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La Banque mondiale apporte son concours à l’amélioration des transports dans des états de l’Afrique de l’Ouest

Facilitation de l’accès aux ports ghanéens prévue pour le Burkina Faso et le Mali
Disponible en: English

Contacts

À Washington : Aby Toure (202) 473 8302

akonate@worldbank.org 

À Ouagadougou : Lionel Yaro (226) 50 30 63 36

lyaro@worldbank.org 

À Accra : Kofi Tsikata  (233-21) 229681

ktsikata@worldbank.org

À Bamako : Moussa Diarra (223) 222 22 83                                                                 

mdiarra@worldbank.org

 

WASHINGTON, 19 juin 2008 – Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui une opération régionale de 190 millions de dollars destinée à financer des améliorations du transport et du transit routier au Burkina Faso, au Ghana et au Mali.

L’opération financière comprend trois crédits[1]de l’Association internationale de développement (IDA) d’un montant de 70 millions de dollars au Burkina Faso, 80 millions de dollars à la République du Ghana et 40 millions de dollars à la République du Mali pour un Projet de facilitation du transport et du transit routier en Afrique de l’Ouest.

 

Ce projet trinational appuie le programme de transport du NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique) qui prévoit des couloirs commerciaux sans frontières ni barrières pour  faciliter le commerce et promouvoir l’intégration économique dans la sous-région. Le projet fournit également un appui aux objectifs de la première phase (Programme routier I) du Programme d’actions communautaire des infrastructures et du transport routier (PACITR), Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA).  Le Programme routier I du PACITR  s’inscrit dans un effort engagé par plusieurs donateurs dans la sous-région de l’Afrique de l’Ouest pour améliorer les infrastructures de transport et faciliter le commerce, le transport et le transit routier, et il est financé par la Banque africaine de développement (BAD), l’Union européenne (UE), et la Banque ouest africaine de développement (BOAD), aux côtés des trois états.

 

Le secteur des transports en Afrique de l’Ouest joue un rôle essentiel dans le développement économique de la sous-région et génère approximativement 6 % de son Produit intérieur brut (PIB). Les coûts de transport et de transit routier pour les pays enclavés comme le Mali, le Burkina Faso et le Niger sont jusqu’à 50 % plus élevés que pour les pays qui ont directement accès à la mer. Ces coûts de transport et de transit routier supérieurs se traduisent par des prix de marchandises élevés pour les consommateurs et la perte de la compétitivité externe.

 

Le projet répond aux objectifs de la Stratégie d’assistance à l’intégration régionale (SAIR) de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest qui se concentre sur la création d’un espace économique ouvert, unifié, régional, en tant que moyen de créer un environnement permettant au secteur privé d’être plus compétitif et efficace. Il aidera également à éliminer les barrières formelles et informelles qui entravent le commerce intra-régional et contribuera à des échanges commerciaux accrus à l’intérieur de la sous-région, et entre la sous-région et le reste du monde.

 

Le projet facilitera l’accès du Burkina Faso et du Mali aux ports ghanéens, améliorera les opérations portuaires, et rendra les déplacements routiers plus efficients le long du corridor de transport routier Tema-Ouagadougou-Bamako. Il est prévu qu’il renforce également l’intégration économique des pays membres du bloc UEMOA/Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

 

« Ce projet traduit la nécessité d’adopter une démarche  régionale dans cette zone  de l’Afrique où les pays enclavés sont désavantagés par des transports, des transits routiers, et des processus commerciaux chers et peu fiables », a déclaré Fabio Galli, chef d’équipes de la Banque mondiale pour le projet. « On en attend une plus grande fiabilité des services,  une diminution des coûts de transport en général, l’amélioration de tronçons d’infrastructure routière le long du corridor pour mieux intégrer le Burkina Faso et le Mali aux ports ghanéens, et un meilleur flux des déplacements routiers des marchandises inter-états le long du corridor. »

 

La composante du projet qui porte sur l’Amélioration de l’infrastructure routière du corridor améliorera le corridor routier pour le trafic inter- et intra-pays : i) en réhabilitant et renforçant les tronçons de route essentiels ; ii) en construisant des aires de repos ; iii) en mettant en application des mesures d’atténuation sociales et environnementales pour les travaux de génie civil ; iv) en appliquant un plan d’action de lutte contre le VIH/SIDA propre au corridor ; et v) en élaborant et mettant en œuvre un plan d’action de sécurité routière spécialement adapté au corridor.

 

Les Mesures de facilitation du transport et du transit routier dans le corridor renforceront les capacités des autorités douanières et de transport pour mieux gérer les mouvements du trafic de transit routier le long du corridor. Elles permettront de construire un village satellite pour les camions en transit à côté du Port de Tema et de réhabiliter et d’équiper la plateforme multi-fonctionnelle Faladie à Bamako.  Ces mesures appuieront également la modernisation des techniques d’information et de communication pour les relations douanières et l’extension du système de suivi et de repérage des chargements, ce qui permettra d’effectuer un meilleur suivi du trafic de transit et de le rendre plus sûr, et renforcera les capacités et l’appui en matière d’assistance technique, afin que les autorités douanières et de transport puissent suivre et contrôler le trafic de transit de manière plus efficace.

 

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Pour plus d’information sur le travail de la Banque mondiale en Afrique subsaharienne, visitez : www.worldbank.org/afr

 

Pour plus d’information sur le travail de la Banque mondiale au Burkina Faso, visitez: www.worldbank.org/burkinafaso

 

Pour plus d’information sur les activités de la Banque mondiale au Ghana, visitez: www.worldbank.org/ghana

 

Pour plus d’information sur les activités de la Banque mondiale au Mali, visitez : www.worldbank.org/mali

 

Pour plus d’information sur ce projet, visitez :

http://web.worldbank.org/external/projects/main?pagePK=64283627&piPK=73230&theSitePK=40941&menuPK=228424&Projectid=P079749

 



[1]Les crédits sont accordés aux conditions habituelles de l’Association internationale de développement (IDA) et sont assortis d’une commission d’engagement de 0,50 % par an et d’une commission de service de 0,75 % par an (sur le solde décaissé du crédit) sur une période de 40 ans, dont un différé d’amortissement de 10 ans.


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