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L'Afrique Pourrait Considérablement Augmenter Sa Part Du Marché Global De Carbone

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Communiqu√© de presse n¬į:2009/070/AFR

Contacts:

à Dakar, Senegal:                                                                                                  

Anita Gordon  

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Washington: 202-473-1799

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Mndiaye@worldbank.org

A Washington, DC

Robert Bisset

202-458-5191

Rbisset@worldbank.org

 

Dakar, S√ČN√ČGAL, le 3 septembre 2008 - Un nouveau rapport de la Banque mondiale, mettant en √©vidence le potentiel du M√©canisme de D√©veloppement propre (MDP) en Afrique, a √©t√© rendu public aujourd'hui lors du premier forum Pan Africain du Carbone √† Dakar au S√©n√©gal.

 

A ce jour, la part de l'Afrique Subsaharienne repr√©sente une fraction minime des projets d√©velopp√©s dans le cadre de la Convention Cadre des Nations Unies pour le Changement Climatique (CCNUCC), de l‚Äôordre de 1,4% sur un total de 3.700 projets soumis.¬† Le rapport ¬ę¬†Projets √©nerg√©tiques propres pour le d√©veloppement de l‚ÄôAfrique Subsaharienne¬†: R√©v√©ler le potentiel, Eliminer les barri√®res¬†¬Ľ montre qu'il ne doit plus en √™tre ainsi et qu‚Äôil existe un potentiel MDP √©norme, pas encore r√©v√©ler, dans ces pays.

 

Ce rapport constitue une première tentative du genre à inventorier le potentiel des projets d'énergie propre en Afrique subsaharienne qui pourraient bénéficier de l'appui du MDP/Financement Carbone et probablement des nouveaux Fonds d’Investissement Climat, contribuant ainsi à la provision d’une alimentation en énergie suffisante , fiable et a cout raisonnable. Le rapport regroupe des analyses exhaustives réalisées dans 44 pays d'Afrique subsaharienne (anglophones, francophones et lusophones) et répertorie les opportunités de projets d’énergie renouvelable à travers divers secteurs  au niveau de la production, transport et consommation, et d’efficacité énergétique par rapport à la demande dans ces pays. 

 

C’est ainsi que l'équipe d'étude a utilisé le cadre des méthodologies MDP, associé au protocole de Kyoto (plus de 100 méthodologies approuvées), dont plusieurs ont déjà été appliquées avec succès dans des  projets dans d'autres pays en voie de développement. Le rapport a été financé par le Fond Fiduciaire Norvégien pour l’Infrastructure et le Secteur Privé (FTN-ISP) et par le Programme Carbone Finance Assist de la Banque mondiale

 

¬ę¬†Ce rapport montre le potentiel technique √©norme pour des projets d'√©nergie propre en Afrique subsaharienne,¬†¬Ľ affirme l'auteur principal ¬†du rapport Christophe de Gouvello, Sp√©cialiste principal en √©nergie √† la Banque mondiale.¬† ¬ę¬†Si correctement int√©gr√©s √† l'aide sectorielle conventionnelle d√©j√† fournie par les partenaires au d√©veloppement, les instruments internationaux de financement en corr√©lation avec les changements climatiques¬† peuvent relancer le d√©veloppement de l'√©nergie en Afrique.¬†¬Ľ¬†rajoute M. Gouvello.

 

Pour les 44 pays et les 22 technologies traitées dans cette étude, l'équipe a évalué un potentiel technique de plus de 3.200 projets d'énergie à basse émission de carbone, y compris 361 grands programmes (aussi appelés programmes d’activités dans le jargon MDP), constitués chacun de centaines, voire de milliers d'activités individuelles. Si ces projets MDP potentiels étaient entièrement réalisés, ils fourniraient plus de 170 GW de capacité de production d'électricité supplémentaire, soit plus de double de la capacité actuellement installée dans la région.  L'énergie supplémentaire fournie, à la fois électrique et thermique, serait environ égale à quatre fois le volume de la production actuelle  d’énergie commerciale de la région. 

 

‚ÄúMais ceci est √† prendre avec pr√©caution. M√™me si l‚Äôanalyse technique a √©t√© r√©alis√©e, l‚Äôanalyse √©conomique reste √† faire pour chaque projet¬†¬Ľ selon Massamba Thioye, consultant international, Sp√©cialiste principal en √©nergie et environnement, co-auteur du rapport. Des projets similaires r√©alis√©s dans d‚Äôautres r√©gions montrent que souvent la prise en compte des revenus carbone dans le montage financier am√©liore la rentabilit√© √©conomique de ces projets¬†¬Ľ.

 

La réalisation de ces projets correspondrait a l’évitement dans le future des émissions de gaz à effet de serre de l’ordre 740 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an, ce qui est d’ailleurs supérieur à la quantité actuelle des émissions de gaz à effet de serre de la région estimée à 680 millions de tonnes de dioxyde de carbone par an. Deux courbes de couts d'investissement unitaires ont été créées, l’une pour les couts d’investissement requis pour réaliser les réductions de GES et l’autre pour les couts d’investissement requis pour l’augmentation des capacités de production. Une estimation prudente du total des investissements nécessaires pour le potentiel est de l’ordre de 157 milliards de dollars (Si le cout d’investissement des grands projets de récupération des gaz torchés pouvait être calculés, ce chiffre excéderait probablement les 200 milliards de dollars).

 

Le mot cl√© ici est ‚Äúle potentiel‚ÄĚ. Les auteurs r√©v√®lent les barri√®res majeures qui ont limit√© jusqu'√† pr√©sent l‚Äôimplantation de projets MDP en Afrique Sub-saharienne. Parmi ces barri√®res, il est essentiel de combler les lacunes r√©glementaires et logistiques qui emp√™chent les projets d‚Äô√©nergie propre d‚Äôacc√©der au marche √©nerg√©tique¬†; l‚Äôacc√®s au march√© de l‚Äô√©nergie requiert une planification des infrastructures et des politiques pour venir √† bout des goulots d‚Äô√©tranglement logistiques¬†; les informations techniques sur les technologies d‚Äô√©nergie propre confirm√©es doivent √™tre plus amplement diffus√©es¬†; les qualifications locales n√©cessaires pour utiliser les technologies propres d√©j√† disponibles commercialement doivent √™tre d√©velopp√©es¬†; N√©anmoins les financements carbone seuls ne pourront combler le fosse existant en mati√®re de financement d‚Äôinvestissement. Les fonds d‚Äôinvestissement climat sont essentiels.

 

‚ÄúPar ailleurs, le d√©ficit √©nerg√©tique en Afrique Subsaharienne est √©norme‚ÄĚ dit Dana Rysankova, Sp√©cialiste principale en √©nergie au D√©partement R√©gion Afrique de la Banque Mondiale. ¬ę¬†La capacit√© totale de production d‚Äô√©nergie en Afrique Subsaharienne est inf√©rieure de celle de l‚ÄôEspagne. 500 millions de personnes n‚Äôont pas acc√®s a l‚Äô√©lectricit√©. Il est estim√© que les pays africains auront besoin de d√©penser au moins 6% du produit int√©rieur brut dans le secteur de l‚Äô√©nergie, durant les 10 prochaines ann√©es pour pouvoir rattraper leur d√©veloppement √©conomique.

 

Il est donc clair que de nouvelles et conventionnelles technologies doivent √™tre mises en Ňďuvre. Le rapport montre qu‚Äôil serait utile d‚Äôexplorer des technologies propres comme alternatives, mais des difficult√©s restent √† surmonter. Comme les auteurs ont mis en garde, un nombre important de barri√®res doivent d‚Äôabord √™tre √©limin√©es¬†¬Ľ.

 

Le rapport a été rendu public au Forum PanAfricain du carbone, une première sur le continent, qui combine une foire commerciale du carbone, une conférence et un forum de discussion sur les politiques à mener, y compris au sujet du renforcement de capacité des points focaux changement climatique basés au niveau des administrations et des acteurs du marché du carbone en Afrique.

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