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Le Groupe de la Banque mondiale lance son Plan d’action pour une infrastructure durable

L’appui fourni dans ce domaine aux pays en développement pourrait se chiffrer à 72 milliards de dollars sur quatre ans
Disponible en: العربية, English, Español
Communiqué de presse n°:2009/040/SDN

Contacts :

Roger Morier +1 (202) 473-5675 

rmorier@worldbank.org

Zibu Sibanda +1 (202) 473-0605

zsibanda@ifc.org

Farah Hussain +1 (202) 473-2540

fhussain@worldbank.org

 

WASHINGTON, le 30 juillet 2008 — Le Groupe de la Banque mondiale a lancé la mise en œuvre de son plan d’action destiné à amplifier considérablement l’aide qu’il fournit aux pays en développement en matière d’infrastructure, dans le contexte des efforts qu’ils mènent pour assurer la croissance de leur économie et réduire la pauvreté. Il a reçu pour cela le feu vert de son Conseil des administrateurs qui, lors de sa réunion consacrée à l'examen du dossier, a salué cette initiative.

 

Portant sur les trois années qui viennent, le Plan d’action pour une infrastructure durable (SIAP) se donne d’aider les pays concernés à améliorer la portée et le degré de qualité de leurs investissements dans ce domaine en renforçant l’appui qui leur est fourni au plan analytique et financier. Selon ses propres estimations, le Groupe de la Banque verra ainsi la valeur globale de ses activités de financement et services consultatifs dans les domaines visés (énergie, transports, eau, technologies de l’information et de la communication) se situer dans une fourchette de 59 à 72 milliards de dollars pour la période des exercices 08-11, contre 41 milliards pour les quatre exercices précédents.

 

« Des services d’infrastructure modernes, coût-efficaces, fiables et abordables sont d’une importance capitale pour un développement durable », a déclaré à ce sujet Katherine Sierra, vice-présidente pour le développement durable à la Banque. « Nos pays clients nous demandent de faire plus pour aider à mettre ces services à la disposition de ceux — ils sont près de 900 millions — qui n’ont pas accès à l’eau salubre, de tous ceux, soit 1,6 milliard, qui n’ont pas l’électricité, des 2,5 milliards qui ne disposent pas de services d’assainissement, et de ceux, estimés à 1 milliard, qui n’ont pas aisément accès à une route praticable en tous temps.Le Plan d’action est une feuille de route qui doit servir à guider notre effort accru d’investissement en infrastructure d’une manière qui favorise aussi la viabilité de l’environnement et l’inclusion sociale. »

 

Le Groupe de la Banque compte sur l’effet de levier créé par ses activités de divers ordres (apport de capitaux, diffusion de savoir, couverture des risques, application des principes de sauvegarde environnementale et sociale) pour mobiliser des financements supplémentaires. Il estime ainsi que les investissements de 59 à 72 milliards de dollars réalisés permettront, jusqu'à la fin de l'exercice 11, de générer 109 à 149 milliards de plus, sous forme d’apports d’aide publique au développement ainsi que d’investissements au niveau du secteur public et du secteur privé.

 

Le Plan d’action table également sur un effort de coopération accru entre composantes du Groupe de la Banque : par exemple, entre la Banque mondiale et la Société financière internationale (IFC) pour les transactions de niveau infranational, ou entre la Banque mondiale, l’Agence multilatérale de garantie des investissements (MIGA) et l’IFC pour les grands projets d’infrastructure de type complexe, notamment ceux entrepris dans le secteur énergétique en Afrique.

 

« L’IFC finance des projets dans le secteur privé qui jouent un rôle majeur pour ce qui est de satisfaire les énormes besoins en infrastructure dans les pays en développement.Nous devrions voir nos investissements doubler sur les trois prochaines années, par rapport aux trois années précédentes », a expliqué à ce sujet Rashad Kaldany, vice-président à l’IFC pour la région Moyen-Orient et Afrique du Nord et pour l’infrastructure.« Dans la mise en œuvre du Plan d’action, l’IFC met particulièrement l’accent sur les partenariats publics-privés pour la mise en place d’éléments tels que centrales électriques et systèmes d’adduction d’eau et de transport, comme base pour la croissance économique et la réduction de la pauvreté. »

 

Le SIAP est un cadre de portée globale qui servira de fil directeur pour les nombreuses initiatives entreprises devant être menées au sein du Groupe de la Banque en vue d’accroître l’appui en matière d’infrastructure par le biais de lignes de produits multiples. Un de ses éléments clés consiste à soutenir l’effort continu de renforcement des capacités des gouvernements pour ce qui est de concevoir, financer et mettre en place des infrastructures, de travailler en partenariat avec le secteur privé, et d’utiliser de nouveaux instruments pour remédier aux risques financiers et autres qui se posent aux investisseurs, ainsi que pour réduire les coûts d’ensemble des projets.

 

« Au sein du Groupe de la Banque mondiale, la MIGA aide à atténuer les risques qui affectent le plus souvent les investissements en matière d’infrastructure, tels que les ruptures de contrat à l’occasion de transactions avec des collectivités locales peu familières », a expliqué pour sa part Edith Quintrell, directrice des opérations à la MIGA. « En éliminant les risques non commerciaux, notre assurance en matière d’investissement aide aussi les investisseurs à obtenir les apports financiers de grande ampleur, assortis de taux meilleurs et d’échéances plus longues, que nécessitent les investissements en matière d’infrastructure. »

 

Le Plan d’action est conçu de manière à mettre l’accent dans plusieurs domaines :

 

  • établir des approches plus focalisées pour traiter certains aspects complexes et de portée multisectorielle, tels que la place de l’infrastructure dans les efforts d’atténuation du changement climatique et d’adaptation, le rôle des partenariats publics-privés dans la fourniture de services d’infrastructure, et les nouvelles formes d’appui en matière d’infrastructure pour assurer l’intégration et le développement de l’espace rural et urbain ;
  • accorder plus d’attention à l’amélioration du travail de suivi et d’évaluation des résultats dans le cadre des projets d’infrastructure durable ; et
  • faire de l’aspect durabilité l’élément central des actions menées en matière d’infrastructure, en axant l’effort sur le « triple impératif » de viabilité économico-financière, environnementale et sociale, et en s’appuyant sur une solide fondation de bonne gouvernance et de mesures anti-corruption.

 

Dans cette optique de pérennisation de l’infrastructure, le SIAP se donne de renforcer les résultats des actions menées sur le plan environnemental, et ce à trois niveaux en particulier : milieu urbain (gestion des eaux usées, des déchets solides et de la qualité de l’air), cadre de vie des ménages (progrès en matière d’assainissement, et amélioration de l’air ambiant par la fourniture de combustibles et de foyers modernes) et environnement considéré à l’échelle régionale (ressources en eau durables, hydroélectricité et infrastructure pour la production d’énergie).

 

« Il s’agit là d’un plan ambitieux pour le Groupe de la Banque mondiale, mais c’est une nécessité à ce stade si l’on veut que la communauté internationale atteigne les objectifs de développement pour le Millénaire », a estimé Jamal Saghir, directeur du Département énergie, transport et eau de la Banque mondiale. « Nous allons harmoniser les efforts au sein du Groupe de la Banque mondiale, tout comme nous harmoniserons nos efforts avec ceux des autres partenaires de développement et du secteur privé, pour faire en sorte que les investissements nécessaires en infrastructure soient effectués sans tarder au profit des pauvres. »

 




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