Info-presse en ligne
Ressources pour les journalistes accrédités
AccÚs membres / Devenir membre

De nouveaux fonds sont créés pour relever les défis du changement climatique, déclare Robert Zoellick

Disponible en: Español, äž­æ–‡, English, Ű§Ù„ŰčŰ±ŰšÙŠŰ©

Allocution de Robert B. Zoellick

13 juin 2008

 

 

Personne Ă  contacter :

À Osaka : Tomoko Hirai

Téléphone : 090-5496-8066, Courriel : thirai@worldbank.org

À Washington : Carl Hanlon

(1-202) 473-8087, Courriel : chanlon@worldbank.org

 

 

OSAKA (Japon), le 13 juin 2008 ― DĂ©claration du prĂ©sident du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, lors d’une confĂ©rence de presse sur les Fonds d’investissement climatiques, en marge de la rĂ©union des ministres des Finances du Groupe des Huit (G8).

 

Je voudrais tout d’abord remercier Monsieur Nukaga et les habitants d’Osaka pour l’accueil qu’ils nous ont rĂ©servĂ© dans cette ville magnifique. Comme l’ont dit les Ministres, nulle part au monde les effets du changement climatique ne sont aussi visibles que dans les pays en dĂ©veloppement.

 

Les populations les plus pauvres sont dĂ©jĂ  les premiĂšres victimes de la multiplication des sĂ©cheresses, des inondations et des Ă©pisodes climatiques extrĂȘmes. Dans un contexte de hausse des prix alimentaires, la modification du climat accroĂźt les risques qui pĂšsent sur l’agriculture mondiale. 

 

Pour combattre les causes et les effets actuels et futurs des fluctuations climatiques, il faut davantage nous concentrer sur les problĂšmes de dĂ©veloppement que pose ce dĂ©fi. Nous devons trouver de nouvelles approches dans des secteurs tels que l’agriculture et la gestion de l’eau, le transport et l’amĂ©nagement urbain, la biodiversitĂ© et l’accĂšs Ă  l’énergie.

 

En la matiùre, l’apprentissage par la pratique est la seule voie.

 

Je tiens à remercier en particulier le Japon, le Royaume-Uni et les États-Unis qui jouent un rîle moteur dans la mise au point et le financement d’un nouvel outil pour combattre le changement climatique et apprendre à mieux connaütre nos besoins futurs.

 

J’ai pu me rendre compte en personne de l’intĂ©rĂȘt que M. Paulson porte depuis longtemps Ă  cette question, et je sais que son dynamisme a jouĂ© un rĂŽle dĂ©terminant dans le lancement de cette initiative. M. Darling et son Ă©quipe au Royaume-Uni n’ont pas mĂ©nagĂ© leur peine pour faire avancer ce dossier sur plusieurs fronts, et M. Nukaga et ses collaborateurs japonais sont bien connus pour leurs travaux sur le changement climatique. Je sais que le Premier ministre compte souligner ce point au sommet du G8.

 

Ces fonds d’investissement climatiques sont le fruit d’un processus vĂ©ritablement consultatif et multipartite Ă  l’appui du plan d’action de Bali. Pour les concevoir, nous nous sommes appliquĂ©s Ă  reconnaĂźtre la primautĂ© du rĂŽle de la CCNUCC dans les nĂ©gociations sur le climat et Ă  contribuer pleinement Ă  ces nĂ©gociations.

 

Ces fonds permettent d’intervenir dĂšs Ă  prĂ©sent Ă  la fois sur l’attĂ©nuation du risque climatique et sur l’adaptation aux effets de ce changement. Notre premiĂšre prioritĂ© sera d’aider les pays vulnĂ©rables Ă  apprendre comment ils peuvent intĂ©grer la dimension « changement climatique » Ă  leurs stratĂ©gies de dĂ©veloppement et s’adapter, en fonction de leurs besoins, Ă  l’évolution du climat.

 

Deux des fonds d’investissement climatiques, le Fonds climatique d’investissement stratĂ©gique et le  Fonds pilote de protection contre les mĂ©faits du changement climatique, nous apporteront les ressources supplĂ©mentaires indispensables pour expĂ©rimenter de nouvelles approches et dĂ©velopper nos connaissances Ă  l’appui de mesures d’adaptation efficaces.

 

Dans le mĂȘme temps, il nous faut aider les pays Ă  forte croissance Ă  appliquer leurs stratĂ©gies de dĂ©veloppement durable.

 

C’est ainsi que le Fonds pour les technologies propres fournira des moyens supplĂ©mentaires aux pays en dĂ©veloppement pour financer des programmes visant Ă  rĂ©duire les Ă©missions de gaz Ă  effet de serre par une meilleure maĂźtrise de l’énergie et la mise en Ɠuvre de nouvelles technologies et de nouvelles approches.

 

Pour rĂ©ussir, nous devons agir au niveau mondial, de façon concertĂ©e. Plusieurs pays ont dĂ©jĂ  pris des mesures dans le cadre de leurs propres stratĂ©gies de dĂ©veloppement durable. Le BrĂ©sil est en train d’adopter des politiques et programmes de rĂ©duction des Ă©missions rĂ©sultant du dĂ©boisement. En Chine, l’intensitĂ© Ă©nergĂ©tique a diminuĂ© de 30 % entre 1995 et 2004, et l’Inde a rĂ©ussi Ă  dĂ©coupler ses Ă©missions de CO2 de la croissance Ă©conomique depuis prĂšs de 10 ans.

 

Comme l’a mentionnĂ© Hank, le Mexique, sous la houlette de son prĂ©sident, a adoptĂ© une vaste stratĂ©gie nationale dans le domaine du changement climatique et travaille maintenant sur des plans d’application concrets.

 

Nous travaillerons donc avec les pays dĂ©veloppĂ©s comme avec les pays en dĂ©veloppement pour faire profiter le reste du monde cette expĂ©rience. Mais, pendant que nous examinons ces questions, le changement climatique n’attend pas. Nous devons donc agir immĂ©diatement.

 

GrĂące aux fonds d’investissement climatiques, la Banque mondiale et les autres banques multilatĂ©rales de dĂ©veloppement, en partenariat avec les pays en dĂ©veloppement et les pays bailleurs de fonds, peuvent dĂšs aujourd’hui aller de l’avant en contribuant Ă  des initiatives originales et innovantes, en crĂ©ant une nouvelle masse de connaissances et d’acquis, et en mettant au point des mesures et des mĂ©canismes qui Ă©claireront les nĂ©gociations sur la future architecture du rĂ©gime climatique.

 

Comme l’a indiquĂ© Hank, nous continuerons Ă  travailler avec ces prĂ©curseurs pour en associer d’autres Ă  notre effort, et nous nous fĂ©licitons que les fonds d’investissement climatiques contribuent Ă  une riposte concrĂšte Ă  la modification du climat Ă  l’échelle planĂ©taire.

 

Je tiens une fois encore à remercier ici nos partenaires de leur vision, de leur esprit de coopération dans leur travail avec les pays en développement et de leur générosité.

 

 

 


Liens utiles

Jim Yong Kim, PrĂ©sident de la Banque mondiale allocution prononcĂ©e Ă  la sĂ©ance plĂ©niĂšre d’ouverture de la ConfĂ©rence internationale de 2012 sur le sida
Déclaration de M. Jim Yong Kim, Président du Groupe de la Banque mondiale
La Banque mondiale annonce les lauréats du concours « Vos applis pour le climat »



Permanent URL for this page: http://go.worldbank.org/EGUOEXHJJ0