26 juin 2008 - Porter le message de la société civile auprès des autorités nationales, institutionnaliser un cadre de concertation sur Programme national de bonne gouvernance, clarifier le mandat des partenaires au développement, renforcer les capacités de la société civile. Ce sont là quelques unes des principales recommandations de l’atelier sur les rôles et responsabilités des acteurs dans la gouvernance économique et financière organisé le 25 juin à Dakar par le bureau de la Banque mondiale au Sénégal. Le ministre d’État, Garde des sceaux, ministre de la Justice du Sénégal, Me Madické Niang, ainsi que le Directeur des Opérations de la Banque mondiale au Sénégal, Madani M. Tall, ont tous les deux campé l’importance de la gouvernance dans un pays comme le Sénégal qui veut se doter d’un climat des affaires de classe internationale dans les prochaines années. Dans son discours d’ouverture de l’atelier, M. Tall a fortement plaidé pour un partenariat entre les acteurs car, a-t-il indiqué, une amélioration de la gouvernance exige «des réformes parfois complexes et coûteuses qui ne peuvent se faire avec succès et dans les délais raisonnables sans des partenariats stratégiques avec les acteurs clés tels que le secteur privé, la société civile et les autres partenaires au développement ». Le représentant du Gouvernement sénégalais a, dans son allocution, approuvé la nécessité de renforcer la bonne gouvernance tout en faisant état des réformes déjà entreprises par le Sénégal, notamment la création de Autorité de régulation des marches publics et la réforme de la justice entreprise avec le soutien de la Banque mondiale. Cependant, Me Niang a plaidé pour un renforcement des capacités des magistrats pour leur permettre de jouer pleinement leur rôle. 
| La Chambre de commerce et d'industrie de Dakar : Un des acteur de la bonne gouvernance du Senegal. |
L’atelier a rassemblé des acteurs de la bonne gouvernance au Sénégal qui ont conduit une réflexion sur le rôle et la responsabilité de la fonction publique, de la société civile et des partenaires au développement. Les participants ont identifié leurs contraintes respectives pour faire respecter les règles de bonne gouvernance et ont.fait des recommandations sur les responsabilités qui incombent à l’Etat, aux partenaires au développement, aux acteurs non-étatiques. Ainsi, par exemple, les bailleurs de fonds ont été priés d’harmoniser leur messages, tant entre eux qu’entre leur siège et leur bureau local, et l’on a suggéré que l’Etat rationnalise la création d’agences d’exécution qui trop souvent diluent la responsabilité des ministères. Une plus grande transparence et une meilleure gouvernance ont été aussi recommandée pour les entreprises du secteur privé et les organisations non gouvernementales (ONG).
Les discussions ont été organisées autour de plusieurs prsentation. Pour les institutions internationales, M. Alex Segura, Représentant résident du FMI au Sénégal a énoncé ce que pourrait être le rôle des partenaires au développement, tandis que Maguèye Dia et Haroune Sidatt, de la Banque mondiale, ont fait une présentation sur « Gouvernance et croissance économique » et sur le « Rôle et responsabilités des partenaires au développement : le cas de la Banque Mondiale ». Mme Mbathio Samb du Forum Civil a décrit le rôle de la société civile en soulignant que « la participation peut prendre la forme de consultation directe, de partenariat de type participatif, de co-production de politiques publiques, de contrôle citoyen, de production de connaissances par la recherche participative, etc. ». Quant au Délégué à la Réforme de l’Etat et à l’Assistance Technique, M. Abdoulaye Racine Kane, il s’est interrogé sur les «synergies entre les différentes institutions étatiques » . Enfin, M. Mansour Diop, Président de l’Agence de Régulation des Marchés Publics, a traité de la « Contribution de la société civile à l’amélioration du fonctionnement des marchés publics au Sénégal: l’exemple de l’Agence de régulation des marchés publics ».
Parmi la cinquantaine de participants – membres de la fonction publique, de l’université, du secteur privé, de la société civile, et des media -, certains avaient déjà pris part aux consultations sur la stratégie «Gouvernance Anti-corruption» (GAC) lancée par la banque mondiale il a y deux ans et dont la mise en œuvre fut inaugurée en décembre 2007 par le président de la Banque mondiale, M. Robert B. Zoellick.
Gilberto De Barros, chargé du programme « Secteur privé », a assuré que la Banque mondiale apportera tout son appui à la mise en œuvre des recommandations de l’atelier. Mademba Ndiaye Coordonnateur de la Communication et de la Formation Email : mademba@worldbank.org
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