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Risques sanguins en Asie centrale

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De nouvelles analyses d'échantillons de sang font apparaître le risque de propagation du VIH, de l'hépatite B, de l'hépatite C et de la syphilis par le biais de transfusions et de fautes professionnelles médicales

Les systèmes de santé des pays d'Asie centrale ont un besoin urgent d'améliorer leurs procédures de dépistage afin d'éviter l'emploi de sang infecté lors des transfusions et la transmission accidentelle de maladies contagieuses à des patients non avertis. Les résultats d'une nouvelle analyse d'échantillons provenant de 7 500 donneurs ont fait apparaître un danger clair et présent que les réserves de sang des pays concernés contiennent du sang contaminé par le VIH, l'hépatite B, l'hépatite C et la syphilis.

Ces résultats sont signalés dans un nouveau rapport de la Banque mondiale intitulé « Blood Services in Central Asian Health Systems: A Clear and Present Danger of Spreading HIV/AIDS and Other Infectious DiseasesDiseases » (Services sanguins dans les systèmes de soins en Asie centrale : un danger clair et présent de propagation du VIH/SIDA et d'autres maladies infectieuses). L'ouvrage, préparé en collaboration avec l'organisme américain Centers for Disease Control and Prevention et l'OMS/EURO, met en lumière un sujet jusqu'ici négligé et donne un aperçu des régions où les procédures de dépistage et les pratiques médicales ont besoin d'être améliorées.

« Il est possible que le dépistage actuel pratiqué sur les dons de sang en Asie centrale donne un faux sentiment de sécurité alors que, à l'opposé, le risque de recevoir du sang infecté par transfusion est réel », a déclaré M. Patricio V. Marquez, spécialiste en chef de la santé pour l'Europe et l'Asie centrale et principal auteur du rapport. « Mais le fait que certains établissements de santé en Asie centrale ne pratiquent aucun dépistage sur les dons de sang est de mauvais augure. Cela signifie que les risques de transmission indiqués dans cette étude sont des estimations prudentes puisqu'il existe également aujourd'hui du sang utilisé qui échappe à tout système de dépistage . »

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Les centres de transfusion, qui utilisaient des fioles, se sont maintenant tournés vers les sacs jetables ; ils emploient aussi des tests de dépistage plus fiables.

Les transfusions sanguines jouent un rôle faible mais évitable dans la transmission de maladies contagieuses, comparé aux autres modes mieux connus ; jusqu'à une époque récente, on savait peu de choses sur les systèmes de transfusion pratiqués en Asie centrale et leur contribution à la transmission de maladies. Une transfusion directe de sang est 100 fois plus efficace pour la propagation du VIH qu'une injection intraveineuse de drogue à l'aide d'une seringue contaminée.

Les nouveaux tests des échantillons sanguins ont fait apparaître un taux de prévalence de maladies transmissibles de l'ordre de 0,20 % pour le VIH, 2,7 % pour l'hépatite B, 3,0 % pour l'hépatite C et 3,6 % pour la syphilis.

Les conclusions du rapport soulignent le besoin de renforcer le dépistage de maladies chez les donneurs à l'occasion de chaque don de sang, ainsi que d'autres mesures de prévention et de contrôle pour garantir la sécurité des réserves de sang dans les systèmes de santé des pays d'Asie centrale et réduire le risque d'infection involontaire de la population non avertie.

Le rapport discute des parties interdépendantes des systèmes de transfusion sanguine et présente un aperçu de celles qui doivent être renforcées en Asie centrale. Il indique que certaines parties du système ont un besoin urgent de restructuration organisationnelle, de nouveaux investissements et d'un accroissement du budget pour supporter les frais d'exploitation et de maintenance. Le rapport les présente de manière que chacune puisse être abordée successivement et certaines de manière simultanée.

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Ce rapport devrait contribuer à la progression des réformes des systèmes de santé en Asie centrale et ailleurs.

Le rapport discute également de la menace pour la santé posée par les niveaux anormalement bas des stocks de sang, signe d'une culture qui accorde peu de valeur aux dons de sang, de la peur du public d'être infecté en donnant du sang et de la quasi-absence de campagnes de promotion du don de sang.

Dans l'effort d'éliminer certains facteurs qui contribuent au problème, le rapport recommande que la correction de la déficience systémique associée aux services de transfusion sanguine en Asie centrale fasse partie de programmes plus vastes et d'activités régionales de renforcement du système de santé et ce, avec l'appui des gouvernements nationaux et de la communauté internationale.





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