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La Banque mondiale lance un mécanisme d'intervention rapide d’un montant de 1,2 milliard de dollars face à la crise alimentaire

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WASHINGTON, le 29 mai 2008 –  Le Groupe de la Banque mondiale a annoncé aujourd’hui qu’il appuierait les efforts déployés au plan international pour surmonter la crise alimentaire mondiale en créant un mécanisme de financement rapide portant sur un montant de 1,2 milliard de dollars pour faire face aux besoins immédiats ;   sur ce montant, 200 millions de dollars seront accordés sous forme de dons en faveur des populations vulnérables des pays les plus pauvres du monde.

 

En annonçant l’adoption de plusieurs mesures pour faire face aux problèmes alimentaires qui se posent dans l’immédiat et à plus long terme, le Groupe de la Banque mondiale a indiqué qu’il porterait le montant global de son appui mondial au titre de l’alimentation et de l’agriculture, qui est actuellement de 4 milliards de dollars, à 6 milliards de dollars l’année prochaine et qu’il lancerait des instruments de gestion des risques, ainsi que des mécanismes d’assurance des récoltes pour protéger les pays pauvres et les petits agriculteurs.

 

« Il est essentiel que, dans la perspective de la réunion qui se tiendra à Rome la semaine prochaine, nous fassions porter nos efforts sur des initiatives précises. Celles-ci nous aideront, avec nos partenaires, à lutter contre le risque de souffrir de la faim et de malnutrition que courent les deux milliards d’êtres humains qui se débattent pour survivre dans le contexte du renchérissement des prix alimentaires, et à contribuer à l’adoption d’une solution pour le long terme à laquelle devront participer de nombreux pays et institutions », a expliqué le Président du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick.

 

Des dons sont approuvés aujourd’hui en faveur de Djibouti (5 millions de dollars), Haïti (10 millions de dollars) et le Libéria (10 millions de dollars). Dans le mois qui vient, la Banque mondiale compte fournir un appui sous forme de dons au Togo, au Yémen et au Tadjikistan. Ces pays sont inscrits sur la liste des pays hautement prioritaires établie sur la base des évaluations rapides des besoins menées sur le terrain en collaboration avec le Programme alimentaire mondial, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture et le Fonds international de développement agricole. Des évaluations rapides des besoins ont déjà été réalisées dans plus de 25 pays, et 15 autres sont en cours.

 

Le mécanisme de 1,2 milliard de dollars, qui est conçu pour faire face aux besoins immédiats, appuie des systèmes de protection des plus vulnérables tels que les programmes « vivres contre travail », les transferts monétaires conditionnels et l’alimentation scolaire. Il appuie la production de denrées alimentaires — pour cette année mais aussi les suivantes — en fournissant des semences et des engrais, en améliorant les systèmes d’irrigation des petits agriculteurs et en fournissant un appui budgétaire pour compenser la réduction des droits frappant les produits alimentaires et autres charges imprévues

 

La Banque mondiale constitue également, dans le cadre de ce nouveau mécanisme, un fonds fiduciaire pluridonateurs pour faciliter la coordination des politiques et des opérations des bailleurs de fonds, et mobiliser un appui financier en vue de la fourniture rapide de semences et d’engrais aux petits agriculteurs pour les prochaines semailles.

 

Le nouveau mécanisme d’intervention rapide vient s’ajouter à d’autres activités entreprises par le Groupe de la Banque mondiale pour faire face à la crise alimentaire mondiale. Les Administrateurs de la Banque mondiale examinent actuellement des propositions d’initiatives visant à fournir des instruments de gestion des risques aux pays pauvres confrontés à la sécheresse et à d’autres catastrophes.

 

«  Nous collaborons avec nos Administrateurs au déploiement de produits d’assurance et d’instruments de couverture sur base indicielle afin de protéger les agriculteurs et les pays pauvres de chocs liés au climat et à l’offre », a expliqué M. Zoellick.

 

Suite à une proposition qui sera examinée par le Administrateurs de la Banque en juin, le Malawi pourrait être le premier de plusieurs pays à avoir recours à la Banque mondiale en tant qu’intermédiaire pour obtenir accès à des dérivés climatiques. Si le Malawi devait connaître une sécheresse, il serait protégé d’une hausse du prix du maïs importé. L’IFC, qui est l’institution membre du Groupe de la Banque mondiale chargée de promouvoir les investissements dans le cadre du secteur privé, propose de fournir des systèmes d’assurance récoltes et cheptel aux petits agriculteurs des pays en développement.

 




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