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Sanitaires et eau potable pour tout le monde

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  • L’assainissement et l’hygiène permettent à moindre coût d’améliorer la santé publique dans les pays en développement
  • En consacrant 20 milliards de dollars à tout un ensemble de projets relatifs à l’eau, la Banque mondiale est la principale source extérieure de financement dans le secteur de l’eau
  • La Banque mondiale renforce ses efforts en matière d’assainissement, parallèlement au « programme pour l’eau et l’assainissement », mis en place grâce à un partenariat entre plusieurs donateurs

18 août 2008 —Deux personnes sur trois dans le monde n’ont pas accès à des toilettes. Une personne sur six n’a pas d’eau potable à sa disposition. Cette situation, fondamentalement contraire à la dignité humaine, est en partie responsable chaque année de la mort de deux millions d’enfants et contribue à l’absentéisme scolaire. Par ailleurs, un assainissement insuffisant pollue les ressources en eau.

Le coût des dommages causés à l’environnement et à la santé par le manque d’infrastructures sanitaires et l’utilisation d’une eau insalubre représente 1 % du PIB en Colombie, 0,6 % en Tunisie et 1,4 % au Bangladesh. Les chiffres sont encore plus élevés en Asie du Sud-Est.

Lors de la Semaine mondiale de l’eau (a) qui commence ce lundi à Stockholm, la communauté internationale examine les résultats obtenus en 2008, déclarée Année internationale de l’assainissement. La Banque mondiale (a) et le Programme pour l’eau et l’assainissement (a), un partenariat international regroupant plusieurs donateurs, seront présents pour attirer l’attention sur certaines solutions permettant aux communautés pauvres de résoudre efficacement leurs problèmes d’eau et d’assainissement.

En consacrant 20 milliards de dollars à des projets relatifs à l’eau en cours de réalisation dans plus de 100 pays, la Banque mondiale est la principale source extérieure de financement dans le secteur de l’eau. Ces projets ont pour objectif d’améliorer la gestion des ressources en eau et de développer les services de l’eau, notamment l’approvisionnement en eau et l’assainissement, l’irrigation et le drainage, ainsi que l’énergie hydraulique.

Améliorer l’assainissement et l’hygiène : un moyen peu coûteux et efficace de sauver des vies

La Banque mondiale et le Programme pour l’eau et l’assainissement (WSP) s’unissent pour renforcer l’impact des prêts bancaires en matière d’assainissement. En Éthiopie (a) par exemple, la Banque mondiale soutient une approche décentralisée dans les villes et les communautés rurales et finance des infrastructures au moyen d’opérations de prêt. Le WSP quant à lui fournit une assistance technique pour permettre la conception et la mise en œuvre de stratégies nationales visant à développer l’hygiène et l’assainissement.

C’est dans les bidonvilles surpeuplés, où le risque de contamination est extrêmement élevé, que la situation est la plus préoccupante. À Bombay, la Banque mondiale est à l’origine d’un projet d’évacuation des eaux usées (a), qui a permis à plus d’un quart de la population du bidonville (qui comprend un million d’habitants au total) de bénéficier de sanitaires communs.

Dans les pays à revenu intermédiaire, la plupart des investissements de la Banque mondiale concernent l’évacuation et le traitement des eaux usées dans les villes, qui constituent un problème majeur dans ces pays. En Colombie (a) par exemple, l’amélioration de l’assainissement dans les villes a eu pour conséquence l’écoulement d’eaux usées non traitées dans les fleuves. Le Groupe de la Banque mondiale aide les services publics de la Colombie à améliorer le traitement des eaux usées et à devenir des organisations efficaces, grâce à des solutions adaptées à la situation locale.

La Banque mondiale contribue également à rendre accessibles les services de base dont de nombreuses personnes sont encore privées. Elle a, par exemple, aidé le gouvernement brésilien à lancer un projet pilote appelé PROSANEAR (a). Grâce à ce projet destiné à la population urbaine pauvre, près d’un million de personnes ont pu bénéficier de ces services. PROSANEAR est ensuite devenu un programme national entièrement financé par des fonds nationaux.

Dans les régions rurales, les initiatives concernant l’eau et l’assainissement s’inscrivent souvent dans des projets plus larges et multisectoriels. Le Fonds social de développement du Yémen (a) par exemple a équipé de services d’eau deux millions de personnes vivant dans les régions montagneuses reculées.

Il ne suffit pas de subventionner l’installation d’infrastructures. Le Programme pour l’eau et l’assainissement (a) contribue aussi à faire évoluer les comportements. L’un des ses programmes phares soutient des projets visant à ce que les habitants du Pérou, du Sénégal, de la Tanzanie et du Vietnam prennent l’habitude de se laver les mains avec du savon.

« Nous mettons l’accent sur l’éducation publique, pour faire évoluer les comportements au sein des familles », affirme Eduardo Perez, spécialiste des questions d’assainissement au WSP. « Nous cherchons des moyens efficaces pour inciter les gens à se laver les mains avec du savon, et comment leur en faire prendre l’habitude. Suite à la campagne de promotion réalisée au Ghana, on observe que le nombre de femmes et d’enfants qui se lavent les mains avant de manger ou de préparer des aliments a augmenté de 34 %. »

Développer l’accès aux services d’assainissement de base et les pratiques d’hygiène constitue une priorité pour la Banque mondiale. Elle a mis en place une équipe de professionnels qui assurent une intervention rapide en fournissant assistance technique et conseils aux équipes chargées des différents projets. « Cette SWAT team (a) (équipe d’intervention rapide) a été créée pour compléter la création de services d’assainissement (qui comptait parmi les Objectifs de développement pour le Millénaire) », déclare Pete Kolsky, spécialiste des questions d’assainissement à la Banque mondiale. « Dans ce domaine, tout progrès est un pas dans la bonne direction. La Banque mondiale encourage des initiatives peu coûteuses, nécessitant peu de moyens. »




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