 

« Le SIDA Ă©tant la premiĂšre cause de dĂ©cĂšs prĂ©maturĂ© en Afrique, on ne peut envisager de dĂ©veloppement durable sur le continent sans prendre l’engagement de poursuivre notre combat de longue haleine contre la maladie », a dĂ©clarĂ© Elizabeth Lule, responsable de l’équipe de la campagne anti-SIDA pour l’Afrique (ACTafrica) de la Banque mondiale, qui a menĂ© d’amples consultations avec les pays africains, des personnes sĂ©ropositives, les organismes partenaires des Nations Unies, des ONG, des entreprises privĂ©es et d’autres acteurs pour Ă©laborer sa nouvelle stratĂ©gie de lutte contre le VIH/SIDA en Afrique. 

 

Depuis 2000, la Banque mondiale a mobilisĂ© plus de 1,5 milliard de dollars en faveur de la lutte contre l’épidĂ©mie dans plus de 30 pays d’Afrique subsaharienne.

 

Mesures prĂ©vues Ă  l’horizon 2011

 

Dans son programme d’action pour la lutte contre le VIH/SIDA en Afrique, la Banque prĂ©voit d’abandonner son rĂŽle initial de principal bailleur de fonds des programmes d’intervention d’urgence contre le VIH/SIDA Ă  l’échelle mondiale en faveur d’une nouvelle stratĂ©gie qui s’articule autour de quatre objectifs, Ă  savoir :

 

·         Au niveau mondial, fournir des conseils aux pays sur les meilleurs moyens de maĂźtriser la complexitĂ© de l’aide financiĂšre internationale qu’ils reçoivent ;

·         Au niveau local, aider les pays Ă  accĂ©lĂ©rer la mise en Ɠuvre de programmes de lutte contre le VIH/SIDA Ă  long terme compatibles avec un dĂ©veloppement durable ;

·         Renforcer les capacitĂ©s de suivi et d’évaluation des pays afin de surveiller l’utilitĂ©, l’efficacitĂ© et la transparence de leurs interventions contre le VIH/SIDA ; et

·         Renforcer les systÚmes de santé et de responsabilité fiduciaire.

 

La fusion des services de lutte contre le VIH/SIDA avec les services de santĂ© procrĂ©ative et maternelle, de nutrition et de lutte contre d’autres maladies telles que le paludisme et la tuberculose permettrait de combler une lacune persistante dans de nombreux programmes nationaux de lutte contre le VIH/SIDA. La « fĂ©minisation » de l’épidĂ©mie et ses liens avec l’hygiĂšne sexuelle et de la procrĂ©ation, ainsi que la frĂ©quence des coĂŻnfections avec la tuberculose (y compris les nouvelles souches multirĂ©sistantes) et d’autres maladies opportunistes, rehaussent l’importance de fournir des services de santĂ© intĂ©grĂ©s.

 

ConcrĂštement, la Banque s’engage Ă  fournir aux pays qui en font la demande un montant total d’au moins 250 millions de dollars par an Ă  l’appui des initiatives de lutte contre le VIH/SIDA, et Ă  crĂ©er un fonds qui accordera 5 millions de dollars de subventions annuelles pour promouvoir le renforcement des capacitĂ©s, les travaux d’analyse et l’inclusion d’un volet VIH/SIDA dans les projets menĂ©s dans des secteurs clĂ©s tels que la santĂ©, l’éducation, le transport et la gestion du secteur public, entre autres. 

 

« AprĂšs 25 ans d’efforts, il est temps d’appliquer les enseignements tirĂ©s de l’expĂ©rience et de transposer Ă  plus grande Ă©chelle les initiatives concluantes. Par ce programme d’action, la Banque mondiale rĂ©affirme son engagement de longue date Ă  aider les pays partenaires Ă  assurer 
l’accĂšs universel
aux services qui associent prĂ©vention, traitement, soins et soutien aux porteurs du VIH en intĂ©grant la lutte contre le SIDA dans leurs programmes nationaux de dĂ©veloppement, en intensifiant
les interventions et en renforçant les systĂšmes nationaux », a dĂ©clarĂ© Peter Piot, Directeur exĂ©cutif du Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA).

 

ONUSIDA est coparrainĂ© par dix organismes : la Banque mondiale, l’Organisation internationale du Travail (OIT), le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les rĂ©fugiĂ©s (HCR), le Fonds des Nations Unies pour l’enfance (UNICEF), le Programme des Nations Unies pour le dĂ©veloppement (PNUD), l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime (ONUDC), le Fonds des Nations Unies pour la population (FNUAP), le Programme alimentaire mondial (PAM) et l’Organisation mondiale de la santĂ© (OMS). Le Programme d’action sera mis en Ɠuvre dans le cadre de ce partenariat.

 




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