Contacts A Washington: Aby Toure (202) 473-8302 akonate@worldbank.org A Dakar: Mademba Ndiaye (221) 338495000 mademba@worldbank.org  WASHINGTON, 19 juin 2008 – Le Conseil d’administration de la Banque mondiale a approuvé jeudi un crédit IDA de 80 millions de dollars (environ 40 milliards de FCFA) pour appuyer le Sénégal pour la mise en valeur à long terme des services de l’électricité et la fourniture en produits pétroliers.  Selon Michel Layec, responsable de ce projet « Programme de Redressement du Secteur de l'Energie du Sénégal»au sein de la Banque mondiale, « la mise en Å“uvre d’un programme de reformes centré sur l’électricité et les hydrocarbures constitue un des piliers de la stratégie du gouvernement du Sénégal ».  Par ce crédit, la Banque mondiale va apporter un appui financier additionnel à la Société nationale de l’électricité (SENELEC) pour qu’elle restaure, au plus tard en décembre 2009, ses équilibres financiers et parvenir à un ratio de couverture de son service de la dette conforme aux standards. M. Layec a ajouté que la Banque mondiale va aussi appuyer le Sénégal pour que le sous-secteur de l’électricité et des hydrocarbures se développent et soient gérés de manière efficience et transparente avec une gouvernance adéquate »  Notant que la crise énergétique a engendré une forte pression les finances publiques, M. Madani M. Tall, Directeur des opérations pour le Sénégal, a indiqué que « les ressources publiques qui auraient du être allouées aux secteurs sociaux ont été redirigées sur le secteur de l’énergie et c’est ainsi, qu’environ 350 millions de dollars qui ont été transférés vers le secteur de l’énergie ». M. Tall a ajoute que cette crise de l’énergie a eu des conséquences directes et quantifiables sur les performances de l’économie sénégalaise, puisque le faible taux de croissance en 2006 (2,3%) a été engendré, pour une large part, par les problèmes rencontres dans le secteur de l’énergie.  Les bénéfices attendus de ce «Programme de Redressement du Secteur de l'Energie » sont d’accroitre les ressources publiques pour réduire les subventions à la SENELEC et à la Société africaine de raffinage (SAR), libérant ainsi des ressources pour la croissance et la réduction de la pauvreté, a noté M. Tall.  M. Layec a aussi relevé que « les consommateurs vont également bénéficier à terme de ce crédit avec la fourniture d’une meilleure qualité de l’énergie électrique et des produits pétroliers et à un cout moindre grâce au renforcement des performances du secteur énergétique ». On note ce crédit de 80 millions de dollars sera décaissé en deux tranches entre septembre 2008 et juin 2010. Â
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