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Selon le prĂ©sident Zoellick, le G8 se doit d’agir maintenant

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Communiqué de presse n°:2009/006/EXC

Contacts:

A Washington: Carl P. Hanlon

(202) 473-8087

chanlon@worldbank.org

Amy L. Stilwell

(202) 458-4906

astilwell@worldbank.org


WASHINGTON, le 2 juillet 2008
— Le prĂ©sident du Groupe de la Banque mondiale, Robert B. Zoellick, a appelĂ© les responsables du G8 et dirigeants des grands pays pĂ©troliers Ă  agir maintenant pour faire face Ă  la flambĂ©e des prix alimentaires et Ă©nergĂ©tiques, le monde ayant atteint selon lui « une zone de danger ».

 

Cet appel est contenu dans une lettre adressĂ©e au prĂ©sident en exercice du Sommet du G8 qui se tiendra la semaine prochaine au Japon. Dans cette lettre figure Ă©galement une estimation Ă©tablie par la Banque, le Programme alimentaire mondial (PAM) et le Fonds monĂ©taire international (FMI), qui chiffre Ă  10 milliards de dollars environ l’effort Ă  consentir pour rĂ©pondre aux besoins Ă  court terme des populations les plus durement touchĂ©es par la crise actuelle.

 

« Ce que nous observons aujourd’hui n’est pas une catastrophe naturelle — un tsunami silencieux ou la mĂšre de toutes les tempĂȘtes. C’est une catastrophe d’origine humaine et qui, en tant que telle, doit ĂȘtre rĂ©glĂ©e par l’homme », a dĂ©clarĂ© M. Zoellick.

« J’invite instamment le Groupe des Huit, de concert avec les principaux producteurs de pĂ©trole, Ă  agir maintenant pour rĂ©pondre Ă  cette crise. Cela constitue une mise Ă  l’épreuve du dispositif mondial destinĂ© Ă  venir en aide aux plus vulnĂ©rables, et il ne peut se permettre d’échouer. »

 

M. Zoellick a rappelĂ© que le G8 avait pris l’engagement, Ă  son sommet de Gleneagles en 2005, d’accroĂźtre le volume global de l’aide au dĂ©veloppement, pour l’Afrique notamment, Ă  l’horizon 2010. Pour lui, cette aide est plus nĂ©cessaire que jamais aujourd’hui, les pays d’Afrique reprĂ©sentant plus des deux tiers de ceux mis le plus en difficultĂ© par la crise des prix alimentaires et Ă©nergĂ©tiques.

 

« Pour 41 pays, l’impact conjuguĂ© de la hausse subie par les prix des produits alimentaires, carburants et autres produits de base depuis janvier 2007 reprĂ©sente un choc nĂ©gatif sur le PIB qui se situe entre 3 et 10 % », a-t-il Ă©crit. « Ces chiffres se traduisent par des vies brisĂ©es, et un potentiel tuĂ© dans l’Ɠuf. Pour les plus vulnĂ©rables, surtout les enfants pauvres, ils sont synonymes de malnutrition, de rĂ©sistance amoindrie aux maladies et, trop frĂ©quemment, de mort. »

 

« Le niveau record des prix pĂ©troliers et le renchĂ©rissement des coĂ»ts alimentaires menacent un nombre croissant de pays de voir s’accroĂźtre la pauvretĂ© et l’instabilitĂ© sociale. Nous avons dĂ©jĂ  vu des Ă©meutes de la faim dans plus de 30 pays, et les troubles liĂ©s Ă  la chertĂ© des carburants se multiplient. Les pauvres vivant en milieu urbain sont particuliĂšrement touchĂ©s par ce double choc au niveau des produits alimentaires et des carburants. »

 

Comme il l’a expliquĂ©, l’ampleur de la crise a dĂ©jĂ  amenĂ© la Banque Ă  accorder Ă  12 pays des financements sous forme de dons, Ă  partir d’un guichet concessionnel de 200 millions de dollars qui entre dans le cadre d’un mĂ©canisme de financement rapide de 1,2 milliard de dollars destinĂ© Ă  fournir une aide immĂ©diate. Mais, a-t-il ajoutĂ©, la Banque a dĂ©jĂ  reçu d’autres demandes de 31 pays pour un montant global de prĂšs de 400 millions de dollars.

 

« Ces demandes d’aide dĂ©passent les ressources concessionnelles dont nous disposons », a-t-il encore dĂ©clarĂ©. « Le mĂ©canisme de financement rapide comprend cependant un fonds fiduciaire multidonateurs qui est d’ores et dĂ©jĂ  opĂ©rationnel et prĂȘt Ă  fournir une aide immĂ©diate. Il appartient aux donateurs d’y faire appel comme moyen de fournir rapidement cette aide. »

 

Selon M. Zoellick, une autre nĂ©cessitĂ© urgente consiste Ă  mettre des semences et engrais Ă  la disposition des petits exploitants, particuliĂšrement en Afrique, et Ă  amener les pays Ă  rĂ©duire les mesures d’interdiction et autres restrictions sur les exportations qui ont contribuĂ© Ă  la hausse des prix alimentaires au plan mondial. Quelque 26 pays exportateurs nets de produits alimentaires ont maintenu ou introduit des mesures de ce type, a-t-il indiquĂ© Ă  ce sujet.

 

Selon lui, le G8 devrait travailler au cĂŽtĂ© des Nations Unies pour appeler les gouvernements du monde entier Ă  assurer l’accĂšs Ă  des achats locaux pour le PAM et les besoins humanitaires. Il a Ă©mis l’espoir que l’Organisation des Nations Unies se saisirait de ce dossier lors de ses rĂ©unions de septembre prochain.

 

Dans sa lettre, M. Zoellick a par ailleurs invitĂ© instamment le G8 Ă  envisager deux nouvelles mesures visant Ă  « rendre le monde mieux Ă  mĂȘme de faire face Ă  une crise alimentaire prolongĂ©e ». La premiĂšre porte sur un recouvrement de contributions des membres des Nations Unies en vue de garantir une partie du financement destinĂ© au PAM. La seconde consiste Ă  Ă©tudier l’intĂ©rĂȘt qu’il y a Ă  Ă©tablir, sous forme de dispositif « virtuel » coordonnĂ© au plan international, une rĂ©serve stratĂ©gique Ă  caractĂšre humanitaire pour les situations alimentaires d’urgence.

 

« La communautĂ© internationale est confrontĂ©e Ă  un test sans prĂ©cĂ©dent en cette nouvelle Ăšre de mondialisation : la question est de savoir si nous sommes Ă  mĂȘme d’agir promptement pour aider ceux qui sont le plus dans le besoin », a dĂ©clarĂ© M. Zoellick. « Pour que la mondialisation fonctionne convenablement et tienne ses promesses, elle se doit d’ĂȘtre solidaire et durable. Cela signifie agir maintenant dans l’intĂ©rĂȘt des pauvres qui sont le plus touchĂ©s par cette double menace prĂ©sentĂ©e par la crise des prix alimentaires et Ă©nergĂ©tiques, et qui sont le moins Ă  mĂȘme de s’aider eux-mĂȘmes. »

 




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