Contacts à Washington : Aby Toure +1 202 473 8302 akonate@worldbank.org À Yaoundé : Henri Laurent Bateg (237) 2220 3815 hbateg@worldbank.org  WASHINGTON, le 24 juin 2008 – Le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale a approuvé aujourd’hui une opération d’un montant de 20 millions de dollars pour le renforcement des capacités environnementales et sociales dans le secteur de l’énergie au Cameroun.  L’objectif de développement de ce projet, selon Yves Prevost, directeur du groupe de travail, est « d’améliorer la gestion des problèmes environnementaux et sociaux liés aux gros investissements d’infrastructure et de renforcer la responsabilisation, en portant une attention particulière au secteur de l’énergie ».  Les avantages prévus de ce projet sur le long terme sont les suivants : i) réduire les externalités négatives des grands projets d’infrastructure, ii) développer un cadre transparent, stable et juste pour la gestion des risques environnementaux et sociaux afin de générer un environnement favorable aux gros investissements d’infrastructure, et iii) institutionnaliser les flux d’informations entre les populations touchées par les grands projets d’infrastructure et d’autres parties prenantes, et les décisionnaires.  Cette opération vise également à accélérer le renforcement des capacités des organisations de la société civile (OSC) impliquées dans la gestion de l’environnement. Cette aide aux OSC est inédite car elle établit un nouveau partenariat entre la société civile, le gouvernement (emprunteur) et la Banque mondiale au Cameroun.  Les investissements dans les secteurs de l’énergie et de l’exploitation minière au Cameroun procureront à ce pays d’énormes avantages économiques et sociaux dans les années à venir, mais ils représenteront également des risques environnementaux et sociaux qui devront être contenus conformément aux meilleures pratiques et normes internationales pour la gestion des problèmes environnementaux et sociaux.  Comme l’a reconnu Emmanuel Noubissie Ngankam, co-directeur du groupe de travail, « l’échelle des problèmes qui seront générés par les investissements prévus dans les secteurs de l’énergie et de l’exploitation minière est supérieure d’un ordre de grandeur au moins aux risques liés au projet du barrage de Lom Pangar, voire même au projet de l’oléoduc Tchad-Cameroun ».  Le projet de renforcement des capacités environnementales et sociales dans le secteur de l’énergie du Cameroun comporte les trois volets suivants : ·        Volet 1 : Renforcement du ministère en charge de l’environnement (8 millions de dollars) pour remplir son mandat qui consiste à définir, surveiller et contrôler les obligations environnementales et sociales des grands projets d’infrastructure, en conformité avec la loi environnementale de 1996 et ses décrets d’application.  ·        Volet 2 : Mise en place de cadres (9,5 millions de dollars) pour gérer les externalités sociales associées aux grands projets d’infrastructure, en conformité avec les meilleures pratiques internationales.  ·        Volet 3 : Aide au Service de l’environnement du ministère de l’Énergie et de l’eau (2,5 millions de dollars) pour s’assurer que les problèmes environnementaux et sociaux générés par les grands projets d’infrastructure dans le secteur de l’énergie sont traités en conformité avec les meilleures pratiques internationales. Â
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