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« La technologie est la clé » pour faire face au réchauffement mondial et à la croissance

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AperçuDéséquilibres mondiauxRéchauffement climatique mondialInégalité des revenus

Le 21 mai 2008 – Tous les pays en développement peuvent-ils supporter une croissance aussi rapide que les pays à croissance rapide sans affoler la spirale infernale des gaz à effet de serre ?

Selon le Rapport sur la croissance, la réponse est non, à moins que les technologies et les nouvelles techniques ne soient utilisées pour réduire « radicalement » l’énergie consommée aux fins de la production de biens et pour faire baisser les émissions de CO2. « C’est le seul moyen dont disposent les pays en développement pour s’assurer une croissance rapide sans imposer au monde un réchauffement climatique potentiellement catastrophique », ajoute le rapport.

Les modèles climatiques indiquent que l’érosion du littoral provoquée par le réchauffement climatique mondial risque de menacer plus d’un million de personnes d’ici 2050 dans le delta du Nil en Égypte, le delta du Mékong au Viet Nam et le delta du Gange-Brahmapoutre au Bangladesh, précise encore le rapport.

Les pays à croissance rapide, comme la Chine et l’Inde, grands producteurs de CO2, doivent eux aussi participer aux efforts visant à atténuer le réchauffement climatique mondial. Pourtant, ils résistent : d’une part, ils estiment que leur croissance risque de pâtir de ces efforts et, d’autre part, ils les jugent injustes, la plupart du CO2 présent dans l’atmosphère étant le fait des pays à revenu élevé.

Le rapport affirme que les incertitudes relatives à l’impact du changement climatique et au coût de la réduction de CO2 finiront par se dissiper au fil du temps. Le monde ne doit donc pas s’enfermer dans des engagements quantitatifs précis pour un avenir lointain. « Nous devons anticiper le fait que les informations seront de plus en plus précises et nous laisser une marge de manœuvre ».

« Pour les pays en développement qui ont épousé une trajectoire de croissance rapide, nous devons faire très attention à la manière dont sont fixées les cibles et à la manière dont les technologies et les système financiers sont appliqués », explique Lord John Browne, ancien P.-D.G. de British Petroleum.

Appel à une taxe mondiale sur le carbone ou à un système de plafonnement des émissions

Les nations devraient plutôt envisager une taxe mondiale sur le carbone ou un système de « plafonnement des émissions », autorisant les pays à émettre un volume déterminé de CO2 ou à vendre des permis à d’autres pays. Des permis d’émission de gaz à effet de serre seraient délivrés en quantités suffisantes aux pays en développement afin de préserver leur croissance, explique le rapport.

Le rapport ajoute qu’il faudra des années pour concevoir, négocier et déployer un système de taxation du carbone ou de plafonnement des émissions. Entre temps, les nations avancées devraient réduire agressivement leurs émissions et accorder des subventions plus généreuses aux technologies qui autorisent un meilleur rendement énergétique et une réduction des émissions de carbone.




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