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    La libre circulation des citoyens et le renchérissement des produits alimentaires figurent au premier rang des préoccupations de la CEMAC

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    Le neuvième sommet des chefs d’État et de gouvernement de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) s’est tenu du 24 au 25 juin 2008 à Yaoundé (République du Cameroun). Ces assises avaient pour but d’aborder les questions auxquelles la sous-région se trouve actuellement confrontée aux plans socioéconomique et de la sécurité. La CEMAC, qui regroupe le Cameroun, le Tchad, la République centrafricaine, la République du Congo, la Guinée équatoriale et le Gabon, a officiellement lancé ses activités en juin 1999. Depuis lors, elle s’attache à :

    • promouvoir un développement harmonieux et des échanges commerciaux efficaces entre les États membres ;
    • créer un véritable marché commun sous-régional ; et
    • garantir la libre circulation des personnes et des biens dans la sous-région.

    La sécurité et la stabilité politique sont également devenues des préoccupations majeures pour les États membres.

    Les leaders du CEMAC pendant la cérémonie d'ouverture

    Les leaders du CEMAC pendant la cérémonie d'ouverture

    À cet égard, la clôture des travaux du neuvième sommet de la CEMAC a donné l’occasion à M. Paul Biya, le chef de l’État camerounais, d’apprécier la « prise de conscience plus aiguë de (la) solidarité en matière de sécurité dans l’espace CEMAC ». Il a relevé que les progrès accomplis sur la voie des objectifs communautaires sont impressionnants, même s’il reste beaucoup à faire.

    Ce sommet intervient à un moment où les États membres de la CEMAC sont confrontés à des problèmes socioéconomiques tels que le renchérissement continu des produits de première nécessité, la maladie et la pauvreté. Ces problèmes, auxquelles il faut ajouter la corruption, les agressions, les enlèvements et les meurtres, conséquences de l’avidité, ont amené les délégués de la CEMAC à se pencher sur la mise en œuvre de réformes institutionnelles en vue d’accroître l’utilité et l’efficacité de l’institution.

    Au cours des assises qui ont duré deux jours, les délégués ont abordé d’autres sujets de portée régionale tels que le développement agricole, l’intégration régionale et l’élaboration d’un programme économique sous-régional.

    Citoyens de Guinée équatoriale Citizens manifestant pour une meilleure intégration entre les pays du CEMAC

    Citoyens de Guinée équatoriale Citizens manifestant pour une meilleure intégration entre les pays du CEMAC

    « Les pays de la zone CEMAC doivent créer un climat favorable à l’investissement pour que leur taux de croissance économique dépasse les 8 % actuels », a déclaré M. Donald Kaberuka, président du Groupe de la Banque africaine de développement.
    S’exprimant sur la flambée des prix des denrées alimentaires, M. Kaberuka a promis une aide aux États membres de la CEMAC pour leur permettre de faire face à la situation.

    « Au cours des trois prochaines années, nous allons investir 4,8 milliards de dollars dans l’agriculture des pays de la CEMAC… Dans chaque cas, nous devons œuvrer pour accroître la productivité par hectare, en fournissant engrais, semences et ressources en eau », a-t-il déclaré.

    Le sommet de la CEMAC a clôturé ses travaux le 25 juin par un communiqué final soulignant les points suivants :

    • l’institutionnalisation d’une journée dite « Journée CEMAC » le 16 mars de chaque année ;
    • le renforcement de la sécurité des personnes dans toute la région ;
    • la mise en œuvre du principe de la libre circulation des citoyens et des biens dans la région ; et
    • la nécessité de déployer davantage d’efforts concertés en vue d’atténuer les conséquences du renchérissement des produits alimentaires et du pétrole sur les économies de la CEMAC.

     

    Rédigé par Henri Laurent Bateg, Banque mondiale, Cameroun


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